Adieu Untouchable M, quatre retours 5*, des retraites et d’autres infos mercato alléchantes
Pour Marlon Modolo Zanotelli, les bonnes nouvelles s’enchaînent, avec la reprise de deux chevaux de Grand Prix 5* après deux et un ans d’absence. Laura Kraut et Henrik von Eckermann peuvent aussi avoir le sourire avec les retours de Baloutinue et O’Neil van’t Eigenlo, alias Minute Man, tous deux classés au plus haut niveau. Pendant qu’Urdy d’Astrée, Coronado et Black’n Roll, les complices de Pierre-Marie Friant, Nayel Nassar et Baptiste Eichner prenaient leurs retraites, Anastasia Nielsen, Mégane Moissonnier, François-Xavier Boudant et Kevin Staut accueillaient, eux, des montures particulièrement intéressantes. De son côté, le haras du Géry a été endeuillé par la mort d’un étalon discret mais de qualité : Untouchable M. Récap’.
Quelques jours après Uriko, un autre étalon a poussé son dernier souffle. Vendredi 29 mai, le haras du Géry a, en effet, annoncé la disparition d’Untouchable M. Le fils de Quick Star et petit-fils de Corrado I a évolué jusqu’à 1,45m sous la selle de son propriétaire, Joy A. Najem, et signé des sans-faute jusqu’à 1,55m avec Olivier Guillon, mais s’est surtout distingué à l’élevage. Parmi sa production, trente-trois de ses descendants ont sauté 1,45m et plus et vingt-huit ont obtenu un ISO supérieur à 140 en France. Parmi ses meilleurs produits, figurent, en tête de liste, le regretté Cicave du Talus*GFE, dont les rares héritiers se montrent aussi intéressants, mais également Dorado de Riverland, révélé par Robin Le Squerren, classé à 1,55m avec Nayel Nassar et depuis peu associé à Lily Epstein. Untouchable M était aussi le père de la compétitive Big Star des Forêts, mais aussi du champion de France des six ans en 2024, Invincible de Riverland. “C'est avec beaucoup d’émotion que nous vous annonçons la disparition d’Untouchable M à l'âge de vingt-cinq ans. Ce fils de Quick Star a été finaliste du championnat de France des jeunes chevaux de quatre à sept ans avant de performer jusqu’en CSI 3* sous la selle d’Olivier Guillon et de Joy Najem. À partir de 2020, il s’est entièrement consacré à la reproduction. En tant qu’étalon, Untouchable M a engendré bon nombre de performers internationaux [...] et s’est classé sixième meilleur père de jeunes chevaux en concours complet en 2024, avec notamment Iliade de Kerser, sacrée championne de France des six ans avec Thomas Carlile. Au-delà de ses qualités de compétiteur, qu’il transmettait à ses produits, il était surtout doté d’une gentillesse rare qui le rendait très attachant”, s’est émue l’équipe du haras du Géry. “Nous tenons à remercier Joy Najem, qui nous confiait Untouchable M depuis trois ans et remercions tous les éleveurs de lui avoir fait confiance. Nous leur souhaitons beaucoup de réussite avec ses produits.”
Après deux ans d’absence, Like A Diamond van het Schaeck a repris du service
Disparue des radars depuis deux ans, Like A Diamond van het Schaeck a fait son grand retour international en avril ! En toute discrétion, l’ancienne crack de Marlon Modolo Zanotelli est apparue pour la première fois depuis avril 2024 sur un CSI, à Opglabbeek, en Belgique. Engagée sous la selle du Brésilien Bruno Martins Costa, bras droit de l’actuel soixante-quinzième mondial, la fille de Diamant de Semilly a disputé deux épreuves à 1,30m, bouclée sans-faute, avant d’échapper quatre points sur un parcours à 1,35m. Cette semaine, la BWP, désormais âgée de quinze ans, poursuit sa montée en puissance à l’occasion du CSI 2* tenu à Gassin, dans le Sud de la France. Après une faute jeudi à 1,35m, elle a rectifié le tir vendredi, sur des barres hissées à la même hauteur. Bouillonnante et brillante, Like A Diamond vh Schaeck s’est imposée jusqu’à 1,60m durant les plus belles heures de sa carrière. Elle avait notamment triomphé dans le Grand Prix du Longines Paris Eiffel en 2022, après s’être classée deuxième d’une compétition de même niveau à Samorin un an plus tôt et troisième à Rome quelques mois après son plus beau triomphe. La baie avait aussi pris le départ des championnats du monde de Herning, en 2022, dont elle avait occupé la vingt-septième place du classement final individuel. En 2023, Like A Diamond vh Schaeck, issue d’une génétique éprouvée, soeur utérine du prometteur étalon Excelior Optimus (Ermitage Kalone) et mère d’un autre reproducteur, Parfait van het Schaeck (Comme Il Faut), vu jusqu’à 1,50m, avait un temps évolué aux rênes de sa propriétaire, Ingrid Gjelsten, sans grand succès.
