Notre site web utilise la publicite pour se financer. Soutenez nous en desactivant votre bloqueur de publicite. Merci !

“Je n’ai jamais brûlé les étapes et cela a été mon avantage”, Leonie Peeters (1/2)

À Calgary, Leonie Peeters a contribué à la troisième place de la Belgique dans une Coupe des nations extrêmement difficile.
Interviews mercredi 28 octobre 2026 Mélina Massias

À tout juste trente ans, Leonie Peeters vient de vivre une année exceptionnelle. Entre son mariage durant l’été et ses premiers pas au plus haut niveau, sous les couleurs de la très sélect équipe belge de saut d’obstacles, la jeune femme, installée à Grobbendonk, a vu plus d’un de ses rêves se réaliser ces derniers mois. Vue à son avantage dans les Coupes des nations des CSIO 5* de Hickstead puis de Calgary, l’amazone s’apprête à participer au CSI 5*-W de Lyon cette semaine… avec une fracture à la main ! Ses réussites sportives, elle les doit en partie à la connexion qu’elle entretient avec son excellent Kameroen EB, acheté foal par son père ! Douze ans plus tard, le puissant bai, victime d’une grave blessure qui a interrompu sa progression en compétition entre février 2023 et octobre 2024, met en exergue toutes ses qualités et confirme les espoirs placés en lui dès son plus jeune âge. Dans la première partie de cet entretien, la valeur montante des Diables Rouges évoque sa folle saison, sa progression, ses débuts, et revient sur l’histoire de son vaillant fils de Kannan.

Comment vous sentez-vous à l’aube de faire vos premiers pas sur la piste du CHI Longines Equita Lyon ?

Je me suis cassée la main lundi 19 octobre en essayant un cheval… Alors que j’effectuais un changement de pied, il a légèrement rué et ma main a tapé la selle. J’ai immédiatement écouté un craquement. C’était vraiment un accident bête… J’ai été opérée jeudi, soit il y a seulement six jours. Heureusement, dimanche j’ai trouvé un moyen de monter et de maintenir ma venue à Lyon. Ce n’est pas la préparation idéale, mais je me sens en forme et j’ai quand même assez de force dans ma main.

À quoi ont ressemblé votre enfance et vos débuts en selle ?

J’ai grandi dans une famille impliquée dans le monde équestre. Ma maman est vétérinaire ; elle ne s’occupe pas des chevaux, mais des petits animaux, et mon papa, qui gérait une entreprise assez importante, a toujours été lié aux chevaux. Avec mon grand-père, ils ont d’abord eu des Trotteurs, puis il s’est progressivement tourné vers les chevaux de sport. Il a tout construit lui-même, y compris nos écuries. Lorsque j’étais petite, nous avions déjà de bons chevaux à la maison, et des cavaliers talentueux sont passés par chez nous, à l’instar de Vincent Lambrecht ou Nick Vrins. Ils ont fait leurs débuts ici, à dix-huit ou dix-neuf ans, et ont atteint un bon niveau avec des chevaux qui appartenaient à mon père. Nick a notamment été sacré champion de Belgique et a participé à la finale des Coupes des nations à Barcelone. De mon côté, je suis montée sur le dos d’un poney pour la première fois alors que j’avais trois ou quatre ans. J’ai toujours bénéficié d’un super encadrement à la maison et eu des poneys de qualité à chaque nouvelle étape de ma jeune carrière. J’ai disputé cinq championnats d’Europe lorsque j’étais plus jeune - un en Enfant, un à Poney, deux en Junior et un en Jeune Cavalier. Pour chaque catégorie, j’avais la bonne monture, grâce à mes parents, qui m’ont toujours soutenue. Mes parents sont depuis toujours de vrais amoureux des chevaux ; ils ont beaucoup de connaissances en la matière. Ce qui était initialement une passion pour eux n’a fait que grandir.  

Leonie Peeters a disputé plusieurs championnats d'Europe dans les catégories Jeunes. © Sportfot

Construire votre vie autour des chevaux a-t-il été une évidence ?

