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“En intégrant le Top 10 mondial pour la première fois, j’ai dit à mon équipe d’en profiter, pensant que cela ne durerait peut-être qu’un mois ou deux”, Richard Vogel (3/4)

Richard Vogel n'a quitté le Top 10 mondial qu'à deux reprises depuis qu'il y a fait son entrée en décembre 2023.
Interviews samedi 1 août 2026 Mélina Massias

Richard Vogel sera-t-il numéro un mondial en août ? Il est encore trop tôt pour l’affirmer, mais une performance majeure à Aix-la-Chapelle, cet été, assurerait sans doute à l’Allemand de porter le brassard de meilleur cavalier du monde dès septembre. Pour autant, celui qui accorde une grande importance à la gestion de son piquet de chevaux ne courra pas à tout prix après cette distinction honorifique. Dans le troisième volet de cet entretien, l’ancien disciple de Ludger Beerbaum et Hugo Simon, qui pourrait bien devenir le deuxième vainqueur du Grand Chelem Rolex de l’histoire dans quelques semaines, parle de son système, de Cloudio, Gangster Montdesir et d’Iron Dames*Abou-Chaker, trois excellents complices, ainsi que de ses poulinières et autres jeunes chevaux.

La première partie de cette interview est à (re)lire ici.
La deuxième partie de cette interview est à (re)lire ici.

En juin, pour la première fois de votre carrière, vous êtes devenu numéro deux mondial au classement mondial Longines de la Fédération équestre internationale (FEI). Il y a cinq ans, vous attendiez-vous à en être là dans votre carrière ?

Non, absolument pas ! Il y a trois ans, en intégrant le Top 10 mondial pour la première fois, je me souviens avoir dit à toute mon équipe d’en profiter, pensant que cela ne durerait peut-être qu’un mois ou deux. Cela me semblait irréel ! Je ne pensais pas que ça se reproduirait et, finalement, nous n’avons pratiquement pas quitté le Top 10 ces trois dernières années (depuis décembre 2023, l’Allemand n’a figuré en-deçà du dixième rang qu’à deux reprises, ndlr). Cette deuxième place est avant tout le reflet du piquet de chevaux que nous avons et de tout le travail fantastique fourni par l’équipe qui nous entoure, mes chevaux et moi. Nous avons un bon nombre de montures, ce qui me permet de participer à de nombreux concours tout autour du monde. L’hiver, nous passons beaucoup de temps à Wellington. Cette année, et comme souvent, je n’avais même pas emmené Cloudio (Casall x Cassini I) et United, mes chevaux de tête. Malgré tout, nous avons vécu une très bonne saison en Floride avec des montures en pleine ascension à l’image de Gangster Montdésir (Kannan x Windows vh Costersveld, alias Cornet Obolensky). Pendant ce temps, Cloudio et United ont eu un programme un peu allégé pour débuter l’année, et ils vont monter en puissance cet été. Cela nous permet d’alterner, de ne pas en demander trop à un seul cheval et d’accorder à chacun des bonnes périodes de repos. Mais pour cela il faut avoir une excellente équipe. Je ne peux pas suffisamment souligner l’importance de la mienne. Quand je passe quatre mois quasiment exclusivement à Wellington, ou que je voyage d’un concours à l’autre toutes les semaines du jeudi au dimanche, avec deux ou trois chevaux, ce sont les personnes qui m’entourent qui prennent soin des montures restées aux écuries. Et elles font cela à merveille ! Pour bien figurer au classement mondial, les résultats en piste comptent évidemment, mais les obtenir sans une très bonne équipe et un super piquet de chevaux est impossible.

Richard Vogel ne forcera pas le destin ; s'il doit devenir numéro un mondial, il le deviendra grâce à sa gestion avant tout. © Sportfot

Devenir numéro un mondial fait-il partie de vos objectifs ?

