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Marlon Modolo Zanotelli prend les rênes de deux étalons de neuf ans, disparition d’un champion du monde et d’autres infos mercato

Remarquable partenaire de Camille Condé Ferreira, Holly Good Dorchival a rejoint Marlon Modolo Zanotelli, tout comme un certain Léopard des Joanins.
Sport samedi 7 novembre 2026 Mélina Massias

Holly Good Dorchival, Léopard des Joanins, Dawson, Lady Concern du Rezidal, Qoffiekoek de Muze, O’Mylottie, Knack de Vains, Jisco du Prieuré ou encore Tullogher Lady Liberty ont trouvé leur nouveau point de chute ! Ces dernières semaines, ces neuf montures ont changé de mains, tandis que Cacharel, charmante partenaire de Joe Stockdhale et médaillée d’argent par équipe aux Mondiaux de Herning en 2022, a officiellement pris sa retraite sportive. Dans le même temps, un certain Don Juan vd Donkhoeve ouvre une nouvelle page de son histoire, en intégrant le catalogue d’étalons du haras Zangersheide. Enfin, Jur Vrieling a annoncé, non sans émotion, la disparition de son cher Bubalu VDL, emporté à vingt-six ans. Récap’.

Après Fusario d’Boissailles, Hermès GEM ou encore High Hopes du Fleuve, voilà que Marlon Modolo Zanotelli a accueilli deux nouvelles montures nées en France. Installé en Belgique, le Brésilien semble avoir la côte auprès des propriétaires tricolores. En effet, l’actuel numéro trente et un mondial a d’ores et déjà fait ses débuts avec le formidable Holly Good Dorchival, un fils de Comme Il Faut et Ever de Turan (Kannan), qui a tutoyé le haut niveau avec Roger-Yves Bost et poursuit désormais sa route sous la selle de Kevin Staut. Initié à la compétition par Thomas Leveque, le puissant bai brun était associé à Camille Condé-Ferreira depuis début 2024. Ensemble, le duo a fait sensation et évolué jusqu’en Grand Prix 4*. Seulement âgé de neuf ans, l’étalon s’était par exemple classé dixième d’une épreuve à 1,50m dans le cadre du CSI 5* du Saut Hermès en mars, et s’était imposé sur la scène nationale jusqu’à 1,45m. Malgré une belle entente et une évolution qui ne semblaient que grandir, l’amazone de vingt-sept ans a dû se résoudre à dire au revoir à son complice. “Il m'est particulièrement difficile d’écrire ces quelques mots. Nous avions pourtant réussi à franchir de nombreuses étapes et, en définitive, j’avais le sentiment que nous étions proches de la vérité. Malheureusement, ma perception de la vérité ne concorde pas avec celle de chacun. Ce n’est pas sans une certaine émotion que je vais te regarder devenir le champion que tu as toujours été sous la selle d’un autre cavalier. Je n’ai aucun doute que tu brilleras comme tu l’as toujours fait… Holly, ton absence laisse un grand vide au sein de l’écurie auprès de toute l’équipe, et ta place dans nos cœurs restera à jamais intacte”, s’est-elle émue dans un message partagé sur les réseaux sociaux, le 12 octobre dernier. Depuis, Holly Good Dorchival a effectué ses premiers pas avec Marlon Modolo Zanotelli. Le néo duo a bouclé trois parcours lors d’un CSI 1* à Opglabbeek fin octobre, jusqu’à 1,30m, hauteur à laquelle il s’est classé troisième après avoir mis une barre à terre lors d’un barrage. 