La bouillonnante Like A Diamond vh Schaeck reprend du service après deux ans d'absence. © Agence Ecary
Les bonnes nouvelles s’enchaînent pour Marlon Modolo Zanotelli !
Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, Marlon Modolo Zanotelli a aussi récemment enregistré le retour du fabuleux Ilex ! Partenaire olympique de McLain Ward, l’immense bai, qui avait fait sensation lors des saisons 2024 et 2025, avait intégré les écuries belges de l’Auriverde l’été dernier, ses propriétaires souhaitant le voir concourir sous les couleurs brésiliennes. En juillet, le duo avait fait connaissance lors d’épreuves intermédiaires, et s’était même imposé dans un Grand Prix 2* à Kronenberg, avant de signer sa dernière sortie début août, à Opglabbeek. Depuis, le fils de l’excellent Bears, alias Baltic VDL, était sagement resté chez lui. Marlon Modolo Zanotelli a finalement profité du CSI 4* de Mâcon Chaîntré pour relancer le hongre KWPN de treize ans. Sur deux parcours, côtés à 1,40 et 1,45m, tous deux n’ont été piégés que par le temps. De bon augure pour la suite, d’autant qu’Ilex ne ferait pas tâche sur la piste d’Aix-la-Chapelle, cet été, pour les championnats du monde. Bien au contraire, même, puisqu’il y a déjà brillé, terminant deuxième du Grand Prix Rolex en 2024 avec McLain Ward ! Mais le timing sera serré et le choix serait certainement osé de confronter un couple aussi jeune dans sa construction en piste à une telle échéance… Cela étant, rien ne semble impossible pour le Brésilien, particulièrement talentueux et réfléchi. Affaire à suivre, donc !
Baloutinue is back
Cette nouvelle fait le bonheur de Laura Kraut : Baloutinue est de retour. À seize ans, son fidèle et génial bai a sauté quatre épreuves en mai : deux au CSI 2* de Kronenberg et deux au CSI 5* de Windsor, sans concéder la moindre faute jusqu’à 1,50m. Depuis sa deuxième place dans le Grand Prix Rolex d’Aix-la-Chapelle, en juillet 2025, le hongre s’était fait discret, si bien qu’il n’avait plus foulé une piste de compétition internationale dans ce laps de temps long de dix mois. Talentueux et pétillant, le fils du Balou du Rouet s’est construit un palmarès de premier plan avec son amazone américaine, qui le monte depuis le printemps 2021. Titulaire de plus d’1,4 million d’euros de gains en carrière, l’ancien partenaire d’Adam Prudent a brillé dans quelques-uns des plus beaux Grands Prix du monde, à l’image de ceux de Genève, Mexico, Rome, Windsor, Madrid, Ocala, Thermal, Wellington, Rotterdam ou encore Bois-le-Duc. Huitième des Jeux olympiques de Paris et au départ de ceux de Tokyo trois ans plus tôt, Baloutinue retrouvera-t-il son meilleur niveau, lui qui avait déjà subi un coup d’arrêt pour une blessure un peu plus tôt dans sa carrière ? Cela semble en tout cas bien parti puisqu’il est engagé dans le Grand Prix du CSIO 5* de Rome, dimanche 31 mai !

