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“Avoir à ses côtés quelqu’un capable de vous critiquer de façon constructive est vraiment bénéfique”, Richard Vogel (4/4)

Le bondissant Cloudio ne laisse pas indifférent sous la selle de l'Allemand de vingt-neuf ans !
Interviews mardi 4 août 2026 Mélina Massias

Au fil de sa jeune carrière, Richard Vogel a dû faire preuve d’adaptation. Cette expérience lui permet aujourd’hui de trouver rapidement les clefs du succès avec les nouvelles montures qui passent sous sa selle. Numéro deux mondial, le vainqueur du Grand Prix Rolex d’Aix-la-Chapelle et candidat à deux médailles aux prochains championnats du monde, n’en oublie pas les bases et débourre lui-même des jeunes chevaux, une activité qu’il décrit comme un “hobby” pour lui. Dans l’ultime volet de cet entretien, l’Allemand de vingt-neuf ans dit aussi toute la motivation qui le porte dans une vie à mille à l’heure et pose son regard sur l’évolution de son sport et sa propre influence, qui grandit de saison en saison.

La première partie de cette interview est à (re)lire ici.
La deuxième partie de cette interview est à (re)lire ici.
La troisième partie de cette interview est à (re)lire ici.

Dans une interview accordée à GRANDPRIX.info quelques jours après votre sacre de champion d’Europe, vous avez confié débourrer vous-même quelques chevaux chaque année. Est-ce toujours le cas ?

Oui, absolument ! J’adore ça. On peut apprendre énormément de choses sur le caractère et la personnalité des chevaux lorsqu’on participe à leurs premières découvertes. Lorsqu’ils débutent leur carrière sous la selle, certains sont déjà très confiants, tandis que d’autres sont plus réservés, sensibles. Avec ces derniers, il ne faut jamais être pressé ; il faut prendre beaucoup de temps et faire preuve de patience. Il y a des types de chevaux très différents les uns des autres, et on peut apprendre énormément de choses sur eux dès le début de leur carrière.

Dans votre vie à mille à l’heure, comment trouvez-vous le temps de débourrer des chevaux ?

Les chevaux sont notre vie, notre plaisir quotidien. Je ne vois pas cela comme un métier. Lorsque j’ai fini mes tâches à l’écurie, m’occuper des jeunes chevaux est en quelque sorte mon hobby. J’aime vraiment cela. Je vais voir les bébés, comme je les appelle toujours. Ils sont rentrés par groupe de trois à cinq chevaux. À mes yeux, c’est un peu comme si quelqu’un allait profiter d’un dîner en ville ; je passe du temps avec les jeunes par plaisir. 

Parmi les passions de Richard Vogel se trouve le fait de... s'occuper de et débourrer ses jeunes chevaux ! © Mélina Massias

“Je crois qu’il n’y a pas de secret, sinon que de s’adapter à chaque cheval et de garder sa propre motivation à chaque concours !”

Vous semblez parvenir non seulement à faire couple extrêmement rapidement avec les nouveaux chevaux qui passent entre vos rênes, mais aussi à beaucoup gagner d’entrée avec eux. Quel est votre secret ?

Je n’ai pas vraiment de secret ! L’avantage que je peux peut-être avoir est lié au fait que j’ai toujours dû m’adapter aux chevaux que je montais lorsque j’étais plus jeune. J’ai dû trouver des solutions pour m’entendre avec des montures très différentes les unes des autres, et pour améliorer mon équitation. L’adaptation a toujours fait partie de mon équitation. Au-delà de ce point, je suis aussi un cavalier qui aime être efficace. D’une certaine manière, c’est quelque chose que j’ai toujours eu dans le sang, et le fait de travailler avec quelqu’un comme Hugo Simon, qui est toujours motivé et prêt à aller vite lorsqu’il entre en piste, n’a fait que renforcer cet aspect. Je pense que c’est un bon état d’esprit. La plupart des chevaux aiment aussi évoluer dans un rythme soutenu. Ce n’est pas nécessairement simple à appréhender en tant que cavalier, mais lorsqu’on parvient à monter avec un train soutenu, en accordant beaucoup de liberté aux chevaux, je trouve qu’ils y prennent du plaisir. Dans la majorité des cas, cela rend aussi les sauts beaucoup plus faciles pour eux. Mais pour pouvoir mettre cela en place, la perméabilité aux aides doit être acquise et en place. Pour conclure, je crois qu’il n’y a pas de secret, sinon que de s’adapter à chaque cheval et de garder sa propre motivation à chaque concours !