L'aventure entre Camille Condé Ferreira et Holly Good Dorchival a connu un terme prématuré. © Mélina Massias

Pendant qu’il continue de prendre ses repères avec Holly Good Dorchival dans le cadre du CSI 4* de Maastricht, où tous deux ont signé un parcours à quatre points dans une épreuve à 1,45m samedi 7 novembre, l’Auriverde devrait bientôt faire ses premiers sauts en compétition avec un certain Léopard des Joanins ! Le tout bon complice d’Olivier Perreau a traversé la frontière, pour poursuivre sa route sous de nouvelles couleurs. Pour autant, pas question pour Stéphane Monier de cesser sa collaboration fructueuse avec le médaillé de bronze par équipe des Jeux olympiques de Paris. Ce dernier conserve les rênes de Celeana des Joanins, une jument de huit ans déjà régulièrement classée à 1,45m, ainsi que de Jolicoeur des Joanins, d’un an son cadet, et Kiss Me des Joanins, une monture de six ans en pleine formation. Avec Léopard des Joanins, neuf ans, Olivier Perreau avait évolué jusqu’à 1,55m, se classant notamment quatrième d’une épreuve à barrage à cette hauteur fin août au CSI 4* de Gijon. Depuis, la paire a pris part à la Coupe des nations du CSIO 4* de Rabat, livrant une première copie parfaite avant de lâcher vingt et un points, notamment en raison d’un refus sur la rivière, en seconde manche. Avec la perspective des Jeux olympiques de Los Angeles, le bai brun, fruit du mariage entre L’Arc de Triomphe et une propre sœur du champion olympique What A Quickstar R, alias Big Star, pourrait bien attirer les convoitises dès l’an prochain. À l’élevage, le représentant du stud-book Zangersheide, qui fut formé par Edgar Paillousse, Charles Giraud et Jaime Fernandez avant de passer aux rênes d’Olivier Perreau en 2024, a laissé plusieurs produits à son naisseur.

Léopard des Joanins devrait être monté par Marlon Modolo Zanotelli à l'avenir. © Mélina Massias

Adrienne Sternlicht s’équipe

Début octobre, Alessia Arrigo Zazadze annonçait la commercialisation de son fidèle Selle Français Originel Dawson, qu’elle montait depuis ses débuts internationaux, il y a six ans. Âgé de treize ans, le frère utérin de Gamine d’Oscine, partenaire d’Antoine Ermann jusqu’à 1,45m, avait participé aux Mondiaux d’Aix-la-Chapelle cet été, où il avait déroulé de bons parcours à quatre ou huit points. “Par où commencer ? Ces sept dernières années, ce petit cheval a été mon monde. Nous étions une adolescente et un jeune cheval et avons grandi ensemble, à travers les grandes étapes de la vie et du sport. Dawson était à mes côtés pendant la pandémie, pendant mes études à l’université et l’obtention de mon diplôme, durant mon premier travail, et tout le reste. Il est mon meilleur ami, et la raison qui me pousse à continuer. Dawson a rendu chacun de mes rêves réalité. Nous avons gagné notre premier Grand Prix international, sauté les championnats d’Europe Jeunes Cavaliers, plusieurs Grands Prix 5*, des Coupes des nations Sénior et les championnats du monde cet été. Nous avons voyagé dans dix-huit pays, sur quatre continents et foulé des pistes comme celles d’Aix-la-Chapelle, du Saut Hermès, d’Hickstead, Doha, Wellington et Genève. Dawson est un poney un peu enrobé et très gâté, mais son cœur et son talent sont inégalables. Avec lui, j’avais l’impression de pouvoir accomplir n’importe quoi. Aucun obstacle n’était trop haut, aucun parcours n’était trop difficile. Il m’a donné de la confiance, mais m’a aussi prouvé son amour et sa confiance inconditionnels. Dawson, je ne sais pas à quoi ressemble la vie sans toi et mon cœur me fait mal à l’idée de te dire au revoir. Je sais que tu seras aimé et chéri dans ta nouvelle maison. J’ai hâte de te voir briller au plus haut niveau avec ta nouvelle cavalière”, a écrit la Turque sur Instagram. S’il n’a encore jamais enregistré le moindre résultat majeur, le fils de Diamant de Semilly et petit-fils de Dollar dela Pierre est décrit par beaucoup comme un cheval à très haut potentiel. Et visiblement, Adrienne Sternlicht est du même avis. D’après les données de la Fédération équestre américaine, l’amazone états-unienne est la nouvelle propriétaire du hongre de treize ans, via la société Starlight Farms LLC. Il faut dire qu’avec les Jeux olympiques en ligne de mire, les cavaliers de la bannière étoilée ne cessent de s’équiper, à l’instar de Paris Sellon ou encore McKayla Langmeier. Pour Adrienne Sternlicht, championne du monde par équipe en 2018 à Tryon et onzième en individuel avec sa merveilleuse Cristalline, cette arrivée constitue une nouvelle de taille. Plutôt discrète à haut niveau, la trois centième mondiale est toutefois toujours dans le coup, notamment grâce à Origa v/h Zuid-Pajottenland, qui lui a permis de remporter un Grand Prix 5* à Ottawa en août 2025, ou encore Faquitol-S, lauréat de l’épreuve reine d’un CSI 4* un an plus tard, sur la même piste. Reste désormais à savoir quelles seront ses ambitions avec son nouveau complice. 