Laura Kraut et Baloutinue sont de retour sur le devant de la scène après dix mois d'abscence. © Sportfot
Henrik von Eckermann retrouve O’Neil van’t Eigenlo
King Edward Ress, Iliana, Qastaar Castanoo, alias Steely Dan, et désormais O’Neil van’t Eigenlo, alias Minute Man. En l’espace de quelques semaines, Henrik von Eckermann a retrouvé une multitude d’options pour affronter le très haut niveau au sein de son piquet. Alors que la relève est en marche pour le Suédois, ses anciennes gloires, dont certaines sont encore en pleine fleur de l’âge, viennent densifier ses rangs. Ainsi, O’Neil van’t Eigenlo, qui s’était éclipsé après sa treizième place dans le Grand Prix Rolex de Falsterbo, après avoir longtemps tenu la corde auprès de son cavalier pour une participation aux Européens de La Corogne, dont il n’a finalement pas pris le départ, est réapparu en compétition cette semaine, du côté de Kessel, aux Pays-Bas. Là-bas, le fils de Vigo d’Arsouilles et petit-fils de Montender a déroulé un clear round, seulement entaché d’un point de temps, dans une épreuve à 1,40m. Longtemps associé à Willem Greve, l’étalon de douze ans avait intégré les écuries Cyor en septembre 2024. En moins d’un an, le BWP et son cavalier se sont hissés sur le devant de la scène, soufflant parfois le chaud et le froid. Parmi leurs meilleures performances, citons leur double zéro dans la Coupe des nations du CSIO 5* de Falsterbo, leur huitième place dans le Grand Prix Rolex de La Baule ou encore leur neuvième dans le temps fort du CSI 5* de Fontainebleau. Parfois atypique dans sa manière, Minute Man avait toutefois laissé entrevoir un vrai potentiel, qu’il devra désormais confirmer, une fois de retour à son meilleur niveau.
Urdy d’Astrée, Coronado et Black’n Roll prennent leur retraite
Les complices de Pierre-Marie Friant, Nayel Nassar et Baptiste Eichner en ont terminé avec le sport. En effet, Urdy d’Astrée, Charlie Grey, alias Coronado, et Black’n Roll ne fouleront plus les terrains de compétition. Le premier, âgé de dix-huit ans, a été le plus fidèle complice de son cavalier. En treize ans d’aventures communes, l’alezan et Pierre-Marie Friant en ont vécu, des beaux moments ! Initié à la compétition par son naisseur, Fabien Bachellereau, Urdy d’Astrée a rejoint son cavalier à cinq ans, en 2013. Au fil des années, le fils de Bouffon du Mûrier et Quatchina d’Astrée, une descendante de Pamphile… et d’une mère aux origines inconnues, a gravi les marches du haut niveau, jusqu’à porter les couleurs de l’équipe de France sur les plus belles pistes du monde. Parmi ses plus grands faits d’arme, le public se souviendra de sa venue à Aix-la-Chapelle, en 2022, avec deux parcours à quatre points dans la toujours très difficile Coupe des nations, mais aussi de sa troisième place ex aequo dans le Grand Prix de La Baule quelques semaines plus tôt. Également gagnant en Grand Prix 4*, le protégé de Jean Guillaume aura fait vibrer tout son entourage jusqu’au 5 avril dernier, date de sa dernière apparition en compétition. Encore gagnant à 1,45m en fin d’année dernière, et classé en Grand Prix 2* en début de saison, le Selle Français Originel va désormais profiter d’une retraite bien méritée. “Une très grande page se tourne avec l’arrivée de ta retraite sportive. Dix-huit printemps dont treize années de vie commune, ça marque forcément… et encore plus quand elles ont été remplies d’autant d’émotions et de joies. Après ton titre de champion de France à six ans, s’en est suivie une longue liste de performances [...], mais au-delà des résultats, tu resteras surtout un cheval à part. Guerrier talentueux en piste, débordant d’énergie, mais tellement gentil et attachant au quotidien. Je pense que toutes les personnes qui ont eu la chance de te côtoyer garderont un souvenir particulier de toi. Cette aventure n’aurait jamais été aussi belle sans tes propriétaires, Jean et Christine, qui nous ont accompagnés du début à la fin avec confiance et passion. Je ne les remercierai jamais assez d’avoir rendu tout cela possible”, a salué, non sans émotion, le discret et sympathique Pierre-Marie Friant. “Ta réussite n’aurait pas non plus été possible sans toutes les personnes qui ont pris soin de toi : vétérinaires, maréchaux et grooms. Enfin, une pensée chaleureuse pour les éleveurs d’Urdy, Nadia et Fabien Bachellereau, qui ont vu naître ce champion et sans qui cette histoire n’aurait jamais existé. Finalement, le plus beau aujourd’hui est sans doute de continuer à te voir chaque jour, profiter de l’herbe, de la tranquillité et d’un repos amplement mérité. Merci pour tout mon champion.”