Oui. Je n’ai jamais été forcée à suivre cette voie. Mes parents m’ont toujours laissé le choix, mais dès mes années à poney, j’étais très motivée ! Chaque moment avant ou après l’école, ainsi que tous mes week-ends, étaient consacrés à cette passion. Mes camarades de classe ne comprenaient pas vraiment, mais tout tournait déjà autour des chevaux pour moi. Malgré tout, j’ai accordé beaucoup d’importance à mes études. C’était aussi important pour mes parents que je puisse avoir un plan B. J’étais une bonne élève, et j’obtenais de très bonnes notes en classe. J’ai finalement hésité assez longuement ; j’étais certaine de vouloir poursuivre mon aventure équestre, mais j’avais aussi envie d’aller à l’université. Combiner les deux n’était pas simple, j’ai donc suivi quatre ans d’études, dans le domaine du business et du management, mais orienté vers le côté législatif. J’ai également effectué un stage chez un notaire. Pendant ces quatre ans, je me suis demandé à de nombreuses reprises ce que je faisais là. Cela ne m’intéressait pas vraiment… Malgré tout, j’ai continué à me donner à 400 % car je savais qu’une fois mon diplôme en poche, je pourrais me dédier entièrement aux chevaux. Il n’y avait que cette option dans ma tête. Cela fait maintenant sept ans que je suis officiellement cavalière à temps plein. Je suis installée au sein des écuries familiales, où vivent tous nos chevaux. La structure existe depuis vingt ou trente ans, mais nous avons rénové et construit beaucoup de choses. Nous avons d’ailleurs une toute nouvelle écurie depuis un an. C’est vraiment un super endroit. Nous avons une grande piste extérieure, un manège spacieux, une carrière en herbe, une piste de galop, et beaucoup de prés pour nos chevaux. C’est très agréable de travailler dans un tel environnement. 

Depuis sept ans, la jeune Belge se dédie pleinement et professionnellement aux chevaux. © Sportfot

“À chaque étape de ma carrière, j’ai reçu l’aide dont j’avais besoin, tant en dressage qu’à l’obstacle”

Que vous ont enseigné vos parents pour faire de vous une femme de cheval et une bonne cavalière ?

Même si c’est déjà dans ma nature, mes parents se sont toujours assurés que je garde les pieds sur terre. Ils m’ont toujours poussée à travailler dur et à ne pas baisser les bras. Cela n’a pas toujours été simple pour moi, car après un mauvais parcours ou un mauvais week-end, j’étais toujours très affectée. Je cherchais en boucle comment faire mieux pour les prochaines fois. Mes parents m’ont appris à toujours y croire et à faire preuve de patience, en général et avec les chevaux. Je n’ai jamais brûlé les étapes ni pris de raccourci et cela a été mon avantage. Parfois, certaines personnes, en particulier lorsqu’elles sont jeunes, vont trop vite et sautent trop haut. Cela les contraint souvent à faire ensuite un pas en arrière. À l’inverse, mon évolution a été lente et progressive. J’ai accordé beaucoup d’importance aux bases. Pour mes parents, le travail sur plat était essentiel. Il faut que les choses simples soient parfaitement acquises avant de progresser dans les épreuves et affronter des parcours importants. 

En dehors de vos parents, avez-vous fait appel à d’autres entraîneurs ?

Oui, bien sûr. J’ai vécu une merveilleuse aventure auprès de Johan Philippaerts. De lui, j’ai quasiment tout appris. Il est décédé en début d’année, mais il a été mon coach durant neuf ans. J’ai commencé à travailler avec lui lorsque j’avais quinze ans. Il m’a d’abord accompagnée lorsque je suivais le circuit Poney, puis notre collaboration s’est poursuivie. Johan m’a appris comment aborder un parcours, comment former mes chevaux, comment gérer une écurie ; il m’a vraiment tout appris et je lui serai toujours reconnaissante pour cela. Après neuf ans passés à ses côtés, j’étais prête à franchir un nouveau cap, à grandir. Johan n’est jamais resté très loin de moi, et nous étions en contact très régulièrement par téléphone jusqu’à sa disparition, mais je me suis rapprochée de la famille Zanotelli, en particulier d’Angelica Augustsson, qui m’a épaulée durant trois ans. C’était génial. Leur fonctionnement, à elle et son mari Marlon Modolo, était un peu plus professionnel et cela m’a permis de voir comment deux cavaliers de 5* géraient leurs chevaux et leur programme. J’ai énormément appris, même d’un point de vue physique et mental. J’ai partagé beaucoup de concours avec eux. Comme leur premier centre d’intérêt reste la compétition, ce n’était pas toujours aisé pour eux de tout combiner. J’ai donc évolué seule pendant quelque temps, en mettant à profit toute l’expérience acquise précédemment. Depuis novembre 2025, Niels Bruynseels me donne un coup de main de temps en temps. Nous n’avons pas d’accord formel, mais il me glisse quelques conseils quand j’en ai besoin. Nous nous appelons souvent, et il regarde les vidéos de mes parcours. À chaque étape de ma carrière, j’ai reçu l’aide dont j’avais besoin, tant en dressage qu’à l’obstacle.

