En mission à Fontainebleau, Komando de Riverland décroche le titre de champion de France des six ans, tout comme Kaan et Kep Danfer
Kep Danfer, Kaan et Komando de Riverland ont su tirer leur épingle du jeu à Fontainebleau, pour se parer des écharpes de champions des six ans, respectivement dans les catégories réservées aux juments, hongres et entiers. Montés par Victor Bernardin, Thérèse Anna Lecouat Salembier et Corentin Derouet, ces produits de Balou du Rouet, Diarado et Catoki ont été sacrés au terme d’une finale jouée en une seule manche. Aucun d’eux n’a pris le départ du barrage, relancé pour déterminer le gagnant du Critérium. Celui-ci a finalement été remporté par Kyrielle d’Etain, impeccable et très rapide sous la selle de Nicolas Layec.
Le championnat de France des chevaux de six ans a retrouvé son format ancestral, samedi 5 septembre. Pour la première fois depuis 2015, l’épreuve s’est conclue par un barrage, pour désigner le vainqueur du Critérium. Si ce moment a forcément donné du spectacle, notamment pour les spectateurs qui ont profité de l’ombre des tribunes du Grand Parquet pour découvrir le nom des meilleurs juments, hongres et entiers du cru 2020, il ne revêtait aucun enjeu pour le championnat, les lauréats ayant été désignés avant, au terme de la première manche. D’ordinaire récompensés après deux ultimes parcours, qui ont l’avantage de garantir le suspense mais le désavantage d’être éprouvants pour de si jeunes montures, les chevaux de six ans et leurs cavaliers ont composé avec cette nouveauté. Sept des vingt-sept sans-faute qui pouvaient prétendre à voir leur score remis à zéro pour remporter le Critérium n’ont toutefois même pas tenté leur chance… Cela a fait le bonheur de Nicolas Layec et Kyrielle d’Etain, une fille d’Untouchable 27 et petite-fille de Zandor dont la troisième mère n’est autre que la prolifique Jumpy de Kreisker. Quatrièmes du championnat, tous deux ont arrêté le temps en 41’’32. “Kyrielle est très rapide, elle a beaucoup de force, ce qui lui permet de couvrir facilement les oxers, sans avoir besoin de reprendre. On savait qu’elle pouvait aller vite, mais elle n’avait jamais disputé d’épreuve de vitesse. Pour ce troisième jour de compétition, on pouvait craindre qu’elle soit un peu fatiguée, d’autant que les juments ont sauté hier (alors que les hongres et les entiers ont bénéficié d’un jour de repos, ndlr), mais ce n’est pas du tout le cas. Elle avait de la réserve !”, a commenté le cavalier des écuries Bruno Rocuet. “Ce barrage remet en avant le Critérium. Cela étant, le format en deux manches des années précédentes donnaient lui à des moments assez intenses, avec une forte pression, des remontada et des chamboulements. Cette fois, les trois champions provisoires avant l’épreuve ont été sacrés”, a-t-il ajouté.

Nicolas Layec ont été les plus rapides au barrage et ont bouclé un quadruple sans-faute cette semaine à Fontainebleau. © Mélina Massias
Au jeu de la vitesse, l’atypique Kellestar d’Ivraie ainsi que le bondissant Karlito Express HDC ont bien failli plier l’épreuve, mais doivent finalement se contenter des rangs deux et trois sous les selles de Mélanie Cloarec, qui a dû user de tout son talent pour boucler un double sans-faute, et Julien Alvarez, pas loin d’offrir à son beau bai le même sacre que son père, Orient Express*HDC, en 2008. Kellestar d’Ivraie propulse une nouvelle fois l’élevage de Stéphane Chalier dans la lumière au cours de cette Grande Semaine de l’élevage. L’alezane est une fille de Balou du Rouet et Bise d’Ivraie, elle-même fruit du mariage entre le puissant Kashmir van’t Schuttershof et la matrone Anglo-Arabe Loa de Pétra, à l’origine du phénomène Chrome d’Ivraie. Quant à Karlito Express, il réunit non seulement le sang d’Orient Express mais aussi celui de Carinjo, un autre étalon cher aux cœurs d’Emanuele et Armand Perron-Pette, ses éleveurs. Il s’agit d’une bonne souche, ayant donné plusieurs produits talentueux à l’affixe de Molendreef, ou encore le prometteur Junius vd Heffinck, révélé par Gilles Thomas avant de changer de selle, pour rejoindre notamment Denis Lynch.