Je ne décrirais pas cette perspective comme un objectif en soi. J’ai évidemment envie de faire encore mieux, de faire progresser mes chevaux et de gagner en régularité. Et si j’y parviens, il pourrait en résulter une meilleure place au classement mondial. En revanche, si devenir numéro un mondial se transforme en véritable but, je pense qu’on peut facilement être obnubilé par cela. De fait, on ne pense plus à établir le programme sportif idéal de chaque cheval, mais à suivre le planning qui nous mènera vers le rang de numéro un. Ce n’est pas ce que je veux. Si je deviens numéro un mondial parce que mes chevaux sautent merveilleusement bien et se montrent très performants, ce sera fantastique et nous en serons tous très heureux, mais je ne pense pas que nous devons en faire une priorité absolue. Les sorties de United en concours ont été programmées dès le début de l’année. Après Aix-la-Chapelle, nous avions déjà envisagé deux concours sans pression (La Baule et Riesenbeck, ndlr), où une faute ne serait pas dramatique, et je ne pense pas qu’il soit judicieux de changer cela maintenant et de l’engager dans davantage de compétitions juste parce qu’il est notre meilleur cheval et que nous voulons courir après le brassard de numéro un mondial. Pour moi, le plus important est de penser à long terme. Si la place de numéro un mondial nous revient grâce à notre bonne planification, ce sera super, et si ce n’est pas le cas, parce que nous préservons United et les autres, nous le vivrons très bien aussi !

United Touch S poursuivra son programme aménagé quoi qu'il advienne. © Tom Lovelock / Rolex

“Ma mère m’a inculqué l’importance d’avoir une bonne assiette, d’avoir une bonne position et une bonne influence sur les chevaux”

Vous gérez vos écuries avec Sophie Hinners, vingt-deuxième mondiale, et David Will, actuel sélectionneur de l’équipe saoudienne de jumping. À quoi ressemble votre organisation ? Quels sont les principaux avantages liés au fait d’être quotidiennement entouré de deux personnes pleinement impliquées au plus haut niveau ?

Ils sont nombreux ! Tout d’abord, David a beaucoup d’expérience, plus que Sophie et moi. Il a participé à des grands championnats avant même que nous n’affrontions nos premiers parcours à 1,60m ! Il a notamment contribué à la médaille d’argent de l’Allemagne lors des championnats d’Europe de Riesenbeck, en 2021, avec son partenaire d’alors, C Vier 2 (Cardento x Concorde). C’est un très bon cavalier, qui est très aguerri. Comme il est également un peu plus âgé que nous (l’Allemand a trente-huit ans, ndlr), il nous a aidés lorsque nous avons abordé le très haut niveau et nos premiers CSI 5*. La présence de David au sein de notre équipe nous a apporté beaucoup de confiance. 

Ensuite, je pense que Sophie et moi formons un très bon duo. Nous sommes très complémentaires car nous sommes très différents sur plein d’aspects. Sophie est assez légère dans son équitation et elle monte avec beaucoup de sentiment, ce qui correspond très bien à certains chevaux. Parfois, cela peut aussi être bénéfique pour elle que je monte quelques-uns de ses complices à la maison, ne serait-ce que sur le plat. Si nous n’avions pas été dans la même écurie et qu’elle avait monté United, je ne suis pas sûr qu’il serait devenu le cheval qu’il est aujourd’hui. À l’inverse, Iron Dames*Singclair (Singular LS x Cardento) est absolument merveilleux sous sa selle et ne sauterait sans doute pas aussi bien avec moi ! Sophie est une cavalière fantastique, et elle serait tout à fait capable de monter United en compétition, tout comme je pourrais aussi monter Singclair, mais au très haut niveau, il faut former des couples vraiment très forts avec les chevaux. Le fait que nous soyons trois cavaliers au sein de l’écurie nous offre donc l’opportunité de donner les meilleures chances possibles à chaque cheval, en fonction des affinités de chacun. Cela permet de faire ressortir le meilleur de nos montures. Nous sommes trois cavaliers différents et capables de monter des types de chevaux différents, ce qui constitue probablement notre plus grand avantage !

Ici entouré d'Otto Becker et David Will, Richard Vogel évolue dans un système bien rodé. © Mélina Massias



Vous entraînez-vous avec ou demandez-vous conseils à d’autres personnes que vos deux associés ?

