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Laura Hite s’offre Fringan de Vesquerie, Iglesias DV file outre-Rhin, trois disparitions et d’autres infos

Fringan de Vesquerie a quitté Julien Epaillard pour rejoindre Laura Hite.
Sport vendredi 16 octobre 2026 Mélina Massias

Fringan de Vesquerie a trouvé son point de chute. Vendu, l’ancien complice de Julien Epaillard va faire le bonheur de la jeune sexagénaire Laura Hite, cavalière américaine déjà vue jusqu’en Grand Prix 5*. La France perd aussi Iglesias DV, qui a intégré les écuries de Ludger Beerbaum, en Allemagne, ainsi que Queen’s Balou B, de retour à la compétition sous selle britannique après plusieurs mois de silence radio. Les très prometteurs Remus de Mariposa et Rolex Ter Leydonck, neuf ans, ont aussi changé de selle, tout comme Cornflake CR et Chacco Volo, qui ont tous deux pris part aux Mondiaux d’Aix-la-Chapelle cet été. Enfin, Balou du Rouet, Mister Davier et Quinette du Quesnoy ont rejoint les étoiles. Récap.

Quelle recrue pour Laura Hite ! Selon les données fournies par la Fédération équestre américaine, la cavalière de soixante et un ans, à la tête de la société HF Equestrian et revendeuse de la marque Harcour aux Etats-Unis, a enrôlé l’excellent Fringan de Vesquerie, jusqu’alors partenaire du Tricolore Julien Epaillard. Auteur d’une saison 2026 remarquable, le hongre de onze va donc poursuivre sa route outre-Atlantique. Sous ses anciennes couleurs, et pour le compte du haras de Néroli, qui l’avait acquis à cinq ans, l’attachant fils de Mylord Carthago a, entre autres, contribué au succès de le France dans la Coupe des nations de La Baule en juin, en bouclant un double sans-faute, et terminé troisième du rendez-vous dominical de l’Officiel de France. Ces résultats, qui confirmaient son retour en force après un hiver plus discret, l’ont propulsé tout droit vers les Mondiaux d’Aix-la-Chapelle. Là-bas, Fringan de Vesquerie, élevé puis formé par Jérôme Coulombier, s’est imposé dans la Chasse avant d’aider les Bleus à assurer leur ticket pour les Jeux olympiques de Los Angeles. Une fois cette mission accomplie, il a disputé un ultime CSI 5* aux côtés de Julien Epaillard, à Bruxelles, où il a décroché une huitième place dans le Grand Prix. 

Avec Julien Epaillard, Fringan de Vesquerie a révélé tout son talent. © Mélina Massias

Laura Hite, quant à elle, a connu une trajectoire peu commune. D’abord passionnée par les chevaux, elle a mis ses aspirations de cavalière entre parenthèses à l’âge adulte, avant que son mari ne la pousse à renouer avec ses premières amours, comme le relate cet article de The Plaid Horse (en anglais). Depuis, la jeune sexagénaire est passée du rang d’amateur à celui de cavalière de Grand Prix 5* ! En 2022, elle a notamment passé une partie de son été en France, arpentant les terrains de compétition de Deauville, Fontainebleau, Dinard ou encore Saint-Lô. Si elle a pu tutoyer ses rêves de haut niveau grâce à Calypso v/d Zuuthoeve, son cheval de coeur, à la fin des années 2010, Laura Hite a ensuite vu passer sous sa selle, plus ou moins longtemps, les bons Chagall de Toscane, désormais associé au Suisse Arturo Gustavo da Silva, ou encore Triton Hastäk, vu à son avantage aux rênes d’Alexander Zetterman avant elle. Aujourd’hui, celle qui pointe au 1423e rang au classement mondial, mise sur HHS Fast Forward comme monture de tête, un gris de quatorze ans qui lui a permis de se classer jusqu’en Grand Prix 4*. À n’en pas douter, Fringan de Vesquerie sera pour elle un atout de choix pour continuer à profiter pleinement de sa passion.