Les résultats complets du Critérium.
Le sosie d’Ermitage Kalone envoûte Fontainebleau
Neuf entiers nés en 2020 ont accédé à la finale de leur classe d’âge sur l’herbe du Grand Parquet. Parmi eux, un est véritablement sorti du lot, envoûtant tribunes et éleveurs sur son passage. Grand, brillant, alezan et doté de beaux marquages blancs, Komando de Riverland a parfois semblé être le mirage, ou plutôt le sosie de son demi-frère, Ermitage Kalone. Parfait de maîtrise sous la selle de Corentin Derouet, le fils de Catoki a très logiquement décroché la palme d’or, sans contestation possible. “Outre deux ou trois petites blagues, Komando n’a fait que des sans-faute cette saison. Il a le respect, la force et l’envie de bien faire. Cela lui a permis de réussir de nouveaux sans-faute ici, après en avoir bouclé tout au long de la saison. Il saute avec une telle facilité qu’on a l’impression que les obstacles ne sont pas hauts du tout ! C’est difficile de dire jusqu’où il ira, mais je suis sûr qu’il sautera au moins 1,45m, et ce ne serait pas étonnant de le voir aller encore plus haut”, a glissé son cavalier, ravi de partager ce moment de joie avec ses amis, ses proches et une partie des co-propriétaires de Komando.

Victoire méritée pour l'envoûtant Komando de Riverland. © Mélina Massias
Acquis à trois ans par Juan Ramos, pour le compte d’Artic Partners, en association avec Laurent Guillet et Olivier Perreau, l’alezan est ensuite parti à l’étranger. Il n’a retrouvé l’Hexagone, où il a vu le jour, plus précisément en Charente, chez Mickaël Varliaud, qu’en fin d’année dernière. Ses propriétaires ont alors choisi de le confier à Corentin Derouet, habitué à monter et former des étalons. Sur les pistes normandes, le duo a fait parler de lui, avant d’exploser devant la France entière et plus encore cette semaine à Fontainebleau. En toute logique, la mission devrait être accomplie pour Komando, qu’on imagine difficilement ne pas être approuvé au stud-book Selle Français à l’issue de ses prestations. En plus de porter les très intéressants sangs de Catoki et du controversé mais aussi prisé L’Arc de Triomphe, l’alezan remet au goût du jour sa souche basse. Sa quatrième mère, Albonnie (Almé), qui a évolué jusqu’à 1,60m, a donné Calbonny (Nimmerdor), elle-même à l’origine, entre autres, de Mozart et Chopin des Hayettes. Il offre au haras de Riverland un deuxième titre cette semaine, après celui conquis par Magnycour dans le championnat des entiers de quatre ans.

