Les meilleurs chevaux du championnat de France Pro Elite attisent les convoitises, cinq disparitions marquantes et une nouvelle recrue de choix pour un champion olympique
L’actualité est pour le moins chargée ces derniers jours. Cinq disparitions sont à déplorer : celles d’Uriko, de Baloubet de Talma, Legend, Werly Chin de Muze et Rosée du Bary. Côté mercato, le championnat de France Pro Elite de Fontainebleau a continué de faire des émules. En effet, après Grand Duc du Paradiso, vendu à Eve Jobs, les médaillés d’or et de bronze sont aussi partis vers de nouveaux horizons, tout comme First to Cash Out, fidèle complice de Leona Mermillod Baron. De son côté, Harry Charles s’est offert une sacrée pépite : la génialissime LT Holst Freda, dix-neuvième de la dernière finale de la Coupe du monde. Et le champion olympique a déjà fait connaissance avec sa grise. Récap’.
Pendant que Grand Duc du Paradiso fait ses débuts sous la selle d’Eve Jobs, qui a profité d’un CSI 3* pour découvrir l’ancien crack de Sara Brionne, de même que Good Star du Bary, d’autres chevaux ayant brillé lors du championnat de France Pro Elite de Fontainebleau ont changé d’écuries. C’est notamment le cas du champion en titre, Hard’Rock Queen HJD ! Médaillé d’or sous la selle de Julien Epaillard, qui le décrivait comme un extraterrestre, le grand bai a logiquement attisé la convoitise, et ce de la part de très, très grands pilotes. Rodrigo Pessoa est finalement l’heureux nouveau cavalier du fils de Lauterbach, comme l’a révélé GRANDPRIX.info fin mai. Âgé de seulement neuf ans, le hongre est né chez Céline Baron, puis a fait ses gammes chez la famille Bourdon, qui a toujours cru en lui. Après une formation réussie aux côtés de Mathieu et Alain, qui lui ont permis d’obtenir ses premiers classements à 1,45m, Hard’Rock Queen HJD a rejoint Julien Epaillard tout début 2026. Très vite, et alors que le Normand avait d’abord refusé de prendre ce nouveau complice sous son aile faute de temps, la magie opère et le Selle Français explose, laissant apparaître un potentiel hors norme. Vainqueur de son premier Grand Prix 3* en mars, il transforme l’essai un mois plus tard à Fontainebleau, en étant le meilleur cheval de son championnat national.
“Je crois que ce cheval a un potentiel énorme et mes propriétaires sont vraiment très motivés à l’idée de construire un piquet important pour les années à venir. Nous sommes très heureux !”, a confié Rodrigo Pessoa à GRANDPRIX.info, louant l’équilibre “hors du commun”, le “bon sang” et la grande intelligence de la barre de sa nouvelle pépite. À Fontainebleau, en avril, Julien Epaillard avait laissé entendre qu’Hard’Rock Queen HJD pourrait être un candidat aux prochains championnats du monde d’Aix-la-Chapelle. Si le petit fils de Coolcoran Cool Diamond ne défendra pas la bannière tricolore en août, il laisse rêveur Rodrigo Pessoa, qui pourrait bien étoffer encore son palmarès, déjà garni, entre autres, de titres de champions du monde, olympique et de trois victoires en finale de la Coupe du monde, avec ce produit de l’élevage et de la formation français.

Entre Julien Epaillard et Hard'Rock Queen HJD, l'association fut courte mais fructueuse ! © Mélina Massias
Come On quitte Inès Joly
Sur le terrain d’honneur du Grand Parquet, Hard’Rock Queen HJD était accompagné, sur le podium, de Fantasio Floreval, fidèle complice de Cédric Hurel, mais aussi de Come On, très démonstratif partenaire d’Inès Joly. Ce dernier a, lui aussi, trouvé un nouveau point de chute et n’évoluera plus sous la selle de la Tricolore. En effet, l’amazone a annoncé la nouvelle sur ses réseaux sociaux le 25 mai. “Ce n’est pas facile de trouver les bons mots… J’avais tellement de grands rêves avec mon petit Come On… Comi est vraiment unique en son genre, le type de cheval dont on remarque instantanément la rareté. J’aurais adoré être celle qui l’emmènerait au niveau suivant, mais je crois que son nouveau cavalier continuera cette aventure, en le faisant briller”, a écrit la Française. “Il a rendu tant de mes rêves réalité, et pour cela, je serai toujours reconnaissante d’avoir eu l’opportunité de monter cette superstar depuis ses sept ans. Dire au revoir à un cheval aussi spécial n’est jamais simple, pas seulement pour l’incroyable partenaire qu’il était en piste, mais aussi pour qui il était… Come On était le clown des écuries et avait le plus grand cœur qui soit. Il est impossible de ne pas l’aimer. Après deux années incroyables ensemble, Comi a quitté les écuries pour commencer un nouveau chapitre avec son nouveau cavalier. Aussi dur soit cet au revoir, je suis impatiente de le voir continuer à grandir et faire ce qu’il fait de mieux ! Je sais qu’il rendra sa nouvelle équipe aussi heureuse que nous.”