Laura Hite ici à Dinard avec Triton Hastäk en 2022. © Sportfot

Les chemins d’Iglesias DV et Olivier Robert se séparent

Après un peu plus de cinq ans d’une riche aventure, Iglesias DV et Olivier Robert se sont séparés. Le Bordelais a annoncé la nouvelle début octobre. “Ça y est, depuis une semaine, Iglesias n’est plus notre propriété, à Barbara et Jérôme, à Céline et à moi. [...] C’est mon idole de toujours, Ludger Beerbaum, qui s’est intéressé à lui, comme le gentleman qu’il est. Iglesias est parti pendant une dizaine de jours à Riesenbeck. Ludger m’a invité à venir discuter sur place et on a mis trois minutes pour se mettre d’accord, tellement il avait envie de le conserver, tellement cela m’a paru évident. Un regret, mais tellement de joie que mon cheval, que nous avons fabriqué, ait son box face à la statue de Ratina Z. C’est une happy end parfaite, il défendra les couleurs des Riesenbeck dans le Global Champions Tour, pour l’Allemagne, c’est dingue d’imaginer ça”, a-t-il commenté sur ses réseaux sociaux. Âgé de treize ans, le KWPN au tempérament bien trempé a arpenté les plus belles pistes du monde tout au long de son association avec Olivier Robert. Calgary, Dublin, Hickstead, Hambourg, Barcelone, Aix-la-Chapelle ; le bai, lancé sur la scène internationale par Sander et Vincent Geerink, s’est présenté aux quatre coins du monde pour empocher plus d’un demi-million d’euros de gains. Parmi ses plus beaux faits d’arme, figure évidemment sa victoire dans le Grand Prix du CSIO 3* de Deauville durant l’été 2025, mais aussi celles acquises au même niveau à Oliva et Sariego en 2025 et 2026, ses doubles zéro dans les Coupes des nations de La Baule en 2024 et Hickstead en 2023, ou encore ses classements dans les Grands Prix 5* d’Aix-la-Chapelle, Mexico, Dublin, Hickstead, La Corogne, Ocala, Madrid, Paris ou encore Göteborg. Le fils de Quasimodo van de Molendreef et petit-fils d’Indorado a d’ores et déjà pris ses marques avec son nouveau pilote : Ciaran Nallon, représentant des écuries Beerbaum depuis trois ans. L’Irlandais et le bai se sont classés sixièmes de leur premier Grand Prix 2*, à Riesenbeck, début octobre, avant de sauter deux épreuves à 1,50 et 1,45m du côté du CSI 5* de Rome, conclues avec douze et cinq points. Il y a deux ans, Iglesias DV avait failli être vendu aux enchères, avant que son entourage ne change d’avis et ne prolonge l’aventure.

Avec Iglesias D.V., Ciaran Nallon a trouvé une monture de choix pour poursuivre son ascension vers les sommets. © Sportfot

Remus de Mariposa pour la Bolivie

Au printemps 2025, Remus de Mariposa avait remporté le Grand Prix réservé aux chevaux de sept et huit ans du côté de Fontainebleau, en marge du CSI 5*. Alors associé à Jérôme Guéry, tout comme son propre frère, le bien nommé Romulus de Mariposa, le petit-fils de la regrettée Flora de Mariposa présentait déjà une excellente aptitude pour le haut niveau. “Remus fait partie des meilleurs chevaux que j’ai eu la chance de monter”, glissait même le Belge après sa victoire, sans cacher les espoirs qu’il fondait en ces deux propres frères, tous deux fils de Margriet de Mariposa, qu’il avait lui-même montée dans le passé. Alors que le grand alezan avait abordé ses premières épreuves à 1,55m cette année et que sa dernière sortie remontait au mois de juin, du côté du Longines Global Champions Tour de Paris, le BWP par Lector vd Bisschop est réapparu début octobre, de l’autre côté de l’Atlantique. Engagé au Mexique, à Puebla puis Coapexpan, le hongre de neuf ans a été présenté en piste par Diego Bedoya Yanez, un cavalier bolivien qui fêtera son trentième anniversaire le 26 octobre. Lors de l’étape de la Coupe du monde de Puebla, labellisée 4*, le néo-duo s’est classé cinquième, avant de concéder douze points une semaine plus tard, dans le premier Grand Prix 5* de Remus de Mariposa… et de son nouveau cavalier, qui n’avait encore jamais disputé une telle épreuve ! Quant à Romulus de Mariposa, désormais séparé de son frère, il n’a plus concouru sur la scène internationale depuis mai 2025. 