L'alezan ressemble beaucoup à un certain Ermitage Kalone, qui a le même père que lui : Catoki. © Mélina Massias
Après les parcours à quatre points de Kasall des Forêts (Casall x Calvaro) et Hugo Paris, et d’Alexis Bonnard et Kessel Bois Margot, Kzar de Rêve et Kasall du Bidou ont saisi leur chance de s’immiscer sur le podium, sous les selles de Clément Fortin et Guillaume Batillat. Huitième et “Excellent” à quatre et cinq ans, le puissant étalon à la robe noire confirme ainsi son aptitude sur ce genre de format. Anne-Sophie et Richard Levallois, ses naisseurs et propriétaires, ont choisi Windows vh Costersveld pour Etoile de Rêve Semilly, une fille de Diamant de Semilly, cela va sans dire, issue de la toute bonne souche de Magali. Kasall du Bidou, lui, est, comme son nom l’indique, un descendant de Casall et un neveu du remarquable Diego de Blondel. De fait, sa lignée basse remonte à la grande Phedra Rateliere, auprès de laquelle une partie des meilleurs représentants de l’affixe d’Eliane et Michel Ruel trouvent leur origine. Avec Arthur Le Vot, Kasall du Bidou était troisième et “Excellent” du rendez-vous bellifontain il y a deux ans.
Malheureusement sanctionné d’une faute lors de la première qualificative - puis lors du barrage du Critérium -, Kabri du Marais*GFE (Mylord Carthago x Kannan) est apparu fort à son avantage sous la selle d’Eden Leprevost-Blin-Lebreton. Il décroche l’une des trois mentions “Excellent” en jeu, et est rejoint dans ce club par Kasall des Forêts, cinquième, et l’arrière-petit-fils de Briseis d’Helby, Kheops d’Helby (All Star 5 x Ivor d’Helby), quatrième avec Grégoire Hercelin.
La belle histoire de Thérèse Anna Lecouat Salembier et Kaan
Il y a parfois des couples que l’on a envie d’aimer. Pas seulement pour leurs performances, mais aussi pour ce qu’ils dégagent. C’est le cas de la paire formée par Thérèse Anna Lecouat Salembier et son cher Kaan. Le gris et la jeune femme ont bouclé un championnat parfait, avec trois sans-faute, une très bonne moyenne de 16,2/20 au modèle et deux points de bonification. Tout cela leur a permis de dominer le championnat réservé aux hongres de six ans et d’écrire une nouvelle page de leur belle histoire. 
Thérèse Anna Lecouat Salembier et Kaan ont prouvé qu'ils pouvaient le faire en s'imposant dans le championnat des hongres. © Mélina Massias
En parfaite harmonie, tous deux évoluent côte à côte depuis maintenant deux ans. “Remporter ce titre est merveilleux. C’est la récompense de deux ans de travail. Ce sont mes premiers championnats sur le circuit des six ans et terminer sur pareille note, en réussissant à tenir jusqu’au bout, est formidable. Kann est incroyable, extraordinaire. Nous nous connaissons par cœur et je crois que c’est ce qui a fait la différence”, s’est émue la sympathique amazone. Après des études de biologie, piquée par le virus équestre, Thérèse Anna a décidé de suivre sa passion. Elle a alors validé un BTS Analyse, conduite et stratégie de l'entreprise agricole, puis une licence de commerce à Saumur. Si son papa fait naître quelques montures pour son compte, principalement des poneys, la nouvelle championne de France des hongres de six ans évoque surtout une passion d’enfance qui ne l’a jamais lâchée. “Je faisais mes études, et, un jour, je me suis dit ‘j’arrête tout, je veux monter à cheval’”, raconte-t-elle. Installée chez Arthur et Olivier Le Vot, Thérèse Anna est professionnelle du secteur depuis… deux ans ! Depuis 2025, elle fait couple avec son gris par Diarado et Griselda Mail, une fille de Windows vh Costersveld, alias Cornet Obolensky, représentant de la souche du grand Alligator Fontaine, crédité d’un incroyable ISO 190 en 1999 ! “Remporter ce championnat était évidemment un rêve, mais je le pensais inatteignable. J’ai travaillé toute l’année pour ce rendez-vous. J’ai essayé de ne pas me mettre trop de pression et j’ai monté au jour le jour. Je crois que je ne réalise pas encore !”, a confié celle qui a fêté son vingt-cinquième anniversaire il y a moins d’un mois. “Kaan a été acheté lors des ventes Fences par ses propriétaires (Shore Acres Farm, ndlr). Il est en pension chez Arthur et Olivier Le Vot, qui m’ont laissé le monter l’an dernier. Nous avons réalisé une super saison et ils m’ont gentiment permis de continuer avec lui cette année car nous nous entendons super bien. Merci mille fois aux propriétaires de Kaan, mais aussi à Arthur et Olivier, qui m’ont donné ma chance il y a deux ans, alors que j’étais encore amateur ! Kaan et moi nous faisons totalement confiance. Il me pardonne mes erreurs et dit oui à tout ce que je lui demande. Il a un cœur énorme, il est respectueux, très intelligent et aime sauter. Au quotidien, c’est un amour. Je l’appelle mon petit poney. Il est tout le temps mignon et volontaire. Son cœur, ainsi que ses qualités physiques et sportives donnent ça : un champion !” Une belle récompense pour toutes les parties prenantes de cette réussite, à commencer par le haras des Adelis, qui a vu naître cet attachant gris un jour de juin 2020, sans oublier Alexandrine Artaud, avec qui Kaan terminait cinquième de sa génération à quatre ans.