Ultra-compétitif, Phenyo van het Keysersbos s'impose régulièrement sous la selle de Richard Vogel. © Sportfot

L’hiver, vous passez beaucoup de temps aux Etats-Unis, mais vous voyagez aussi énormément, notamment durant la saison de la Coupe du monde. Comment gérez-vous tous ces vols, le décalage horaire, les changements incessants dans votre vie et votre routine ? Cela semble être un rythme très exigeant… Vous imaginez-vous poursuivre ainsi toute votre vie, avec la même intensité qu’aujourd’hui ?

C’est une très bonne question. Je dirais que non, même si je prends beaucoup de plaisir dans ce que je fais aujourd’hui. Je pense que cela est intimement lié à l’état d’esprit. Tous ensemble, nous formons une équipe très jeune, dynamique et motivée, et je ne parle pas seulement de Sophie, David ou de moi. J’inclus dans ce constat tous nos grooms et tous les membres de notre équipe à la maison. Ils sont tous super motivés et plein d’énergie. Alors, même les jours où on a un petit coup de mou, toute cette ferveur collective est d’une grande aide. C’est contagieux ! Je plaisante souvent en disant que le décalage horaire n’existe pas et qu’il est seulement dans nos têtes. Ce n’est qu’une blague, car je sais évidemment que cela existe, mais s’en inquiéter n’arrange pas la situation. Il faut avant tout trouver le fonctionnement qui nous convient. Par exemple, lorsqu’on va en Floride, la fatigue se fait ressentir les premiers soirs, car il est déjà très tard en Europe. Passer du temps avec des amis, aller dîner, ou simplement rester éveillé assez longtemps pendant un ou deux jours peut être très bénéfique pour rapidement retrouver un rythme adéquat. Dans notre équipe, nous partons du principe que rien n’est un problème. C’est un peu notre mentalité. Nous essayons davantage de chercher des solutions plutôt que de nous concentrer sur les problèmes. 

Richard Vogel vit aujourd'hui à une cadence soutenue et se coupe régulièrement en deux entre l'Europe et les Etats-Unis. © Sportfot

“Avant de penser à révolutionner le sport, il y a beaucoup d’autres choses sur lesquelles nous pouvons nous améliorer individuellement en faveur de l’environnement”

Le sport de haut niveau implique de nombreux déplacements, coûteux en énergie et pour la planète. Les conséquences du dérèglement climatique sont de plus en plus visibles au quotidien. En sachant que l’agriculture est l’élément de départ pour élever des chevaux, êtes-vous inquiet par rapport au climat pour l’avenir ? Quelles solutions pourraient être envisagées pour réduire le bilan carbone du sport ?

Certaines personnes extrémistes diront peut-être que je prends cela trop à la légère, mais je crois qu’il faut toujours mettre les choses en perspective. Si l’on prend l’exemple de notre sport : chaque week-end, nous prenons part à des concours fantastiques, dans des endroits merveilleux, où les spectateurs sont heureux de se rendre pour suivre notre discipline et assister à un barrage palpitant. Le haut niveau fait partie de nos vies en tant qu’athlètes. Et le haut niveau implique de se mesurer aux meilleurs, tout autour du monde. Si nous n’affrontions que les gens de notre propre nation, ou seulement de notre ville - conduire du Sud au Nord de la France demandant également de parcourir de nombreux kilomètres - nous atteindrions peut-être le sommet au sein de ce petit cercle, mais cela n’aurait rien à voir avec l’élite du sport ! Si l’on réduisait nos déplacements, on ne concourrait plus que face à nos voisins, avec des chevaux que nous aurions élevés nous-mêmes. Il n’y a pas d’autres moyens de nous confronter aux meilleurs qu’en parcourant le monde. Avant de penser à révolutionner le sport, il y a beaucoup d’autres choses sur lesquelles nous pouvons nous améliorer individuellement en faveur de l’environnement. Le sport de haut niveau comporte beaucoup d’aspects positifs, non seulement pour les athlètes mais aussi pour les spectateurs et pour la culture en général. La Chine et le Moyen-Orient n’ont, historiquement, pas été très inclus dans notre sport, mais ils sont très curieux à propos des chevaux et ouverts d’esprit. Ces pays font-il preuve du meilleur horsemanship ? Non, je ne crois pas, mais nous devons leur donner leur chance et leur donner le temps de développer cela. Les chevaux et le sport font partie de la culture occidentale et de nos vies depuis de longues années, et je crois qu’il est important que d’autres cultures puissent aussi avoir accès aux chevaux et découvrir toute la science qui les entourent. 