Adrienne Sternlicht s'est offert Dawson, vu aux Mondiaux d'Aix-la-Chapelle cet été. © Sportfot



Géraldine Straumann renforce encore son effectif

Comme Qonquest de Rigo, qui a fait des débuts balbutiants sous sa selle fin septembre à Opglabbeek puis fin octobre à Oliva, Lady Concern du Rezidal a intégré les écuries de Géraldine Straumann. Au départ des championnats d’Europe de La Corogne aux rênes de Long John Silver 3, qui n’a plus mis un sabot sur une piste internationale depuis, en 2025, la Suissesse est à la tête d’un piquet qui en ferait baver plus d’un. Outre son convalescent gris et l’ancien crack de Bertram Allen, elle peut aussi s’appuyer sur le talent d’HHS Cornetta, Melusina BVL, Be Golden Lynx, révélé en grande pompe par Georgia Tame sur la piste d’Aix-la-Chapelle en 2025, du revenant Unbelievable, en lequel Andreas Schou voyait un potentiel candidat pour les Jeux olympiques de Paris et qui a dû observer une très longue pause après des coliques, et désormais de Lady Concern du Rezidal. Âgée de neuf ans, la SBS ne manque pas de qualités. Sous la selle de Philipp Weishaupt, son ancien pilote, la fille d’Emerald van’t Ruytershof dont la quatrième mère a donné un certain Winston, alias Big Ben, indissociable partenaire de Ian Millar et double vainqueur de la finale de la Coupe du monde, s’était notamment imposée dans un Grand Prix 4* fin mai et avait disputé la Coupe des nations du CSIO 5* d’Hickstead en juillet (0+4). Selon une rumeur, rapportée par Dani G. Waldman sur les réseaux sociaux de Horse Network, où elle partage régulièrement ses analyses percutantes, la prometteuse bai brune aurait été cédée pour une somme à huit chiffres. Pour ses débuts avec Géraldine Straumann, très discrète cette saison en compétition, Lady Concern du Rezidal a bouclé deux parcours parfaits, à 1,35 puis 1,40m à Oliva. 

La prometteuse Lady Concern du Rezidal défend désormais les couleurs de la Suisse. © Sportfot

Deux jeunes chevaux pour les écuries Karlswood

Présent à Vejer de la Frontera depuis la fin du mois d’octobre, Cian O’Connor en profite pour tester deux jeunes chevaux fraîchement acquis. La première a directement mis ses qualités en exergue sous sa propre selle. Il s’agit d’O’Mylottie, onzième des Mondiaux des chevaux de sept ans en septembre à Lanaken avec la Norvégienne Oda Charlotte Lyngvaer. Fille de Cape Coral RBF, la baie a été élevée par Myriam Hechme, qui a un temps été sa cavalière et en était toujours propriétaire jusqu’alors. Élève d’Oda Charlotte Lyngvaer, la Libanaise a finalement laissé filer sa pépite. Avec son nouveau cavalier, celle qui est désormais la propriété de la société WOW Trading selon les données de la Fédération équestre internationale (FEI), a d’emblée signé deux sans-faute à 1,35m. 