Âgé de neuf ans, le Zangersheide, né chez Jørgen Eriksen, au Danemark, a un temps été monté par l’Allemande Frederike Staack avant de défendre la bannière tricolore. D’abord associée à Cyrine Cheriff, lauréate de son premier Grand Prix 5* à Doha en début d’année, le bai par Comme Il Faut et d’une mère par le Selle Français Quamikase des Forêts a rejoint Inès Joly en mars 2024. Après une progression stable et linéaire, Come On a sauté sa première épreuve à 1,55m à huit ans seulement, fin 2025, puis son premier Grand Prix 4* au printemps suivant, avant, donc, de décrocher le bronze à Fontainebleau. Pour l’heure, l’identité de son nouveau cavalier n’a pas été officialisée.

Le prometteur Come On a quitté les écuries d'Inès Joly. © Mélina Massias
Leona Mermillod Baron dit au revoir à un fidèle complice
Dix-neuvième du championnat de France Pro Elite de Fontainebleau, First To Cash Out se tourne, lui aussi, vers de nouveaux horizons. Leona Mermillod Baron, qui était sa cavalière depuis son arrivée en France en 2022, passe le relais. Avec son complice, la jeune femme a évolué jusqu’en Grand Prix 4* et obtenu des classements jusqu’à 1,50m. Leur dernière sortie s’est conclue par un bon parcours, seulement entaché d’une faute, mi-mai à Bourg-en-Bresse. “Merci Cash, pour tout. Tu es arrivé à l’âge de sept ans, on a fait un beau bout de chemin ensemble, notre première victoire en Grand Prix 3*, nos premiers Grands Prix 4*, nos premiers CSI 5*, le Grand Palais, Genève, le CSIO 3* de Deauville avec la France et j’en passe. J’ai toujours pu compter sur toi en piste mais notre relation est bien plus que le sport : on se comprend à 100 %. Merci encore, je sais que où tu pars tu seras bien et que ta nouvelle cavalière sera comblée”, a écrit l’amazone sur ses réseaux sociaux le 24 mai, ne précisant toutefois pas l’identité du nouveau binôme de son fils de Volstrups Cash. Né au Danemark, le petit-fils de Balou du Rouet a commencé sa carrière internationale avec la Norvégienne Benedikte Serigstad Endresen.

Après cinq ans d'une belle association, les chemins de Leona Mermillod Baron et First to Cash Out se séparent. © Mélina Massias
LT Holst Freda rejoint un champion olympique
La raison l’a finalement emporté sur le cœur pour Julie Davey. Remarquable lors de la finale de la Coupe du monde de Fort Worth, au Texas, la Néo-Zélandaise est rentrée au pays… sans sa formidable LT Holst Freda, comme elle l’a confirmé auprès de Studforlife. En effet, la fille de Colman a été vendue par celle qui était sa propriétaire et sa cavalière depuis près de dix ans. Et la grise a déjà fait connaissance avec son nouveau cavalier, un champion olympique du nom d’Harry Charles ! Si sa compagne a grandement étoffé son piquet ces dernières semaines, le Britannique n’est pas en reste avec cette recrue de taille. Âgée de douze ans, la représentante de l’élevage kiwi d’Ewan Mackintosh a principalement concouru en Océanie, remportant notamment par deux fois sa ligue de la Coupe du monde, mais a largement fait ses preuves en foulant le sol européen pour la première fois au printemps. Ainsi, la belle a conclu le Grand Prix Rolex de Bois-le-Duc avec deux fautes aux obstacles en mars et s’est surtout montrée plus qu’à la hauteur à Fort Worth, avec des parcours d’excellente facture et une dix-neuvième place finale. Forcément, ces nombreuses qualités n’ont pas échappé aux yeux aguerris et ont permis à LT Holst Freda de notamment garnir son fan club, mais aussi de prendre un nouveau tournant dans sa carrière. À Kessel, Harry Charles a enregistré un bon sans-faute dans une épreuve à 1,40m, jeudi 28 mai. Si Julie Davey rêvait de participer aux Mondiaux d’Aix-la-Chapelle avec sa perle, elle devra désormais se contenter de la voir briller sous d’autres couleurs.