Le très prometteur Remus de Mariposa a quitté Jérôme Belgique et la Belgique. © Sportfot



Queen’s Balou B a quitté Kevin Staut

Depuis le début du mois d’octobre, le très sympathique Matthew Sampson évolue avec une nouvelle recrue. Disparu des radars depuis février 2026 et le Grand Prix 5* de Hong Kong, théâtre de sa dernière apparition sous la selle de Kevin Staut, Queen’s Balou B est, en effet, de retour en piste. À Oliva, le généreux SWB de onze ans a déjà bouclé six parcours, entre 1,40 et 1,50m, aux côtés du Britannique. Débarqué près de Kevin Staut fin 2024 sans la moindre expérience internationale, l’atypique alezan avait été propulsé dans le grand bain en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire, sautant ses premiers parcours à 1,60m et autres Grands Prix 5* dès février 2025. Vu à plusieurs reprises à ce niveau, et même en épreuves collectives en CSIO 5*, le fils de Balou du Rouet n’est encore jamais parvenu à quitter la piste sans-faute à 1,60m. Petit-fils de For Feeling, le protégé d'Isabelle Karlsson, qui l’a élevé, a rejoint le prometteur Un Secretto, en lequel son cavalier fonde de bons espoirs. Une excellente nouvelle pour Matthew Sampson donc, d’autant plus en l’absence des vétérans et si singuliers Daniel, Ebolensky et Fabrice DN cette saison.

Matthew Sampson a pris les rênes du généreux Queen's Balou B, précédemment associé à Kevin Staut. © Sportfot

Mathijs van Asten a fait ses débuts avec Rolex Ter Leydonck

Il faudra décidemment garder à l’œil la génération des R du BWP. Outre Replay van’t Paradijs ou encore Rainbow van’t Zorgvliet, déjà très remarqués avec Kendra Claricia Brinkop et Pieter Devos, Rolex Ter Leydonck semble bien parti pour faire, à son tour, parler de lui à haut niveau. Il l’a d’ailleurs déjà fait en étant dynamité dans le Grand Prix 5* d’Aix-la-Chapelle fin mai en raison du forfait de dernière minute de sa voisine de box, Katanga vd Dingeshof, refusée à l’inspection vétérinaire avant le début des épreuves. Lors de son baptême du feu, l’alezan, alors guidé par Nicola Philippaerts et titulaire d’une expérience encore toute relative, s’en était sorti avec les honneurs, ne poussant qu’une barre à terre. Principalement engagé dans des épreuves à 1,50m durant l’été, le hongre de neuf ans a finalement quitté ses couleurs natales pour passer sous pavillon néerlandais. Début octobre, à Oliva, ce fils de Bamako de Muze, petit-fils de Nabab de Rêve et frère utérin de la compétitive The Duchess, un temps associée à Paris Sellon, est apparu aux rênes de Mathijs van Asten. Depuis fin septembre, et d’après les données de la Fédération équestre internationale, Rolex Ter Leydonck appartient à Van Shadow Stables LLC. Ce très prometteur BWP né chez Steven Stijn et notamment passé sous la selle de Louke Baeten rejoint Cassina Dior, réserviste lors des Mondiaux de cet été, Hotspot, très remarqué en fin d’hiver outre-Atlantique, où il a remporté un Grand Prix 5* à Thermal en janvier, mais aussi le revenant Sirocco, dix-sept ans et de retour aux affaires à Oliva, près de deux ans après sa dernière apparition mondiale. Celui qui avait enregistré un sans-faute et un parcours à quatre points dans la Coupe des nations d’Aix-la-Chapelle en 2024 n’avait plus sauté la moindre épreuve internationale depuis novembre 2024. 