Le gris et sa jeune cavalière affichent une complicité touchante. © Mélina Massias
Sur le podium provisoire avant cette ultime journée de compétition réservée aux chevaux du cru 2020, le plaisant Kheops d’Aiguilly (Diamant de Semilly x Vigo d’Arsouilles), neveu utérin et demi-frère de la compétitive Venizia d’Aiguilly, a mis une barre à terre sous la selle de Sacha Thinard et doit se contenter de la mention “Excellent”. Le bai, comme ses compères, a évolué dans un très bon lot. Sans terminer en tête de tableau, le grand Kristal du Rouet (Dominator 2000 x Ogano Sitte), qui a sans doute encore besoin de gagner en maturité pour appréhender au mieux son corps, son sang et ses moyens, le petit mais vaillant Knack de Vains (Armitages Boy x Mylord Carthago), deuxième l’an dernier et cette fois piégé sur la rivière comme le prometteur Kristal de Nantuel (Casallo x Baloubet du Rouet), Kinobi Gin (Bush vd Heffinck x Cyrano du Ruisseau) ou encore Kacharel LC (Untouchable 27 x Lancado) n’ont pas laissé indifférent.
Finalement, les mentions “Elite” ont été décernées à Koulano du Genêt, champion des cinq ans l’an dernier, et Kopeck du Rio. Déjà associé à Anthony Delage en 2025, le premier, un fils de Diamant de Semilly et Stoulone du Genêt, par Toulon, continue de suivre les traces de ses mères, dont la première a évolué jusqu’à 1,50m, pour le plus grand plaisir de son éleveur, Fabrice Fillette. Le second, résultat du mariage entre Conthargos et une fille de Windows vh Costersveld, alias Cornet Obolensky, foulait pour la première fois le terrain de Fontainebleau. Et quelle première ! Troisième sous la selle de Charles Le Mevel, le gris met en avant l’élevage de Jean-Luc Parizel, installé à Lamballe Armor. Ses trois premières mères portent d’ailleurs l’affixe familial. Kopeck du Rio décroche la meilleure note au modèle, avec 16,39/20.