En ce qui concerne les chevaux en eux-mêmes, évidemment, lorsqu’ils ont trois, quatre ou cinq ans, nous essayons de les laisser au plus près de la nature, dans la mesure du possible et du raisonnable. En revanche, une fois qu’ils atteignent un certain niveau sportif, avec les voyages que cela implique, pas besoin de nous mentir à nous-mêmes : ils sont bien loin de ce qu’ils feraient en pleine nature, à l’état sauvage. C’est pareil pour nous : nos conditions de vie sont incomparables à celles de nos ancêtres. Cela fait partie de l’évolution. Il y a des centaines d’années, nos corps étaient totalement différents de ce qu’ils sont aujourd’hui. Je pense qu’il en va de même pour les chevaux, dont l’élevage a drastiquement changé au fil des siècles. Aujourd’hui, ils sont pensés pour le sport. Pour nous, il est très important que nos chevaux, mêmes les meilleurs, aillent au pré à la maison. Avec certains étalons, ce n’est pas toujours possible, mais nous faisons toujours notre maximum pour qu’ils puissent aller dehors. United, par exemple, va au pré quasiment tous les jours. Nos chevaux sont toujours très heureux de sortir, mais ils le sont aussi de rentrer au box ensuite. En fonction des individus, la durée idéale passée au pré varie. Certains préfèrent y rester davantage, d’autres moins, mais tous sont heureux de profiter des soins qui leur sont prodigués par tous les grooms. Les chevaux de haut niveau ont l’habitude d’être chouchoutés et de recevoir beaucoup d’attention de notre part. Si, du jour au lendemain, on leur imposait de vivre comme à l’état sauvage, ils se sentiraient assurément perdus ! 

"Le sport de haut niveau comporte beaucoup d’aspects positifs, non seulement pour les athlètes mais aussi pour les spectateurs et pour la culture en général", estime l'Allemand. © Dirk Caremans / Hippo Foto



“Je ne dis pas que tout est parfait, mais les chevaux ont aujourd’hui de bien meilleures vies qu’il y vingt ou trente ans”

Ces dernières saisons, vous êtes devenu une personnalité majeure de votre sport. Aimeriez-vous utiliser davantage votre voix pour défendre des causes qui vous sont chères ? Steve Guerdat a, par exemple, longtemps été un grand défenseur du saut d’obstacles mondial, même s’il consacre désormais moins d’énergie à tenter de convaincre tout le monde