La trentenaire a toujours pu compter sur ses parents. © Dirk Caremans / Hippo Foto



“J’espérais vraiment que l’on me donne ma chance en 5*, mais j’ai eu du mal à réaliser compte tenu du nombre d’excellents couples que nous avons en Belgique”

À Hickstead, en juillet, vous avez disputé votre toute première Coupe des nations 5*. Quelles émotions vous ont traversée en apprenant votre sélection ?

Tout a commencé à Malines, en fin d’année dernière. J’ai pris part à mon premier CSI 5* à cette occasion, et tout s’est bien déroulé. Je me suis alors dit que notre chef d’équipe (Peter Weinberg, ndlr) allait peut-être s’intéresser à mes chevaux et moi. Avec Kameroen EB (Kannan x Quantum), nous avions réalisé une bonne saison 2025, notamment au niveau 4*, et frappions à la porte de l’équipe première. Je sentais que nous allions bientôt franchir la dernière marche qui nous séparait du très haut niveau. Mais, en Belgique, faire partie du groupe de tête de l’équipe nationale est presque impossible tant nous avons un effectif dense. J’ai eu l’opportunité de courir la Coupe des nations du CSIO 4* de Sopot en juin, où j’ai signé un sans-faute (la Belgique n’a pas accédé à la seconde manche, ndlr). J’étais également sans-faute aux obstacles dans la première manche du Grand Prix (et classée dixième, ndlr). Deux semaines après, j’ai reçu un coup de fil. On m’a demandé si je voulais aller à Hickstead. J’espérais vraiment que l’on me donne ma chance dans un tel rendez-vous, mais j’ai eu du mal à réaliser compte tenu du nombre d’excellents couples que nous avons en Belgique. J’en ai discuté avec Niels, et sachant que mon cheval est très à l’aise sur les grandes pistes en herbe, j’ai accepté. Nous avions déjà effectué une bonne préparation plus tôt dans la saison à Arezzo et Gorla Minore, qui propose de super infrastructures et carrières en herbe. Kameroen a tous les moyens et nous étions prêts : il n’y avait pas d’hésitation à avoir.

Leonie Peeters a amorcé sa montée en puissance en décembre 2025, en participant, à Malines, à son tout premier CSI 5*. © Sharon Vandeput / Hippo Foto

Comment avez-vous vécu cette grande première ?

C’était incroyable ! Palpitant ! C’était une grande expérience. J’avais le sentiment que tout était différent. J’ai réalisé que ce niveau était encore un cran au-dessus de celui auquel j’étais habituée. Mais c’est vraiment là où je veux être et réussir. Niels était aussi de la partie, ce qui a été très bénéfique. J’ai essayé de rester calme et de ne rien changer à ce que je fais d’habitude. Il y a un peu plus de pression lorsqu’on monte une Coupe des nations, et à Hickstead il y avait des obstacles singuliers. Heureusement, Kameroen n’est pas du tout regardant et très facile de ce point de vue là. Je retiens aussi l’ambiance, le public et toute l’histoire qui émane de ce concours. Nous avions un très bon état d’esprit au sein de l’équipe, ce qui était très chouette, et notre sélectionneur est super. C’était vraiment formidable.

En septembre, vous aviez rendez-vous sur une autre piste en herbe historique, celle de Calgary. Pouvez-vous en dire plus sur ce voyage ?