Rolex Ter Leydonck poursuivra son aventure avec Mathijs van Asten. © Sportfot

Nouveau cheval de championnat pour Paris Sellon

Comme Chad Blue PS un an avant lui, Cornflake CR a, à son tour, quitté Alexa Staïs pour rejoindre les écuries de Paris Sellon. S’il a évolué avec l’Autrichienne Theresa Sutterlütyet la Danoise Zascha Nygaard, Cornflake CR a affronté l’échéance la plus importante de sa carrière cet été, sous les couleurs de Chypre. Présent à Aix-la-Chapelle avec Alexa Staïs, l’alezan, qui n’avait jusqu’alors pris le départ que de quatre épreuves à 1,60m, s’en est bien sorti en Allemagne, en bouclant notamment un sans-faute dans la première manche de la compétition par équipe. Généreux et plein de promesses, le fils de Cascadello I a fait ses débuts avec Paris Sellon début octobre à Gorla Minore. Gageons que le Holsteiner né chez Georg Clausen connaisse le même destin que Chad Blue PS, qui avait, lui, disputé les Européens de La Corogne en 2025. Depuis, le puissant bai brun a claqué un remarquable double zéro dans la Coupe des nations de Dublin et largement contribué à la victoire des Etats-Unis. Avec cette nouvelle recrue, l’amazone américaine compte donc deux montures capables de s’aligner au départ d’un championnat. De quoi lui donner des idées en vue des Jeux olympiques de Los Angeles ?

Après avoir jeté son dévolu sur Chad Blue PS, Paris Sellon a trouvé son bonheur chez un autre cheval de championnat d'Alexa Staïs : Cornflake CR. © Sportfot

Chacco Volo apparaît sous la selle d’Harry Charles

Oliva est un terrain de jeu prisé ces dernières semaines. En Espagne, Harry Charles a engagé un partenaire pas tout à fait comme les autres, comme l'ont rapidement repéré les équipes de Clipmyhorse. En effet, le Britannique a fait connaissance avec un certain Chacco Volo, qui était monté sur la troisième marche du podium par équipe des championnats du monde d’Aix-la-Chapelle cet été. Associé de longue date à Adrian Whiteway, l’atypique bai brun de treize ans avait toutefois laissé quelques plumes dans l’antre de la Soers, après des parcours loin de ses standards habituels. D’une régularité dingue ces deux dernières saisons, le fils de Chacco-Blue était devenu l’une des valeurs sûres de Di Lampard en Coupe des nations. Pour l’heure, le représentant du stud-book OS a pris ses marques avec Harry Charles jusqu’à 1,45m. Selon la base de données de la Fédération équestre internationale, l’étalon de treize ans n’a pas changé de propriétaire, Deborah Cox, qui l'avait acquis à quatre ans. De son côté, Adrian Whiteway n’a plus foulé la moindre piste internationale depuis fin août et son dernier parcours aux championnats du monde. Le Britannique profite actuellement de quelques jours de vacances et n’a pas encore communiqué sur l’avenir de son fidèle Chacco Volo, qu’il a formé de A à Z.

Chacco Volo restera-t-il sous la selle d'Harry Charles ou retrouvera-t-il Adrian Whiteway, à qui il était associé depuis ses quatre ans ? Affaire à suivre. © Sportfot

Bonne retraite, Stardust !