J’ai eu la chance d’être entouré de grands Hommes de chevaux toute ma vie. Durant mon enfance, ma mère est celle qui m’a le plus appris. Elle m’a inculqué l’importance d’avoir une bonne assiette, d’avoir une bonne position et une bonne influence sur les chevaux. Lorsque j’avais douze ans, ma maman est décédée et mon oncle, Richard Grom, a pris le relais dans mon éducation équestre. Il ne monte pas à haut niveau mais est un très bon formateur et entraîneur de jeunes chevaux. J’ai eu beaucoup de chance de l’avoir et il est sûrement celui qui a eu le plus d’influence sur mon équitation. Aujourd’hui encore, il m’aide beaucoup, en particulier durant l’hiver. Lorsque United a besoin de sauter à la maison, mon oncle s’en charge en mon absence. Son soutien est très précieux pour moi. J’ai aussi eu le plaisir de travailler pour quelqu’un comme Ludger Beerbaum, qui a été mon idole toute ma vie. Participer à des Coupes des nations, et même à des championnats aux côtés de Marcus Ehning est aussi très enrichissant. Pendant deux ans et demi, j’ai également monté pour Hugo Simon, avec qui je me suis donc entraîné. J’ai toujours une super relation avec lui et je peux le solliciter pour un conseil. Aux Etats-Unis, j’ai le plaisir de côtoyer McLain Ward, avec qui je peux échanger et dont j’apprends beaucoup, ne serait-ce que dans la façon dont il effectue sa reconnaissance ou établit sa stratégie. Être guidé et épaulé par des personnes très expérimentées et pleines de bons conseils est très utile pour n’importe quel cavalier, peu importe son niveau. Avoir quelqu’un qui garde un œil sur nous, qui nous connaît suffisamment bien et peut avoir une influence positive sur nous est très important selon moi.

Toujours très bien entouré, le numéro deux mondial peut notamment compter sur le soutien de McLain Ward lorsqu'il en a besoin. © Sportfot

“Nous recherchons quelqu’un qui serait prêt à acheter Gangster Montdesir pour nous, ou à en partager la propriété à nos côtés, afin de vivre une belle aventure à long terme”

En septembre dernier, vous avez pris les rênes du Selle Français Gangster Montdésir (Kannan x Windows vh Costersveld, alias Cornet Obolensky), avec lequel vous avez très vite trouvé le chemin du succès. Quel regard portez-vous sur son évolution ?

Gangster est un cheval qui nous procure beaucoup de joie. Il est arrivé dans mon piquet alors qu’il n’avait jamais vraiment sauté plus d’1,45m. À ce moment-là, nous ne nous disions pas qu’il allait devenir un champion en Grand Prix 5*. L’idée était plutôt de le découvrir et d’apprendre à le connaître. Depuis le premier jour, sa progression est fantastique. Il veut toujours faire de son mieux. Il est très sensible. Sur le plat, il n’est pas le cheval avec le plus de sang, et il ne montre pas une motivation débordante pour le dressage, à l’inverse du saut d’obstacles ! Il est toujours partant pour sauter et montre alors toute son énergie. Dès nos premiers concours, nous avons connu nos premiers succès, mais le fait de l’emmener aux Etats-Unis cet hiver lui a été, je crois, très bénéfique. J’ai pu passer beaucoup de temps avec lui en fin d’année et cela nous a été vraiment profitable. Outre-Atlantique, je concours avec les mêmes chevaux chaque semaine, là où le groupe qui m’accompagne change à chaque concours en Europe. Avec Gangster, nous avons ainsi pu construire un lien plus solide, qui nous a permis de franchir le dernier cap qui nous séparait du niveau à 1,60m. Son hiver a été très fructueux ! Nous l’avons emmené à la finale de la Coupe du monde à Fort Worth, ce qui était un défi de taille pour lui. Les deux premiers jours ne se sont pas vraiment déroulés comme espéré (le duo a d’abord concédé une faute sur le dernier dans la Chasse, puis huit points dans la seconde étape, lors de laquelle Richard Vogel a même chuté après la ligne d’arrivée, ndlr), mais il a montré tout son potentiel, quel battant et quel super cheval il est lors de la finale (en signant un excellent double zéro pour décrocher la neuvième place du classement final, ndlr). Nous fondons de grands espoirs en lui et nous sommes très fiers de sa progression (depuis cet entretien, le bai a remporté son deuxième Grand Prix 5*, dimanche 28 juin, à Calgary, ndlr). 