Cian O'Connor a pris les rênes d'O'Mylottie, une jument de sept ans qui ne manque pas de ressort. © Sportfot

La deuxième recrue à avoir fait son apparition sous les couleurs des écuries Karlswood ces dernières semaines se nomme Knack de Vains. Le hongre de six ans, dont la quatrième mère n’est autre que Fanny du Mûrier, formait un couple particulièrement attachant avec Léa Laurencin, qui assurait sa formation depuis 2024. Pas loin d’avoir été irréprochable à quatre, cinq et six ans, l’alezan par Armitages Boy avait été sacré vice-champion de France des hongres l’an dernier, et avait de nouveau fait bonne figure cette année à six ans, en étant seulement piégé par la rivière en finale ! Également au départ des Mondiaux de Lanaken à cinq ans, le petit-fils de Mylord Carthago a été confié à Francis Derwin, l’un des bras droits de Cian O’Connor, pour poursuivre son éclosion. À Vejer de la Frontera, tous deux ont enregistré un clear round à 1,30m, le 31 octobre. 

Le bondissant Knack de Vains a fait ses débuts avec Francis Derwin. © Mélina Massias

Marc Houtzager mise aussi sur un Selle Français

L’élevage hexagonal a décidément le vent en poupe. Après Holly Good Dorchival, Léopard des Joanins, Dawson et Knack de Vains, un autre cheval né en France s’envole pour de nouvelles aventures. Fin octobre, du côté d’Oliva, Marc Houtzager est apparu aux commandes du tout bon Jisco du Prieuré, formé par Jeroen Zwartjes de ses quatre à sept ans. Huitième des hongres de six ans en 2025 à Fontainebleau, l’alezan par Diamant de Semilly et d’une mère par Galoubet A a confirmé sa régularité en signant une bonne saison cette année, à sept ans. Dans le Top 30 de sa génération en septembre dernier sur l’herbe du Grand Parquet, celui qui a été élevé par Philippe Lefoulon a fait ses débuts sous la bannière néerlandaise. Après deux sans-faute aux obstacles à 1,30 et 1,35m, Jisco du Prieuré a concédé dix-sept points, dont treize pour temps dépassé, à 1,35m. 

Jisco du Prieuré, ici à cinq ans, a quitté la France pour les Pays-Bas. © Mélina Massias

Oda Charlotte Lyngvaer prend les rênes d’une ancienne complice de son amie et voisine Janika Sprunger

Un temps associée à Janika Sprunger, Tullogher Lady Liberty est récemment passée sous la selle d’Oda Charlotte Lyngvaer. Si les deux amazones sont voisines et amies dans la vie, la jument ISH de onze ans, vue jusqu’à 1,60m il y a deux ans, n’est pas passée directement du piquet de la Suissesse à celui de la Norvégienne. Après avoir montré de bonnes choses à neuf ans, la fille d’Indoctro a rejoint la Suédoise Marta Elander Wisten, avec laquelle elle a concouru jusqu’à 1,45m, en septembre 2025. Très bien née, puisque sa quatrième mère, une certaine Verboise, est à l’origine de Papillon Rouge, la baie a concédé quatre points lors de ses deux premières épreuves à 1,45m avec sa nouvelle cavalière. Pour cette dernière, son arrivée est très positive, puisque sa crack Carabella vd Neyen, qui lui a permis de se révéler l’hiver dernier et de disputer la finale de la Coupe du monde de Fort Worth au printemps, est absente des terrains de compétition depuis juin pour soigner une blessure mineure et que Leonardo Da Vinci J.P.P a traversé l’Atlantique il y a quelques semaines. Oda Charlotte Lyngvear pourra donc sans doute trouver un peu de réconfort après ces nouvelles, et le départ d’O’Mylottie, auprès de sa nouvelle complice.