Charlie Grey, alias Coronado, quant à lui, a aussi évolué au plus haut niveau. Sous les couleurs égyptiennes de Nayel Nassar, le charismatique gris, fruit du croisement entre Cassini I et une fille d’Acord II, a gagné jusqu’en Grand Prix 5*. Entre ses débuts internationaux en 2015, sous la selle de Rodrigo Pessoa, et sa dernière apparition, en mars 2026 aux côtés de Philipp McGuane, fidèle soldat de Nayel Nassar, le hongre a empoché treize épreuves internationales. Parfaitement dressé et à l’écoute de son cavalier, Coronado avait pris un peu de recul depuis 2023, date de sa dernière sortie à 1,60m. Il tire sa révérence à dix-sept ans. “Merci, Coronado”, ont écrit les équipes des écuries Evergate à l’annonce de la nouvelle, officialisée le 20 mai. “Des victoires inoubliables sur certains des terrains les plus prestigieux au monde aux innombrables moments de génie dont il a fait preuve en piste, Coronado a été un partenaire extraordinaire et une force incontestable. Adorable aux écuries, mais véritable guerrier sur les terrains de compétition, Coronado incarnait le cheval de sport moderne grâce à son talent, sa régularité et sa présence exceptionnelle en piste. Avec Nayel, il a remporté des victoires majeures en Amérique du Nord et en Europe, avec en point d’orgue une saison exceptionnelle en 2023, au cours de laquelle il a décroché trois Grands Prix, dont la prestigieuse Coupe de la Reine Elizabeth II au CSI 5* ATCO de Spruce Meadows. Merci pour les souvenirs, les victoires et la joie que tu as apportés à notre équipe, ainsi qu’à tous ceux qui ont eu le privilège de travailler avec toi ou de te voir concourir. Profite de chaque instant de ta retraite bien méritée, Coronado. Tu es tout pour nous !”
Quant à Black’n Roll, il laisse un grand vide dans l’écurie de son cavalier, Baptiste Eichner. Avec son fils de la compétitive Rubelia, le Tricolore a participé à trois championnats d’Europe, en Junior et Jeune Cavalier, décrochant une médaille d’argent collective en 2024. Vu jusqu’à 1,55m sur la scène internationale, le duo s’est classé à 1,50m et a participé aux épreuves intermédiaires du CSI 5*-W de Lyon, en 2024 et 2025. Formé par Romain Bourdoncle et Axelle Lagoubie, qui avait contribué à révéler sa mère avant lui, le fils de Rock’n Roll Semilly tire un trait sur sa vie sportive à quinze ans. “Le cheval d’une vie. Je n’ai pas envie de retracer nos six dernières années ensemble, simplement de remercier l’incroyable partenaire que tu as été tout au long de cette aventure”, s’est ému le jeune Baptiste Eichner. “Tu as réalisé tout ce que, dans ma vie, je pensais impossible. Tu m’as tout donné et tu ne m’as jamais déçu. Tu auras été mon premier cheval, et je ne remercierai jamais assez les personnes qui m’ont permis de croiser ton chemin. En six ans, j’ai eu la chance de rencontrer beaucoup d’autres chevaux talentueux, mais comme un symbole, dans cette période plus compliquée de ma carrière où il ne me reste plus qu’un seul cheval dans les boxes… c’est encore toi. Tu as été le premier à arriver, mais surtout le dernier à partir. Après tout ce que tu as donné, tu mérites maintenant de profiter, à quinze ans, d’une belle et heureuse vie au pré. Merci pour tout mon cheval. Merci pour tout Black’n Roll. Merci pour tout Blacky. Merci pour tout mon ami !” Encore gagnant d’un Grand Prix Pro 1 à 1,45m en avril à Cluny, le bai brun aura effectué son ultime sortie un mois plus tard, à l’occasion du CSI 2* de Bourg-en-Bresse.