Il y a quelques semaines, c’est cette fois une autre nouvelle qui animait les écuries de la famille Charles. Après avoir fait le bonheur d’Harry puis Sienna, Stardust a tiré sa révérence. À seize ans, la géniale fille de Chacco-Blue tourne définitivement la page de ses années sportives. “Merci Stardust. Au cours des six dernières années, tu as été le plus beau cadeau que notre famille ait pu recevoir. De ta victoire dans la Coupe du monde de Londres et dans  certaines des plus belles épreuves du monde avec Harry, tu es devenue la partenaire et la professeurs la plus incroyable et la plus loyale durant quatre ans. Avec toi, j’ai goûté à mon premier CSI 5*, dans lequel nous étions sans-faute dans le Grand Prix et la Coupe des nations. Un week-end que je n’oublierai jamais. Ma première Aga Khan, ma première finale de la Coupe des nations, d’innombrables victoires, des podiums en Grands Prix et en Coupes des nations : être ta complice a été un privilège. Merci à toutes les personnes qui ont fait partie de son incroyable carrière. Quel chapitre cela a été ! Stardust, merci de nous avoir donné tout ton cœur. Il est maintenant temps pour nous de te rendre la pareille en t’offrant la plus heureuse des retraites, à nos côtés pour toujours.” Gagnante du Grand Prix de la Coupe du monde de Londres et du toujours très convoité Grand Prix 3* de Birmingham en 2021, quatrième de la finale du circuit hivernal de la Fédération équestre internationale au printemps suivant à Leipzig, la géniale baie aura cumulé de belles réussites sur la scène internationale et occupé une place capitale dans l’éclosion de Sienne Charles à haut niveau. Véritable jument de famille, la petite-fille de Con Air s’en va à seize ans, après une ultime sortie internationale début septembre à Kronenberg. Elle pourrait bien désormais combler les écuries Heathcroft de bonheur en se consacrant à l’élevage… ou simplement en coulant une douce et paisible retraite !

Pour Stardust et la famille Charles, une page se tourne. © Sportfot



Balou du Rouet a rejoint les étoiles

Babalou 41, géniale partenaire de Darragh Kenny et Todd Minikus au plus haut niveau, la regrettée Albführen’s Bianca, médaillé de bronze en individuel lors des Mondiaux de Tryon en 2018 et gagnante du Grand Prix Rolex de Windsor la même année, l’olympique First Class vd Mispelaere, trop tôt disparu, de Daniel Deusser, le fabuleux Baloutinue de Laura Kraut, le très en vogue Baloutaire PS, partenaire de Patrick Stühlmeyer, Ortane, championne du monde des six ans en 2025 et vice-championne du monde de sept ans cette année à Lanaken, ou encore le champion de France des chevaux de sept ans en 2025, Indigo de Nantuel : parmi ses quelques quatre mille produits, Balou du Rouet a tissé un héritage considérable dans le sport de haut niveau. Si lui-même a davantage brillé dans ses devoirs de reproducteur que de compétiteur, malgré de bons résultats obtenus sur le circuit national, notamment avec Helena Torstensson, sa plus fidèle cavalière, le charismatique bai a laissé un grand vide en poussant son dernier souffle, mercredi 14 octobre. Né dans les écuries de Paul Schockemöhle, où il aura passé les vingt-sept années de son existence, l’étalon Oldenbourg était un fils de l’illustre champion de Rodrigo Pessoa Baloubet du Rouet, et de la prolifique Georgia. Cette descendante de Continue a, en plus de Balou du Rouet, donné Balissimo, père, entre autres, du tout bon Blues d’Aveline de Gerrit Nieberg, Chatinue, dont la première vraie génération a vu le jour en 2022, mais aussi le merveilleux Cornet’s Balou, alias Balou du Reventon, qui a subjugué chacun des heureux élus à avoir eu la chance d’un jour monter sur son dos et s’affirme, à son tour, comme un reproducteur intéressant. “Balou du Rouet, c’était aussi un caractère attachant, dont la douceur a marqué ceux qui ont eu la chance de partager son quotidien. Au moment d'écrire ces lignes, nous nous souvenons de son charisme et de la grandeur qu'il dégageait quand nous avions eu la chance de le présenter à plusieurs reprises en France à Saint-Lô, Rosières-aux-Salines ou encore Chazey-sur-Ain. [...] Nous gardons en mémoire sa personnalité et sa finesse, caractères des grands, des très grands chevaux”, salue le Groupe France Elevage, qui distribuait sa semence dans l’Hexagone. C’est d’ailleurs là qu’est née Kep Danfer, championne de France des juments de six ans il y a un peu plus d’un mois sur l’herbe bellifontaine du Grand Parquet. Assurément, la légende de Balou du Rouet est encore bien vivante, et ses produits, aussi bouillonnants que brillants, sauront à coup sûr faire vivre sa mémoire encore de longues années.