Tullogher Lady Liberty est désormais associée à Oda Charlotte Lyngvaer. © Sportfot

Qoffiekoek de Muze, d’un Belge à un autre

Seppe Wouters connaît définitivement la rançon du succès. À tout juste dix-huit ans, le Belge crève l’écran… mais voit ses meilleurs chevaux quitter sa selle les uns après les autres. Après avoir rendu les rênes de Quito de Mariposa à Jérôme Guéry, qui a également récupéré le crack Candy Prince de Leonte pour une série de compétition à Oliva, le jeune homme a dû dire au revoir à Qoffiekoek de Muze, quelques jours après l’avoir mené à la cinquième place dans le Grand Prix 4* de Liège. Formé en Slovaquie, notamment par Martin Jun. Bulik, avant de retrouver ses terres belges natales en 2023, Qoffiekoek de Muze a connu une très belle progression avec Seppe Wouters. À dix ans, le fils de Mosito vh Hellehof frappe à la porte du très haut niveau. Outre son excellent classement dans ce qui était son tout premier Grand Prix 4*, le frère utérin de Global, Fantomas de Muze, Igor de Muze, Jorden vd Kruishoeve, alias Brooklyn Heights, Lector vd Bisschop, Malissa de Muze ou encore Lord de Muze, et oncle d’Odense Odeveld s’était aussi hissé au sixième rang d’un Grand Prix 3* à 1,55m à Opglabbeek en septembre. Une montée en puissance d’autant plus impressionnante que l’étalon n’a pas disputé la moindre épreuve internationale entre février et juillet cette saison. Selon plusieurs médias belges, dont Equnews et Horseman, Qoffiekoek de Muze aurait rejoint les écuries Euro Horse de la famille Verlooy. 

Alors qu'ils venaient d'enregistrer leur meilleur résultat, Seppe Wouters et Qoffiekoek de Muze prennent des chemins différents. © Sportfot



Bonne retraite, Cacharel

Un retour improbable, marqué par sa plus belle victoire solo, et désormais, une retraite sportive bien méritée. L’attachante Cacharel aura marqué durablement l’aventure de Joseph Stockdale au plus haut niveau. Avec l’annonce de la fin de carrière de la baie de quinze ans, repérée et formée en partie par son père, le regretté Tim Stockdale, une page se ferme pour Joe. “Bonne retraite, Cash. Il y a tant de choses pour lesquelles te remercier”, a écrit le Britannique en légende d’une vidéo retraçant le parcours de cette envoûtante baie. “Elle a joué un rôle majeur dans ma carrière et m’a offert certains de mes plus beaux souvenirs au cours de notre aventure.” Avant de remporter le Grand Prix 4* d’Arezzo au printemps, la fille de Cachas, née sous le nom de Reina chez Helmüt Bohm, en Allemagne, avait contribué à la médaille de bronze et la qualification olympique de l’Union Jack lors des championnats du monde de Herning. Un an plus tôt, elle avait également disputé les championnats d’Europe de Riesenbeck. Après sa percée au plus haut niveau, la Holsteiner avait enchaîné les pépins de santé, restant éloignée des pistes de compétition entre octobre 2024 et novembre 2025, puis de nouveau jusqu’en mars 2026. Comme il l’avait toujours dit et souhaité, Joe Stockdale n’a pas poussé sa précieuse complice, qui a bouclé son ultime parcours mondial en juillet, lors du CSI 4* de Chantilly Classic, sur des barres à 1,50m. Représentante de la Stamm 5951 du Holstein, la petite-fille de Quinar est déjà la mère d’une jument, Z7 Cassandreia (Z7*Ipswich van de Wolfsakker), née en 2024. Reste désormais à savoir si la reproduction sera un pan important de sa nouvelle vie, ou si elle profitera plutôt pleinement de son quotidien, sans contrainte.

Après un retour inespéré au sommet de son art en début d'année, Cacharel quitte définitivement les pistes de compétition. © Sharon Vandeput / Hippo Foto