Depuis septembre 2025, l'excellent Selle Français Gangster Montdesir fait le bonheur de Richard Vogel et déploie peu à peu ses ailes. © Sportfot

Selon les données de la Fédération équestre internationale, Gangster Montdésir appartient à Karlswood Partners, et donc aux équipes de Cian O’Connor, depuis 2024. Est-ce toujours le cas ?

Non. Durant l’hiver, nous avons pu racheter Gangster. Il nous appartient donc désormais, ce qui est évidemment une super situation. Nous avons la main sur son programme sportif et nous n’avons pas à craindre qu’il parte dans de nouvelles écuries du jour au lendemain. Cela nous permet d’avoir une vraie sécurité avec lui. Toutefois, nous restons des professionnels et nous devons vivre de notre métier. Il nous faut obtenir des rentrées d’argent, notamment pour assumer toute notre équipe et les nombreux employés qui la composent. Chaque mois, les coûts sont conséquents, et je ne suis pas sûr que nous parviendrons à conserver Gangster pour toujours… Pour l’instant, nous y arrivons, et nous recherchons d’ailleurs quelqu’un qui serait prêt à l’acheter pour nous, ou à en partager la propriété à nos côtés, afin de vivre une belle aventure à long terme.

Travaillez-vous toujours avec Cian O’Connor ?

Oui, de temps en temps. Dès lors que Cian a un cheval qui, selon lui, convient davantage à notre système, ou s’il a besoin d’un coup de main pour X ou Y raison, nous collaborons toujours. Nous sommes très heureux que Cian ait mis Gangster, en qui il a toujours cru, sur notre chemin. Il l’a acheté lorsqu’il avait sept ans, pour une somme déjà importante. Puis les choses ne sont pas vraiment allées dans la direction qu’il espérait. Mais comme il avait beaucoup d’estime pour Gangster, il m’a appelé en nous disant “je pense que j’ai un cheval extraordinaire, avec des capacités rares. Nous n’avons pas encore trouvé le bon binôme pour lui, voudrais-tu l’essayer ?” Je suis extrêmement heureux qu’il ait pensé à moi à ce moment-là et qu’il m’ait offert la chance d’entrer la vie de Gangster.

Cian O'Connor avait repéré le potentiel de deux chevaux qui brillent aujourd'hui avec Richard Vogel : Gangster Montdesir et Cloudio ! © Sportfot

“Comme nous pensons qu’Abou Chaker va devenir un cheval extraordinaire, nous voulions conserver son héritage génétique avant de le castrer”

Cloudio, douze ans, est un autre de vos chevaux de tête. Il a énormément progressé ces derniers mois. Quid du couple que vous formez avec lui ? Quelles sont vos attentes pour la suite à ses côtés ?

Cloudio est très différent de Gangster, mais il est aussi génial ! Depuis ses débuts avec moi, il donne le meilleur de lui-même. C’est une caractéristique qu’il partage avec Gangster. Sans cela, ils n’évolueraient sans doute pas au plus haut niveau. Au départ, Cloudio n’avait pas la meilleure technique des antérieurs. Il a dû apprendre à se coordonner et a eu besoin d’entraînement et de temps. Il a considérablement progressé et a désormais un très, très bon style de saut, surtout devant. Il a aussi gagné en expérience. Il est désormais beaucoup plus fort physiquement et est devenu un cheval très fiable. Il a obtenu de très bons résultats et a montré de très bonnes choses, dès la fin d’année dernière. Il a parfaitement endossé le rôle d’un cheval de tête, aux côtés de United. D’ailleurs, si nous n’avions pas United, Cloudio pourrait tout à fait être numéro un. J’ai vraiment beaucoup de chance d’avoir non seulement United, mais aussi Cloudio et Gangster, qui sont totalement à l’aise au plus haut niveau. Ils ont leurs spécificités, et je dois veiller à être bien concentré pour adapter ma façon de monter à chacun d’eux, mais ce sont trois chevaux très talentueux et agréables au quotidien.

Deuxième du Grand Prix Rolex de Falsterbo en juillet, le démonstratif Cloudio est un excellent atout du piquet de l'Allemand. © Ashley Neuhof / Rolex



Cloudio est encore entier. Est-il disponible à l’élevage ?