Mégane Moissonnier enrôle une partenaire de Max Kühner
Mi-mai, sur les pistes nationales de Chazey-sur-Ain, Mégane Moissonnier a fait connaissance avec une nouvelle monture. Baptisée EIC*Lourdes, cette fille de Grandorado âgée de dix ans a déjà tutoyé le haut niveau. Sous la selle de Max Kühner, elle a, en effet, arpenté quelques CSI 5*, comme ceux de Windsor, Falsterbo et Dinard l’an dernier, ou encore celui de Bordeaux en début d’année. Si elle n’a pas encore franchi les paliers qui la séparent du très haut niveau, la petite-fille de Plot Blue s’est montrée séduisante lors de plusieurs sorties, se classant notamment à plusieurs reprises à 1,50m. Très régulière dans ses jeunes années, la KWPN avait rejoint l’écurie de Max Kühner en 2023. Vue à 1,55m à seulement huit ans, Lourdes a passé la seconde moitié de l’année 2025 aux rênes de Michael Greeve, effectué quelques sorties avec Magdalena Fischer au printemps, avant de retrouver brièvement son cavalier habituel… et donc, de débarquer en France ! Avec sa nouvelle amazone, elle a terminé quatrième d’une épreuve à 1,40m. Intéressant pour l'avenir.
Kevin Staut s’équipe
Après avoir accueilli Croqsel de Blaignac il y a peu, Kevin Staut a découvert deux nouveaux chevaux en piste, en mai, à l’occasion du CSI 2* de Bourg-en-Bresse. Le Tricolore a d’abord testé Famoso du Sillon, un gris de onze ans formé par Antoine Le Monze et jusqu’alors monté par Jean Le Monze. Avec le Normand, ce fils de Windows vh Costersveld, alias Cornet Obolensky, a sauté jusqu’à 1,45m, concédant deux fautes à cette hauteur. Avec son précédent pilote, le Selle Français, représentant de l’affixe de Jérôme et Régis Cormerais, s’est classé avec réussite jusqu’à 1,50m et avait même fait ses premiers pas à 1,55m, notamment à l’occasion de Grands Prix 4*. Engagé dans le championnat de France Pro Elite en 2025, Famoso du Sillon avait, cette année, concouru dans celui du label Pro 1, terminant seizième.
En plus du gris, Kevin Staut avait aussi engagé une certaine Ever de Turan dans l’Ain. Bien connue de la scène internationale, pour avoir concouru aux côtés de Roger-Yves Bost jusqu’à 1,60m, la baie n’avait plus affronté une concurrence mondiale depuis 2025 et le CSI 5* de Hong Kong. Après un passage éclair par les boxes d’Henrik von Eckermann, cette fille de Kannan et petite-fille d’Ibis de Courcel s’était appliquée à faire plaisir à son propriétaire, Emilien Pinket, qui l’a présentée sur des épreuves Amateur jusqu’à 1,10m. Mère de l’attrayant Holly Good Dorchival, en lequel Camille Condé-Ferreira fonde de bons espoirs, Ever de Turan a repris du service en se classant neuvième d’une épreuve à 1,35m, avant de prendre le départ du Grand Prix 2*, dans lequel elle a commis trois fautes. Pour rappel, celle qui est désormais âgée de douze ans s’était imposée jusqu’à 1,50m avec Roger-Yves Bost. Formée par Cécile Roger puis Alexis Gourdin, la belle entame là un nouveau chapitre de son histoire, qui lui permettra peut-être enfin d’atteindre les sommets dont rêve son propriétaire et plus grand fan.