Adieu, Bubalu VDL

Sacré champion du monde par équipe lors des Jeux équestres mondiaux de Caen, Bubalu VDL s’est éteint à vingt-six ans. Le bai brun, issu d’une très bonne génétique, aura permis à Jur Vrieling de se frayer une place durable au plus haut niveau. Le Néerlandais a lui-même pris la parole pour annoncer la nouvelle, vendredi 6 novembre. “Ce soir, une étoile très spéciale brille plus fort que les autres dans le ciel. Trouver les bons mots pour dire au revoir à un cheval qui a occupé une place si importante dans ma vie est incroyablement difficile”, a-t-il introduit. “Cher Bubalu, tu as été bien plus qu’un cheval pour moi. Tu étais mon partenaire, mon coéquipier, mon ami et le cheval d’une vie. Ensemble, nous avons partagé certains des moments les plus mémorables de ma carrière, connu les plus hauts sommets et bâti des souvenirs que je garderai dans mon cœur pour toujours. De notre médaille d’or par équipe aux Jeux olympiques de Londres en 2012 jusqu’au titre collectif de champions du monde à Caen en 2014, nous avons accompli des rêves qui, autrefois, semblaient impossibles. Mais au-delà des médailles, des titres et des victoires, ce dont je me souviendrais avant toute chose, c’est de toi. Ton cœur, ta personnalité, ton esprit de combattant, et la confiance que nous avons partagée. Tu m’as tout donné, et j’espère en avoir autant en retour. Après une carrière sportive exceptionnelle, tu as profité d’une retraite bien méritée, laissant derrière toi un héritage à travers tes poulains et les générations futures. Je me sens immensément chanceux d’avoir partagé cette aventure avec toi. Merci pour chaque moment, chaque victoire, chaque leçon et d’avoir été le cheval que tu étais. Certains chevaux entrent dans nos vies et laissent une empreinte sur nos cœurs pour toujours. Tu en feras toujours partie. Galope librement, mon ami. On ne t’oubliera jamais. Pour toujours mon champion, pour toujours mon Bubalu.” Après avoir effectué ses débuts internationaux aux côtés du Colombien Ricardo Alberto Villa, le fils de Baloubet du Rouet et petit-fils de Nimmerdor a croisé la route de Jur Vrieling en 2010. Outre ses résultats en championnats, le couple s’est distingué en Coupes des nations, s’est offert deux Grands Prix 3*, à Drammen en 2012 puis à Treffen en 2014, et s’est classé dans les épreuves reines des CSIO 5* de Rotterdam et Rome, CSI 5* de Valkenswaard et CSI 5*-W de Bois-le-Duc et Göteborg. À l’élevage, les meilleurs représentants de Bubalu, qui avait effectué sa dernière sortie en 2014 à Genève, se nomment Icoon VDL, alias Rock of Cashel, brillant complice d’Hessel Hoekstra, neuf et troisième des Grands Prix des CSIO 5* de Rotterdam et Falsterbo à neuf ans, réserviste des Mondiaux de Herning en 2022 puis vendu aux écuries Karlswood et de retour à la compétition sous selle italienne depuis le début de l’année après plus de deux ans d’absence, Hulahupe JR, très compétitif jusqu’à 1,50m avec Joe Whitaker, I Will Be Famous, au départ des Mondiaux d’Aix-la-Chapelle avec l’Autrichienne Bianca Babanitz l’été dernier, ou encore VDL Kelton, classé à 1,60m avec Annelies Vorsselmans. Selon les données d’Horsetelex, Bubalu VDL compte moins de trois-cents produits.

À vingt-six ans, Bubalu VDL a rejoint les étoiles. © Leanjo de Koster / Hippo Foto