Harry Charles est tombé sous le charme de la merveilleuse LT Holst Freda et a réussi à convaincre sa fidèle cavalière et propriétaire de lui en céder les rênes. © Tiffany Van Halle / Hippo Foto
Uriko n’est plus
S’il était un étalon charismatique et au modèle irréprochable ou presque, c’était bien Uriko. Né sous le nom de Clooney, le bai au regard expressif a été endormi à dix-neuf ans, ont annoncé ses propriétaires jeudi 27 mai. “Certains étalons laissent derrière eux des succès. D’autres marquent l’histoire. Avec Uriko, nous faisons nos adieux à un reproducteur d’exception qui a marqué durablement l’élevage moderne des chevaux de saut d’obstacles Holsteiner. Ses descendants et petits-enfants brillent lors des approbations, des championnats et sur les pistes internationales du monde entier. Ils se distinguent par leur athlétisme, leur talent et un style unique. Uriko était à la fois un espoir, un pionnier et une figure de proue. Son influence perdure à travers ses descendants, ses succès et les traces qu’il a laissées. Adieu, Uriko. Merci pour tout”, a écrit le stud-book Holstein dans un dernier hommage. Et de préciser, par voie de communiqué : “En raison d'une affection orthopédique incurable, l'étalon a dû être euthanasié à l'âge de dix-neuf ans, après consultation des vétérinaires.” Si la carrière sportive du fils d’Untouchable 27, interrompue dès 2019 en raison d’une blessure, fut plus importante sur la scène nationale, où il a sauté jusqu’à 1,50m, qu’internationale, ses qualités de reproducteur lui ont permis de s’imposer dans le paysage de l’élevage mondial. Uriko peut ainsi revendiquer la paternité du brillant Uricas vd Kattevennen, vainqueur en Grands Prix 5* avec Harrie Smolders et au départ des Jeux olympiques de Paris en 2024 puis passé aux rênes de Callie Schott, Uniquo, auteur de bonnes performances jusqu'à 1,55m aux côtés de Jérôme Guéry, Uno 56, alias Bull Run’s Jireh, le meilleur complice de Kristen Vanderveen et auteur d’une très belle série à Doha en début d’année, mais aussi de la valeur montante du Holstein : le très athlétique United Way. Né aux Pays-Bas, le KWPN était un petit-fils de Lavito et un arrière-petit-fils de Corrado I. Selon Horsetelex, il compte un peu moins de sept-cents produits enregistrés, tandis que le SIRE en recense une centaine pour l’Hexagone.