Pour aller à Calgary, nos chevaux ont pris l’avion pour la première fois. Il y a donc eu un peu d’organisation et de paperasse à gérer en amont, ce qui a apporté une dose de stress. Nous avions sollicité l’avis de plusieurs professionnels, et de mes parents. Ma maman est vétérinaire, et mon papa un vrai homme de cheval, mais on ne sait jamais comment les chevaux vont réagir. Heureusement, tout s’est parfaitement déroulé pour eux ! J’ai toujours rêvé de monter à Calgary un jour, mais je n’aurais imaginé que cela deviendrait réalité à ce moment de ma carrière ! Comme pour Hickstead, j’ai avant tout d’abord pensé à mes chevaux, et je me suis assurée de ne pas aller trop vite et de ne pas sauter d’étape. Mais encore une fois, ce type de terrain convient à Kameroen. J’ai à nouveau échangé avec Niels en préambule. Il m’a prévenu que Calgary était vraiment un concours particulier, comparable à aucun autre. Je me suis dit “d’accord, c’est un 5*, ce sera haut, mais qu’est-ce qui peut bien être si différent ?” Et puis, j’ai vu le tracé de la première épreuve… J’ai alors commencé à ressentir un peu de stress ! Après avoir monté à Hickstead, on se dit qu’on est dans le coup, mais Calgary est vraiment à part. Les oxers sont immensément larges, les verticaux très hauts, les barres lourdes, etc. Il y avait des obstacles que je n’avais jamais vus de ma vie ! Dans la Coupe des nations, le triple était presque insautable. C’était spectaculaire. Sur une telle piste, on se dit que les lignes vont se monter avec des contrats de foulées en allant, mais elles étaient en réalité toutes très courtes. Mon cheval ayant une grande amplitude, je devais le rassembler en continu mais malgré tout couvrir les oxers en bout de ligne ! C’était une configuration assez délicate. L’ambiance est également dingue sur place. 

À Calgary, l'amazone et son fidèle Kameroen EB ont signé de bonnes prestations. © Sportfot

L’accomplissement que représente votre sélection au CSIO 5* de Calgary a dû être un moment particulièrement spécial pour votre famille

Oui, ils n’arrivent d’ailleurs toujours pas y croire ! Mes parents en parlent quotidiennement ! Lorsqu’on est sur place, on se concentre sur le moment présent et le fait de faire de son mieux, mais j’ai quand même dû me pincer une ou deux fois tellement cela me semblait irréel ! Il m’a fallu quelques semaines pour vraiment réaliser ce que j’avais vécu. J’éprouve beaucoup de gratitude d’avoir eu cette chance. 

“Kameroen a toujours été une superstar à mes yeux”

Comment vous sentez-vous dans les rangs de l’équipe belge ?

L’an dernier, lorsque je réalisais de bonnes performances au niveau 4*, je me demandais comment j’allais réussir à accéder au niveau supérieur. J’avais très envie d’y parvenir, mais je savais que je n’étais pas la seule dans ce cas. Nous avons énormément de bons chevaux et cavaliers en Belgique. Je suis vraiment très heureuse que l’on m’ait offert ma chance. Je savais que je devais la saisir à Hickstead, et me montrer à la hauteur. Sans quoi, d’autres couples auraient pris notre place. Notre chef d’équipe est très ouvert. On peut vraiment échanger avec lui, et il est très doué pour communiquer avec tout le monde, ce qui est vraiment génial. Les autres cavaliers sont aussi très accueillants. À Calgary, nous formions un groupe assez jeune, au sein duquel tout le monde était super motivé. Nous avons beaucoup échangé, sur nos plans respectifs et sur les épreuves. Nous nous sommes entraidés au paddock. On pouvait poser toutes nos questions à Niels, qui était le plus expérimenté du clan belge sur place. C’est aussi le cas avec tous les autres cavaliers en général. On a le sentiment qu’ils veulent sincèrement nous aider et qu’ils souhaitent nous voir réussir, ce qui est merveilleux car on ne sait pas vraiment à quoi s’attendre en arrivant à ce niveau. 