François-Xavier Boudant récupère un complice prometteur
Grand, puissant, styliste. Le gris Jersey Jice ne laisse pas indifférent. Et à sept ans, ce produit de l’élevage de Cécile Roy a intégré une écurie taillée pour le propulser sur le devant de la scène : celle de François-Xavier Boudant ! Né dans la Vienne, du mariage entre le regretté Chilli Willi et Velvet des Hates, une fille de Norman Pré Noir, ce prometteur Selle Français a été formé avec sagesse par Jean-Paul Fillaud. Préservé à quatre et cinq ans, il n’a effectué qu’une poignée de sorties, pour un total de quinze prestations parfaites en dix-huit tentatives. En 2025, à six ans, Jersey Jice a confirmé tout son potentiel, accédant à la finale bellifontaine réservée aux jeunes chevaux, après une nouvelle saison très réussie. Depuis, il a principalement été engagé dans des Grands Prix Pro 2. “C'est non sans émotion que le temps est venu pour notre Jersey de rejoindre sa nouvelle famille. Nous lui sommes si reconnaissant de nous avoir fait vivre d’aussi beaux moments, de nous avoir donné autant et de nous avoir rendu au centuple tout ce que nous avons fait pour lui depuis sa naissance. Nous ne regrettons aucun de nos choix, que ce soit dans sa façon de l'élever, de le former et aussi dans le choix de sa nouvelle famille. Il va désormais avoir la chance d'appartenir à une merveilleuse famille de passionnés et évoluer sous la selle d'un des meilleurs cavaliers français. Nous sommes prêts à le laisser partir, même si c’est le cœur serré. Il va laisser un énorme vide à la maison, où il était le roi”, se sont exprimé ses naisseurs et propriétaires sur les réseaux sociaux, laissant entendre que ce doux géant aurait fait craquer Céline et Lionel Maurice, les propriétaires d’un certain Brazyl du Mezel. Souhaitons à Jersey Jice d’écrire une histoire au moins aussi belle que celle de son désormais voisin d’écurie !
Anastasia Nielsen mise sur le très bien né et performant Kinmar Bespoke
Avant que la guerre qui sévit au Moyen-Orient n’empiète sur les compétitions programmées à Doha, en début d’année, le très bien né Kinmar Bespoke avait fait sensation. Sous la selle de la Thaïlandaise Janakabhorn Karunayadhaj, l’arrière-petit-fils de Pilot a enchaîné les places d’honneur, terminant d’abord troisième du premier Grand Prix 4* de la série, puis quatrième de celui labellisé 5* et organisé une semaine plus tard… avant de disparaître. Si son amazone aurait pu choisir de préserver son hongre de onze ans, arrière-petit-fils de la championne de monde de Dermott Lennon Liscalgot, elle l’a en réalité vendu. Depuis avril, Anastasia Nielsen, dont le piquet est déjà fourni en performeurs de très haut niveau, avec, pour ne citer qu’eux, ESI Rocky, cinquième des Européens de La Corogne aux rênes de Seamus Hughes Kennedy, ou encore Action Man, qui lui avait permis de ravir son premier Grand Prix 5* l’an dernier sur le circuit du Longines Global Champions Tour, prend de l’expérience avec sa nouvelle star. Engagés plusieurs semaines à Montefalco, tous deux se sont présentés deux fois à 1,45m, concédant une faute à chacun de leurs essais. Peu expérimenté pour son âge, le petit-fils d’Aganix du Seigneur, qui a été initié à la compétition internationale par… Dermott Lennon, cela ne s’invente pas, avant de passer sous la selle de Katie Mcentee puis sous celle de Janakabhorn Karunayadhaj, semble pourtant tout avoir pour crever l’écran dans les mois à venir.
Photo à la Une : De retour, Baloutinue s'apprête à sauter son premier Grand Prix 5* après près d'un an d'absence. © Sportfot