Avec Kep Danfer, un goût de paradis pour Victor Bernardin et Sylvie Passenaud
En début d’épreuve, la SBS Okinawa du Fourcroix, une fille des très en vogue Pegase van’t Ruytershof et Lolita du Fourcroix, ainsi que la fabuleuse SLS Malimba LS La Silla, ont donné le ton. Si toutes deux couraient le Critérium, leurs conscrites Selle Français, engagées dans le championnat de France, ont, à leur tour, montré beaucoup de qualités, même si certaines étaient peut-être un peu plus émoussées que leurs homologues masculins, après avoir enchaîné deux journées de compétition vendredi et samedi, là où ces messieurs se reposaient la veille de la finale… La victoire est revenue à Victor Bernardin et Kep Danfer. Si elle n’a pas affiché la plus grande domination face aux barres, en en frôlant plusieurs sur son passage, la fille de Balou du Rouet a bouclé sa semaine sur un score vierge, comme ses huit premières dauphines. Onzième l’an dernier, la fille de Balou du Rouet et petite-fille de Clinton a suivi une belle progression. Elle est née chez Sylvie Passenaud, en Indre-et-Loire, et porte en elle le sang de Bourrée, son arrière-grand-mère. “Il s’agit de mon premier titre à la Grande Semaine. Cela fait six ans que je participe aux finales nationales. Kep est née à l’élevage Danfer, où je suis installé. Elle a disputé la finale à quatre ans, puis je l’ai montée l’année suivante, où elle a obtenu la mention ‘Excellent’. Cette année, elle n’a enregistré que deux parcours à quatre points ! C’est un vrai chat et elle dispose d’une qualité de saut assez incroyable. Elle a réalisé un championnat formidable. En venant, je savais qu’elle avait la capacité de gagner, mais on n’est jamais sûr de rien en amont. Kep veut toujours bien faire, elle est très, très respectueuse, très agile. C’est une vraie jument de championnat : chaque jour, elle sautait de mieux en mieux et s’est bonifiée au fil des parcours”, confie Victor Bernardin, qui espère poursuivre l’aventure avec sa fille de Balou du Rouet la saison prochaine, après des vacances bien méritées pour sa complice.

Belle récompense pour Kep Danfer et Victor Bernardin dans le championnat des juments. © Mélina Massias
Dotée d’excellentes origines, qui font d’elle la petite-fille de Sixtine des Vains, alias Sarena, vue au plus haut niveau sous la selle de Ben Maher, et la sœur utérine de Garance de Vains, vice-championne du monde des six ans en 2022, ainsi que de l’étalon Justinien de Vains, Konstance de Vains décroche la deuxième place. Née chez la famille Bihl, cette héritière d’Emerald van’t Ruytershof et Byzance de Vains (Ogano Sitte), a été guidée à dame par Victor Cherré. La baie a fait très forte impression sur l’herbe du Terrain d’honneur du Grand Parquet.
Quant à la troisième place, elle a été décrochée par Éric Lelièvre, habitué aux honneurs à Fontainebleau, avec un énième bon produit de l’élevage de Jean-Marie Charlot, Kapella de Champloué. Récompensée de la mention “Excellent” à quatre ans, puis “Très Bon” à cinq, elle se pare cette fois de la seule qui manquait à son tableau de chasse : “Elite”. Il s’agit d’une fille d’Eldorado vd Zeshoek et Brunetta de Champloué (Winningmood vd Arenberg), sixième de sa génération à six ans. Kapella est ainsi la nièce du brillant Empoli de Champloué, lauréat de son premier Grand Prix 5* à huit ans seulement, avant d’intégrer les écuries O’Connor et de tomber dans un semi-oubli sous le nom de Tipperary, et surtout une arrière-petite-fille de Sophie du Château, dont l’influence reste omniprésente dans le monde de l’élevage.
Kyrielle d’Etain, lauréate du Critérium avec Nicolas Layec, est quatrième. Elle se place juste devant Katheen, petite bombe d’Arthur Le Vot. Née chez la discrète Henriette Evains, la baie par le regretté Cicave du Talus a montré toute son énergie, mais aussi son génie et son envie débordante. Les trois premières mères de cette petite-fille d’Heartbreaker sont nées, comme elle, au haras de la Cour Bonnet, près de Falaise, dans le Calvados.
Photo à la Une : Non sans rappeler Ermitage Kalone, son demi-frère, dans son look, Komando de Riverland, nouveau champion de France des six ans entiers, témoigne d’une qualité tout aussi intéressante. © Mélina Massias
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