Je ne suis pas vraiment du genre à me lancer dans ce genre de combat… Je pense que, globalement, notre sport va dans une très bonne direction. Les chevaux deviennent meilleurs et meilleurs, il y a de plus en plus de très bons cavaliers, etc. Si l’on regarde quelques années en arrière, il y avait peut-être deux ou trois nations capables de remporter un grand championnat. Aujourd’hui, elles sont beaucoup plus nombreuses ! Le sport s’élargit et s'améliore ; c’est une super nouvelle. Il y a des gens qui n’apprécient pas du tout l’équitation et y sont totalement opposés, mais je crois fermement que ces personnes-là n’ont simplement jamais véritablement vu comment nos chevaux sont traités, ni tout ce que nous faisons pour eux, et qu’elles ne savent pas ce que les chevaux veulent. C’est impossible de les comparer à des chevaux élevés pour des activités complètement différentes, ou aux chevaux qui existaient il y a cent ans ! Cela étant, je pense que même des chevaux élevés de manière totalement différente prendrait aussi du plaisir dans nos systèmes. En tout cas, c’est le cas des nôtres. Ils aiment la vie que nous leur offrons. Par exemple, Gangster et Cloudio, deux de nos très bons chevaux, ont toujours voulu bien faire, dès le départ, mais ont chacun rencontré leurs petites difficultés ; Cloudio avec sa technique des antérieurs, et Gangster, lui, était un peu regardant et réservé - et il l’est toujours. Mais lorsqu’en tant que cavalier, on parvient à leur donner la confiance dont ils ont besoin, à travailler sur leurs faiblesses tout en continuant d’améliorer leurs atouts, leur personnalité grandit et ils ressentent eux aussi une forme de fierté face à leurs progrès. Ils en ont assurément conscience. C’est assez incroyable d’être le témoin de ce changement, de voir à quel point la personnalité d’un cheval peut évoluer. Quelqu’un qui regarde notre sport de l’extérieur ne peut pas ressentir ce que nous ressentons. C’est très difficile à expliquer à quelqu’un qui n’a jamais évolué au plus près des chevaux. De toute façon, je ne suis pas sûr que les personnes qui sont vent debout contre l’équitation aient envie de comprendre ou entendre cela… Je ne pense pas qu’on puisse les convaincre. À mon sens, il n’y a pas plus de personnes contre notre sport qu’avant ; elles ont simplement un accès plus simple à un moyen de communication, notamment via les réseaux sociaux. De fait, on les entend davantage maintenant que par le passé. La portée de leurs discours est devenue si impressionnante qu’on peut parfois penser que ces gens-là sont de plus en plus nombreux, mais je ne pense pas que ce soit le cas. 

Le numéro deux mondial trouve que le sport va globalement "dans une très bonne direction". © Sportfot

Sur les réseaux sociaux, il y a aussi des personnes extrêmement compétentes qui n’évoluent, certes, peut-être pas à haut niveau, mais qui ont parfaitement conscience des besoins fondamentaux des chevaux et défendent les intérêts de ces derniers. Cela ne semble pas être une mauvaise chose, bien au contraire…

Non, bien sûr ! C’est comme tout dans la vie : il y a aussi des personnes qui émettent des critiques positives et essayent de faire avancer les choses dans le bon sens. C’est aussi l’un des avantages que présente le fait de travailler à trois, avec Sophie et David : c’est toujours bon d’avoir quelqu’un qui est proche de soi capable de dire “Richie, je crois que ce que tu fais n’est pas bien”. Je pense que c’est la meilleure façon d’avancer, car les personnes que l’on ne connaît pas bien ont souvent peur de nous décevoir ou n’ont pas envie d’être en désaccord avec nous. Ils ferment parfois les yeux sur certaines choses. Avoir quelqu’un capable de vous critiquer de façon constructive, tout en étant lui-même très calé dans sur le sport, est vraiment bénéfique. Cela nous permet de progresser. Je ne dis pas que tout est parfait, mais les chevaux ont aujourd’hui de bien meilleures vies qu’il y vingt ou trente ans. Les soins qu’ils reçoivent ne cessent de s’améliorer. Il y a de plus en plus de CSI 5*, et nous devons veiller à ce que les chevaux ne sautent pas outre-mesure, mais il y a plein d’exemples qui soulignent mon point. Le cas de United Touch en est un : de tous les CSI 5* dans lesquels j’aurais pu l’engager cette saison, il n’en a disputé que quatre (avant celui de Riesenbeck, ndlr) ! Bien sûr, je ne suis pas le seul bon exemple. On pourrait d’ailleurs me pointer du doigt pour des choses que je n’ai pas faites au mieux, mais il faut apprendre de cela. Personne n’est parfait, et je ne fais pas exception à cela ! Mais, au bout du compte, je pense que l’évolution de notre sport montre que nous essayons tous de faire au mieux pour nos chevaux, en établissant le bon programme sportif pour eux, tout en respectant leurs besoins.