Le séduisant Uriko avait fait plusieurs apparitions à Saint-Lô, à l'occasion du salon des étalons de sport. © Mélina Massias
Pénélope Leprevost pleure Baloubet de Talma
Une perte immense. Le 18 mai dernier, Pénélope Leprevost a annoncé la disparition subite de son bouillonnant Baloubet de Talma, des suites d’un accident survenu au pré. À quinze ans, l’atypique et spectaculaire alezan formait un véritable couple avec la Française depuis janvier 2025 et leurs débuts communs. Durant ces quatorze mois partagés, tous deux ont su se comprendre et s’entendre, permettant au Selle Français de vivre une seconde jeunesse et d’atteindre le plus haut niveau. Cet hiver, il avait même permis à son amazone de rêver d’une nouvelle finale de la Coupe du monde, dix ans après sa dernière apparition sur une telle échéance. Sept et cinquième des étapes de Lyon et Londres, le fils de Baloubet du Rouet et Reggae de Talma (Cento), l’une des matrones de l’élevage de Michel Guiot, avait contracté une légère blessure en début d’année, qui avait mis fin à tout espoir de voyage jusqu’au Texas. De retour à la compétition en mars, le frère utérin d’Une de l’Othain et propre frère entre autres, de Cocktail et Cocaïne de Talma, n’écrira pas la suite de sa belle histoire. Avant de rejoindre Pénélope Leprevost, Baloubet de Talma avait notamment évolué aux côtés d’Alexandra Francart, Audrey Teixidor et Valentin Pacaud. “Baloubet n’est pas un cheval ordinaire. Il est très chaud, parfois difficile à contrôler, déborde de sang mais il saute mieux que tous les autres chevaux ! Moi qui ai l’habitude de vendre mes chevaux, je l’ai acheté à quatorze ans. Nous l’avons acquis pour que je puisse me faire plaisir et le contrat a déjà été rempli dix fois”, confiait la Normande en début d’année dans les colonnes de Studforlife. Parmi les nombreux hommages rendus à l’atypique Selle Français, il y a notamment celui du haras de Talma : “Au revoir Balou. Ton tempérament te rendait particulièrement unique. Particulièrement énergique et guerrier, tu avais un cœur plus grand que toi. Ton énergie était souvent difficile à canaliser : tu voulais toujours donner 150 % de ce que l’on attendait de toi. Tu as laissé une véritable marque dans les esprits de ceux qui t’ont croisé. Extraordinaire dès ton plus jeune âge, nous avons voulu te donner une chance, t’attendre... Le chemin a été long, nous n’allons pas le cacher. Je pense que Thomas et Mathieu se souviennent de l'impétuosité de tes débuts. Puis, la rencontre avec Audrey a marqué un tournant décisif dans ta carrière. Vos forces de caractères et vos sensibilités mutuelles ont rapidement fusionné. [...] Il n’y avait pas un concours sans que Pénélope nous parle de tes exploits. Tu faisais une faute ? ‘Ce n'est pas grave, si tu savais comme je l'aime’, nous disait Pénélope. De l’amour, tu en auras eu jusqu’à ton dernier souffle. Tu laisses un vide immense dans le cœur de tous ceux qui t’ont connu. Merci à chacune des personnes l’ayant croisé et soigné de lui avoir donné tant d'amour. Merci pour tout ce que tu nous a rendu au centuple Balou.”
Baloubet de Talma a rejoint les étoiles prématurément. © Mélina Massias
Legend au paradis
Plus vu sur la scène internationale depuis octobre 2025, l’excellent BWP Legend, monture de Eduardo Alvarez Aznar, s’est éteint. Son cavalier a annoncé la nouvelle mercredi 27 mai sur ses réseaux sociaux. “Il y a quelques jours, nous avons dû dire au revoir à Legend. Merci pour tous les moments partagés, mon ami. Repose en paix”, a salué l’Espagnol. Reconnaissable entre mille grâce à la large liste blanche qui ornait sa tête, le hongre de quinze ans se distinguait aussi par son talent. Remarquable sauteur, le fils d’Ogano Sitte et petit-fils de Nabab de Rêve s’est imposé jusqu’en Grand Prix 4* et a obtenu treize classements individuels à 1,60m, dont sept dans l’épreuve reine d’un CSI 5*. Parmi ses plus beaux faits d’armes, et outre sa victoire dans le temps fort d'un CSI 4* à Grimaud en 2021, l’alezan avait notamment terminé troisième de l’étape de la Coupe du monde de Lyon, en 2024, quelques jours avant d’occuper le huitième rang à Vérone. Legend a aussi défendu les couleurs de son escouade d’adoption à plusieurs reprises lors de Coupes des nations, participant même à la finale du circuit à Barcelone en 2021, ainsi qu’à deux autres grands rendez-vous cette même année : les Jeux olympiques de Tokyo et les championnats d’Europe de Riesenbeck. Propulsé sur la scène internationale par la Belge Delphine Goemaere, le BWP était associé en compétition à Eduardo Alvarez Aznar depuis 2019. Après une saison très intense en 2021, Legend n’avait disputé que deux épreuves internationales en 2022 avant de revenir au début de l’année suivante, puis d’être à nouveau écarté de la compétition plusieurs mois, entre août 2023 et avril 2024. En bonne forme l’an dernier, celui qui a été élevé par Jonas Boone laisse un vide dans les écuries de son cavalier, qui devra pleinement compter sur sa relève, parmi laquelle se trouvent notamment Gibraltar Villa Rose ou encore Harlequin des Flagues, deux Selle Français à fort potentiel. “Plus je pense à toi, plus je suis convaincue que tu étais mon âme soeur”, souffle, quant à elle, sa groom, Asia Olszewska. “Tu as toujours représenté et représenteras toujours plus que ce que tout le monde peut imaginer. Tu me manqueras jusqu’à ce qu’on se retrouve quelque part.”