Cloudio dispose d’un super papier, mais il ne fait pas du tout la monte en ce moment. Ces dernières années, nous avons vraiment voulu nous concentrer sur le sport. Nous devions encore progresser sur beaucoup d’aspects et nous en sommes venus à la conclusion que lui imposer la reproduction en parallèle serait trop pour lui. Avec ses progrès et sa régularité, nous pourrons reconsidérer la partie élevage dans les prochaines années. Si nous décidons de lui accorder une période plus calme en début d’année, il pourrait peut-être se concentrer quelque temps sur ses devoirs d’étalon. C’est une option, mais nous n’avons pas encore tranché. Je pense que la décision que nous avons prise ces dernières saisons était en tout cas la bonne. Il a pu se concentrer sur son rôle de cheval de sport et nous ne l’avons pas submergé avec la monte en plus. 

Les éleveurs pourront peut-être bientôt profiter des qualités et de la génétique de Cloudio. © Rolex Series

Quid d’Iron Dames*Abou-Chaker (Alaba 2 x Comme Il Faut) ? À neuf ans, il a déjà fait sensation et signé des sans-faute en Grands Prix 5* ! On imagine que vous rêvez d’un futur brillant à ses côtés…

Oui, je crois qu’il a vraiment un avenir radieux devant lui. Abou Chaker est un peu trop… viril. Nous avons plusieurs étalons, entre United, Cloudio et lui notamment. Son comportement d’entier était très marqué l’an dernier. Il était alors monté par Sophie et nous nous sommes dit que ce serait peut-être une bonne chose que je l’emmène sur ses premières épreuves à 1,60m, tout en tentant d’améliorer sa concentration. Il est vrai qu’il était souvent plus intéressé par l’idée de saillir des juments que par autre chose… J’ai donc pris le relais cet hiver à Wellington. Mais il nous a montré qu’il était très distrait et qu’il avait les idées très arrêtées. Après Wellington, nous avons mis sa carrière sportive en pause, afin de prélever et faire congeler sa semence. Comme nous croyons beaucoup en lui et pensons qu’il va devenir un cheval extraordinaire, nous voulions conserver son héritage génétique pour l’élevage. Et nous en sommes arrivés à la conclusion qu’il sera mieux pour tout le monde, et pour lui en premier lieu, de le faire castrer. Lorsque nous aurons constitué un stock de paillettes suffisant, il deviendra hongre. Avec un peu de chance, cela lui rendra la vie plus facile et lui permettra de se concentrer pleinement sur son travail. Le quotidien devenait presque dangereux dans certaines situations. Nous espérons donc que cela nous aidera, et l’aidera aussi.

Le numéro deux mondial estime qu'un avenir radieux attend le sublime Abou Chaker. © Sportfot

“Nous avons des poulinières et nous achetons chaque année quelques poulains”

Vous intéressez-vous à l’élevage ? Faites-vous vous-même naître quelques poulains ?

Oui, dans un lieu extérieur à notre écurie de sport, nous avons des poulinières et nous achetons chaque année quelques poulains. Au total, nous avons entre vingt et vingt-cinq poulains par génération. Certains de nos jeunes étalons font aussi la monte et nous aimons les utiliser sur nos propres juments. De cette manière, nous essayons de construire l’avenir, avec de bons groupes de jeunes chevaux. 

Certains sont-ils déjà sous la selle ?

Oui ! Le produit le plus âgé que nous avons a huit ans (il s’agit de Corey 7, Comme Le Père x Rockwell, ndlr). Mon père est son naisseur. Il est issu d’une jument que je montais lorsque j’étais encore Junior (Rosy, ndlr). C’est un chouette cheval. Il ne sautera peut-être pas 1,60m, mais il est très agréable à monter. Je crois qu’il sera très compétitif à 1,50m dans le futur (il a déjà terminé deuxième de la finale réservée aux chevaux de sept ans à Donaueschingen avec Pia-Luise Baur l’été dernier, ndlr).

Richard Vogel s'intéresse aussi à l'élevage, une activité aussi pratiquée par son père, Martin Vogel ! © Sportfot

Le quatrième et dernier épisode de cet entretien sera disponible prochainement sur Studforlife.com…

Photo à la Une : Richard Vogel n'a quitté le Top 10 mondial qu'à deux reprises depuis qu'il y a fait son entrée en décembre 2023. © Sportfot