Entre janvier et juillet 2026, United Touch S n'a pris part qu'à cinq CSI 5*, à Bâle, Bois-le-Duc, Aix-la-Chapelle, La Baule et Riesenbeck. © Mélina Massias

“Il faut toujours garder à l’esprit que nous avons une responsabilité envers nos chevaux”

Comme évoqué précédemment, votre influence est grandissante dans le sport. Beaucoup de personnes vous admirent. Pour vous, ce statut rend-t-il encore plus important le fait de montrer le bon exemple avec vos chevaux, même si les erreurs sont évidemment humaines et inévitables ? 

Je ne sais pas si on peut dire que cela est plus important puisque nous devons avant tout faire de notre mieux pour nos chevaux. Je ne pense pas que l’on devrait faire quelque chose parce que les gens nous regardent, parce que nous endossons le rôle de modèle pour certains ou se dire “je dois être un bon exemple, alors je vais bien me comporter”. Non. Ce qui nous anime, c’est avant tout l’amour des chevaux. On pratique ce sport car nous aimons être au contact des chevaux, car nous aimons nos chevaux. Nous avons des obligations vis-à-vis d’eux en premier lieu ; nous devons les traiter aussi bien que possible. Aujourd’hui, il y a évidemment plus de regards braqués sur moi, mais aussi sur toute notre équipe, qu’il y a cinq ou dix ans. Mais je dirais surtout que cela me donne une raison supplémentaire d’agir comme un bon modèle, la première restant les chevaux.

En quelques saisons, Richard Vogel est devenu l'idole de nombreux équitants. © Sportfot

Avez-vous déjà regretté certaines choses dans votre jeune carrière ?

Oh oui, beaucoup ! Lorsqu’on est jeune et motivé, et cela m’arrive encore aujourd’hui, on manque parfois de patience. Il y a quelques années, laisser du temps au temps était difficile pour moi. Comme beaucoup de cavaliers qui essayent d’atteindre le haut niveau, j’étais très ambitieux et j’avais envie de progresser rapidement. Seulement, avec les chevaux, il faut du temps. Parfois plus qu’on ne l’aurait anticipé. Il arrive même que l’on doive faire un pas en arrière. La patience est un élément clef de notre métier et ce n’est pas toujours ce qui est le plus facile à appréhender pour moi et pour bien d’autres cavaliers. Fort heureusement, je n’ai pas le souvenir de moments majeurs où les choses ont mal tourné, mais nous faisons tous des petites erreurs chaque semaine, comme établir un mauvais plan pour son parcours. Cela m’est arrivé à Rotterdam : j’avais prévu de faire huit foulées entre le numéro 2 et le numéro 3 dans l’épreuve à 1,50m du vendredi. Finalement, j’en ai fait sept, ce qui a mis ma jument top à plat et j’ai terminé le parcours avec deux fautes car je n’ai pas suivi mon plan. Ce n’est pas quelque chose de positif, mais ça arrive, et il faut savoir en tirer des leçons pour s’améliorer. Il faut toujours garder à l’esprit que nous avons une responsabilité envers nos chevaux ; lorsque nous passons du temps avec eux, lorsqu’on les monte, nous devons être pleinement avec eux, concentrés. C’est pour cela que j’essaye de ne pas avoir mon téléphone avec moi, ou du moins de ne pas le regarder, dans ces moments-là, afin d’être aussi présent que possible dans l’instant et éviter de commettre des erreurs.

L'Allemand tâchera de mettre à profit ses apprentissages des vingt-neuf dernières années pour devenir le deuxième cavalier de l'histoire à réaliser le Grand Chelem Rolex, en septembre à Calgary, après ses victoires à Bois-le-Duc et Aix-la-Chapelle. © Ashley Neuhof / Rolex

Photo à la Une : Le bondissant Cloudio ne laisse pas indifférent sous la selle de l'Allemand de vingt-neuf ans ! © Sportfot