Fin septembre encore, les écuries Schockemöhle partageait une photo de Balou du Rouet dans ses quartiers de toujours. © Collection privée

Adieu, Mister Davier

Généreux, puissant, talentueux, attachant. Mister Davier a écrit les plus belles lignes de son palmarès aux côtés de Julien Epaillard, au début des années 2010. Gagnant du Grand Prix 3* de Moorsele en 2010, quatrième de l’étape de la Coupe du monde d’Helsinki quelques mois plus tard et vu en Coupes des nations, l’alezan s’est endormi pour toujours à l’âge de vingt-six ans, ont fait savoir, mercredi 7 octobre, Florence et Christophe Rauline, ses propriétaires depuis vingt-trois ans. Né en 2000 chez Alain Clavier, ce neveu d’un certain Galet d’Auzay, crédité d’un ISO 184 en 2004, a fait ses débuts en compétition avec son propriétaire, Christophe Rauline, avant de passer par les écuries de Gilbert Doerr, qui l’a lui-même guidé vers ses premiers Grands Prix internationaux. Au printemps de ses dix ans, le fils de Quiniou et petit-fils de Leprince de Thurin rejoint Julien Epaillard, avec lequel il écrira ses plus beaux succès. Victime d’un accident qui lui vaudra une convalescence de près d’un an entre mars 2012 et février 2013 pour soigner une fracture à la hanche, Mister Davier parvient à retrouver la compétition et à ajouter de nouveaux classements à son honorable tableau de chasse, avant de boucler la boucle en disputant ses dernières épreuves sous la selle de Christophe Rauline, en 2017. Depuis retraité, le hongre passe le flambeau à ses neveux et nièces. Sa sœur utérine, Red Queen Davier (Papillon Rouge), a été la plus prolifique à l’élevage, avec sept produits enregistrés au SIRE, pour le compte de la S.C.E.A Rauline. De quoi poursuivre une belle histoire entamée il y a plus de deux décennies.

Mister Davier aura marqué les cœurs jusqu'au plus haut niveau. © Sportfot

Quinette du Quesnoy n’est plus

À seulement vingt-deux ans, Quinette du Quesnoy a rejoint le paradis, dimanche 11 octobre. “Il est toujours difficile de trouver les bons mots dans ces moments. Que dire, à part te remercier du fond du cœur pour tout ce que tu nous as donné. Tu feras toujours partie de ces chevaux qu’on n'oublie jamais. Merci ma belle et grande Quinette”, a salué Laurent Goffinet, dans un ultime au revoir à sa précieuse complice. Fruit du croisement entre Helios de la Cour II et la BWP Sulta, par Capital, la grise a décroché un ISO 164 en 2014. Au fil de sa carrière, débutée sous la selle de Julien Mesnil, puis marquée par des passages aux côtés d’Olivier Bossard, Edouard Coupérie et Charlotte Coutarde, la Selle Français a disputé plusieurs Grands Prix 5*, dont celui de La Baule en 2015, ainsi que des Coupes des nations, le tout sous la selle de Laurent Goffinet. Gagnante à 1,50m, elle s’était aussi classée troisième du Grand Prix 4* de Rouen en 2017, quelques mois avant de prendre sa retraite sportive. Issue d’une lignée BWP, Quinette du Quesnoy, arrière-petite-fille du précieux Lys de Darmen, a laissé sept poulains, dont Vostok de Mars, vu à 1,50m, et les jeunes Lankome et Mome de Lacke, deux produits d’Atome des Etisses, ancien complice de Laurent Goffinet.

La vaillante Quinette du Quesnoy a écrit ses plus belles heures sportives sous la selle de Laurent Goffinet, qui l'a ensuite croisée à son étalon de cœur, Atome des Etisses. © Sportfot 

Photo à la Une : Fringan de Vesquerie a quitté Julien Epaillard pour rejoindre Laura Hite. © Mélina Massias