Le haras Zangersheide étoffe son catalogue d’une recrue olympique

Alors que la saison de monte 2026 s’est achevée il y a seulement quelques semaines, les étalonniers sont déjà sur tous les fronts. Et le haras Zangersheide a frappé le premier ! En 2027, et pour la première fois, les éleveurs pourront utiliser la semence de Don Juan van de Donkhoeve ! Médaillé d’argent par équipe aux Jeux olympiques de Tokyo en 2021, le bai soufflera sa dix-huitième bougie au printemps prochain et va profiter d’un hiver loin des pistes internationales, sa cavalière, Jessica Springsteen, qui attend un heureux événement avec Nicola Philippaerts, étant en congé maternité jusqu’au 16 février. Gagnant du Grand Prix 5* de Londres en 2023, brillant à Rome, Paris, Wellington, Vérone ou encore Valkenswaard, où il se classait encore cinquième d’un Grand Prix 4* en juillet, lors de sa dernière apparition internationale en date, le sublime bai va mettre à disposition sa génétique d’exception. Issu de l’excellente souche de Gustaaf Quintelier, le magnifique SBS est un fils de Bamako de Muze, dont la production n’est plus à présenter, et un petit-fils du très recherché Heartbreaker. Sa grand-mère, Utopia vd Donkhoeve, a évolué au plus haut niveau, avec Koen Vereecke et Pieter Devos, et s’est révélée être une excellente génitrice. Elle a ainsi donné quatre produits directs ayant évolué à 1,45m et plus, dont les jeunes Soprano (Nic Nac Quality) et Stretto vd Donkhoeve (Chaiton F), huit ans, mais aussi Forsythia vd Donkhoeve (Vancouver d’Auvray), devenue la mère de Jezebeau BC, le cheval de tête de Thomas Ryan, et Fuchsia vd Donkhoeve (Malito de Rêve), à l’origine d’un certain Novio vd Donkhoeve, alias Sherlock, gagnant en Grand Prix 5* avec Harry Charles. Utopia vd Donkhoeve est également la tante de Belano vd Wijnhoeve, qui avait permis à Mariano Martinez Bastida de se faire un nom au plus haut niveau et de disputer la finale de la Coupe du monde en 2024, un an après avoir participé aux championnats d’Europe de Milan, et surtout la troisième mère de stratosphérique Impress-K van’t Kattenheye, le double médaillé d’argent des derniers championnats du monde d’Aix-la-Chapelle de Thibeau Spits ! Pour les plus pressés, Don Juan vd Donkhoeve est d’ores et déjà disponible, en OPU/ICSI.

Don Juan vd Donkhoeve va enfin ouvrir son chapitre de reproducteur ! © Dirk Caremans / Hippo Foto

L’avenir de United Touch S en suspend

Alors que la rumeur enflait sur la planète cheval, Richard Vogel a annoncé, le 27 octobre, que son crackissime United Touch S, champion d’Europe en titre, traversait une période difficile. “United est actuellement sous observation vétérinaire, après avoir contracté une infection nécessitant un traitement continu et une surveillance rapprochée. Il reçoit les meilleurs soins et nous travaillons étroitement avec notre équipe vétérinaire pour favoriser son rétablissement de toutes les manières possibles. Il est pour l’instant trop tôt pour déterminer la chronologie de sa guérison. La santé et le bien-être de United sont et resteront notre priorité absolue. Nous savons à quel point il compte pour de nombreuses personnes à travers le monde, et nous sommes très reconnaissants de l’inquiétude, du soutien et de la compréhension qu’il suscite”, a fait savoir le numéro un mondial sur ses réseaux sociaux. Questionné quelques jours plus tard, lors de la conférence de presse de l’étape de la Coupe du monde de Lyon, l’Allemand a apporté des précisions sur la situation : “Je suis heureux de pouvoir dire qu’il va un peu mieux chaque jour, même si l’on parle de très petits progrès. Il est stable et se sent bien mentalement. Lorsqu’il voit quelqu’un passer devant son box, il joue et rue. Felicia (Wallin, sa fidèle groom, qui lui dédie tout son temps, ndlr), est à ses côtés en permanence et constitue un très bon soutien émotionnel pour lui. Il va avoir besoin de temps, mais nous serons ravis de lui en donner autant que nécessaire afin qu’il se rétablisse du mieux possible.” Gagnant de quelques-uns des plus beaux Grands Prix de la planète, notamment ceux d’Aix-la-Chapelle, Bois-le-Duc, Genève, Stuttgart, Lyon et Bâle, l’étalon de quatorze ans reçoit les bonnes ondes de ses milliers de fans, qui espèrent le voir de retour sur pieds dès que possible. Aucune précision n’a été donnée sur l’origine et la nature de son infection.

La semaine dernière, à Lyon, Richard Vogel a donné des nouvelles encourageantes de son OVNI United Touch S. © Mélina Massias

Photo à la Une : Remarquable partenaire de Camille Condé Ferreira, Holly Good Dorchival a rejoint Marlon Modolo Zanotelli, tout comme un certain Léopard des Joanins. © Mélina Massias