Quelle est l’histoire de Kameroen EB, votre cheval de tête, que vous avez acquis lorsqu’il était poulain, à l’occasion d’une vente aux enchères ?

Nous l’avons effectivement acheté lors de la Flanders Foal Auction, qui se tenait, à l’époque, à Bonheiden. À ce moment-là, mon papa était très intéressé par le fait d’acheter des poulains. Aujourd’hui, nous élevons beaucoup, mais nous aimions déjà voir des poulains, alors nous avons acquis Kameroen. Il a pris ses quartiers dans l’écurie de sport à ses cinq ans. Il a d’abord été monté par notre cavalier jeunes chevaux, qui s’entraînait aussi avec Johan Philippaerts. Nous avions alors sept ou huit cinq ans dans notre piquet, et Kameroen se détachait des autres. Pour moi, il a toujours été celui qui serait une superstar. Il était grand, encore frêle et lent, mais il ne touchait quasiment jamais une barre. Il ne faisait que des sans-faute ! Il avait une super mentalité et faisait tout ce qu’on lui demandait. On pouvait déjà percevoir sa qualité. Nous prenons beaucoup de temps avec nos jeunes chevaux et nous concentrons sur le travail de base sur le plat. Nous les faisons d’ailleurs très peu sauter, et n’entamons un programme plus soutenu qu’à partir de leurs sept ans.

Au milieu de l’année 2021, j’ai commencé à monter Kameroen moi-même. J’étais habitué à des chevaux totalement différents de lui, beaucoup plus petits, extrêmement compétitifs et débordants de sang. Sur ce grand cheval, plus lent dans son fonctionnement, j’ai ressenti énormément de confiance. À huit ans, il a couru quatre ou cinq épreuves comptant pour le classement mondial, et n’a enregistré que des sans-faute. Il était excellent. Et puis, un jour, il a trébuché à la réception d’un obstacle. Lorsqu’il a quitté la piste, nous avons constaté qu’il était blessé. Il a passé un an au pré, à ne rien faire, pour s’en remettre. On ne savait pas à s’il allait pouvoir reprendre le sport un jour ou non. Initialement, il devait observer six mois de repos, mais nous avons doublé la durée de sa convalescence pour lui donner toutes les chances de se soigner complètement. Cela a été très long, mais je voulais procéder ainsi car ce que je sentais sur son dos était incroyable. Il a ensuite fallu encore plus de six mois pour qu’il retrouve toute sa condition physique et le niveau qui était le sien avant sa blessure. Lors de nos premières épreuves de reprise, je sentais qu’il n’avait plus d’énergie à la fin de ses parcours, mais cela ne l’empêchait pas de tout donner pour être sans-faute. Nous y sommes allés progressivement et il a commencé à participer à des épreuves plus importantes, à 1,55m. À chaque fois, tout se passait bien. Il est très respectueux et ne manque pas de moyens, mais son mental est sa plus grande qualité. Il est toujours franc et déterminé. Sur le papier, avec son modèle imposant, ce n’est peut-être pas un cheval taillé pour une cavalière, mais pour affronter des parcours majeurs, il est préférable d’avoir un grand cheval. Mes parents me l’ont toujours dit. En tout cas, je ne me suis jamais assise sur un autre cheval comme Kameroen. On sent qu’il peut tout sauter, et il l’a prouvé à Calgary.

Le puissant fils de Kannan a rejoint la famille Peeters alors qu'il était encore poulain ! © Sportfot

Qu’est-ce qui vous avait séduit chez lui au moment de son achat ? Investir dans un foal est souvent, pour ne pas dire toujours, un vrai pari !

Sa lignée maternelle était plutôt bonne. Son modèle nous a plu. Je vois en ce moment même la photo du jour où nous l’avons acheté, car elle est affichée chez moi. Mon père, qui s’intéressait beaucoup aux poulains à l’époque, disait qu’il se déplaçait extrêmement bien et qu’il était bien fait. C’est principalement pour ces raisons que nous l’avons ramené avec nous.

La seconde partie de cette interview sera disponible demain sur Studforlife.com…

Photo à la Une : À Calgary, Leonie Peeters a contribué à la troisième place de la Belgique dans une Coupe des nations extrêmement difficile. © Sportfot