Eduardo Alvarez Aznar a perdu l'un de ses meilleurs complices. © Mélina Massias
Adieu, Werly Chin de Muze
Fille de la légende Qerly Chin, vue jusqu’à 1,50m en compétition et surtout à l’origine d’une production remarquable, notamment via ses filles, Werly Chin de Muze a rejoint le paradis, ont annoncé ses propriétaires début mai. L’ancienne complice d’Angelie van Essen, Julia Lourie ou encore Richard Davenport avait vingt-sept ans. Après s’être révélée en Europe, Werly Chin fut vendue aux écuries Spy Coast Farm. Peu après son arrivée sur le continent américain, l’alezane s’est gravement blessé, mettant ses jours en danger et un terme définitif à sa carrière. Heureusement sauvée, cette pépite de l’élevage de Joris de Brabander a largement laissé sa trace à l’élevage. Fille de Nabab de Rêve et petite-fille de Chin Chin, Werly Chin a d’abord engendré Diablesse de Muze (Baloubet du Rouet), performante en Grand Prix 5* et surtout mère de l’excellent étalon I Am Moerhoeve’s Star, alias Zazu, puis Derly Chin de Muze (For Pleasure), elle aussi à son avantage jusqu’à 1,60m et à l’origine, entre autres, d’une certaine Killer Queen VDM, lauréate des Grands Prix d’Aix-la-Chapelle et de Calgary sous la selle de Daniel Deusser, pour ne citer que ce recoin de son palmarès. Everlychin de la Pomme (Malito de Rêve), une autre fille de Werly Chin ayant sauté 1,60m, a, comme ses sœurs, su transmettre ses précieux gènes, donnant notamment l’étalon Kasanova de la Pomme. Loin d’être exhaustive, la liste des exemples de l’influence de Werly Chin à l’élevage n’est pas près de s’arrêter. En effet, la belle a donné une quinzaine de produits entre 2015 et aujourd’hui. Stationnée en Italie pour la fin de ses jours, chez Mares of Macha, la BWP a largement légué sa génétique, à travers de nombreux embryons, qui sauront, à n’en pas douter, honorer sa mémoire à l’avenir. “Jument extraordinaire dans tous les sens du terme, Werly Chin était la fondation de notre aventure avec les écuries Spy Coast Farm et une jument dont l’influence sur le sport se fera sentir durant des générations [...]”, a écrit la famille Lourie, qui a notamment fait naître Kirschwasser SCF (Amaretto d’Arco), gagnant à 1,60m avec Shane Sweetnam. “Werly Chin a passé ses dernières années de poulinière à Mares of Macha, en Italie, où elle a offert la possibilité aux éleveurs du monde entier d’accéder à son excellente génétique confirmée. Werly Chin était plus qu’une jument incroyable ; elle était la pierre angulaire d’un héritage. Son influence sur le sport, l’élevage et sur tous ceux qui l’ont connue perdurera pour les décennies à venir. Werly… nous ne t’oublierons jamais.”

Werly Chin de Muze a eu une véritable influence à l'élevage, notamment par l'intermédiaire de ses filles. © Sportfot
La mère de Good Star du Bary victime d'une balle perdue
Selon des informations révélées par L’Eperon, Rosée du Bary, la mère du géniale Good Star du Bary, serait morte après avoir été blessée par balle au niveau de la cuisse. L’incident serait survenu un peu plus tôt cette année, en mars, durant le week-end du Saut Hermès, au cours duquel la star de l’élevage de Marina Storgato et Christian Gonsolin s’était offert une belle deuxième place à 1,55m. Aucun témoin n’a assisté à la scène, et la fille d’Obéron du Moulin a été retrouvée sans vie au petit matin par ses propriétaires, qui ont constaté “un trou au niveau de la cuisse”. La petite-fille de Skippy II a laissé sept produits à ses naisseurs et était gestante de Rock’n Roll Semilly, le père de Good Star du Bary, au moment des faits.
Photo à la Une : Le charismatique Clooney, alias Uriko, a dû être endormi à dix-neuf ans. © Mélina Massias






