“Cette sélection pour les championnats du monde me prouve que je suis maintenant un bon cavalier”, Bas Moerings
Bas Moerings vivra ses premiers championnats du monde en famille ; sa sœur, Eline, prendra soin de son fabuleux Ipsthar, treize ans, tandis que ses parents, Marie-Louise et Geert, seront en tribunes pour assister à ce grand moment de sport. Ils observeront non seulement leur produit de Denzel van’t Meulenhof, formé de A à Z par leur fils, mais aussi deux autres produits qui ont vu le jour dans leur structure : Fasther, l’exceptionnel partenaire de Lillie Keenan, et le démonstratif Lesther, qui accompagnera Ibrahim Hani Bisharat. À vingt-sept ans, le sympathique Néerlandais, lui, n’en finit plus de briller. Ces deux dernières années, sa progression a été fulgurante, si bien qu’il s’est imposé comme une évidence aux côtés des expérimentés Michael Greeve, Willem Greve et Harrie Smolders pour défendre les couleurs des Oranje en Allemagne. À quelques jours de la plus belle aventure sportive de sa carrière, le jeune homme évoque la préparation de son crack, dévoile les contours de son système pas tout à fait comme les autres, livre son regard sur le chemin parcouru et décrypte les atouts de son équipe nationale.
Comment vous sentez-vous à quelques jours des championnats du monde d’Aix-la-Chapelle ? Comment se porte Ipsthar (Denzel van’t Meulenhof x Farmer) ?
Sauter à Aix-la-Chapelle est déjà un grand accomplissement en soi, et le faire à l’occasion de championnats du monde l’est d’autant plus ! Ipsthar est frais ! Le dernier concours majeur auquel il a participé était le CSIO 5* de Rotterdam, en juin (où il a signé un sans-faute et un parcours à quatre points dans la Ligue des nations, ndlr). Plus récemment, nous avons effectué de bons parcours à Valkenswaard, sur une grande piste en herbe. Ipsthar s’est toujours senti à l’aise sur ce type de surface, où il saute très bien. Je voulais qu’il dispute des épreuves un peu moins importantes, en étant relâché, mais il ne l’est jamais vraiment totalement. Il m’emmène toujours vers les obstacles avec beaucoup d’envie. Il est comme ça, mais il s’est tout de même bien comporté.

Le sublime Ipsthar est fin prêt pour les Mondiaux d'Aix-la-Chapelle, qu'il disputera sous la selle de son cavalier de toujours, Bas Moerings. © Sportfot
À quoi vont ressembler les prochains jours pour lui ?
Je pense sauter une épreuve nationale à 1,40m vendredi, sur un terrain situé à un kilomètre de mes écuries. C’est un très bon site de compétition. Cela nous permettra de faire quelques sauts sur l’herbe, à l’extérieur. Ensuite, nous devrions être prêts pour Aix-la-Chapelle !
Cette saison, Ipsthar a pris le départ de quatre épreuves à 1,60m, ce qui est peu par rapport à d’autres chevaux. Comment avez-vous établi son programme ?
Je n’ai pas établi de plan très précis. En fin d’année dernière, j’ai senti que mes résultats étaient de mieux en mieux, notamment grâce aux progrès faits en termes de montabilité. J’ai pu disputer quelques étapes de la Coupe du monde. Nous avons concédé une faute à Stuttgart, où Ipsthar a bien sauté, puis avons manqué de réussite en toute fin de parcours à Malines où nous étions sans-faute avant les deux derniers obstacles (le duo a concédé deux fautes sur le triple, avant de faire une volte pour franchir le dernier oxer, ndlr). Nous sommes ensuite allés à Amsterdam et Bois-le-Duc, où nous avons vécu deux super concours (avec une neuvième place dans l’étape de la Coupe du monde, puis une onzième dans le Grand Prix Rolex de l’étape du Grand Chelem Rolex, où tous deux ont également remporté une épreuve à barrage à 1,55m, ndlr). Ces deux événements m’ont prouvé que j’avais raison d’avoir un bon sentiment ! Ensuite, j’ai simplement sélectionné des concours que j’apprécie pour Ipsthar. Je monte aussi beaucoup de jeunes chevaux, ainsi que Kivinia (I’m Special de Muze x Calido I, sa deuxième jument de tête, ndlr), que je continue d’aguerrir pour évoluer au plus haut niveau. Cela entre aussi en considération dans le programme de compétitions d’Ipsthar.

Ipsthar a connu un début d'année très réussi, avec deux sans-faute dans les temps forts des CSI 5*-W d'Amsterdam puis de l'étape du Rolex Grand Chelem de Bois-le-Duc. © Dirk Caremans / Hippo Foto
“Avec la perspective des championnats du monde d’Aix-la-Chapelle, et grâce à Kivinia, j’ai commencé à introduire du travail de fond dans le programme d’Ipsthar”
Avez-vous changé quelque chose dans sa préparation en vue des championnats du monde ou ses habitudes de travail sont-elles restées inchangées ?
Je n’ai pas vraiment changé grand-chose. J’essaye toujours de progresser avec Ipsthar sur son dressage et sa perméabilité aux aides. Comme je l’ai dit, j’ai eu l’impression que tout s’alignait déjà en fin d’année dernière. En revanche, j’ai ajouté un élément à notre préparation, grâce à Kivinia. Comme beaucoup de gens le savent, Kivinia a subi une mauvaise chute à Malines fin décembre. Je l’ai relancée en compétition trois mois plus tard, au Dutch Masters de Bois-le-Duc. Elle a sauté deux épreuves, mais ne semblait pas encore à cent pour cent, ce qui n’était pas si surprenant après l’incident survenu à Malines. Deux semaines après, je l’ai emmenée au CSI 3* de Compiègne Classic en guise de préparation pour les championnats nationaux néerlandais. Elle était très bien, mais sa condition physique n’était pas tout à fait parfaite le deuxième jour. Le troisième jour, j’ai carrément eu l’impression qu’il n’y avait plus d’énergie en elle. Cela a été un signe très clair pour moi. Après une blessure ou une pause, il faut retravailler l’endurance des chevaux, ce qui est très important, en particulier pour Kivinia, car elle n’est pas naturellement la plus athlétique et elle se donne beaucoup en piste. Après Compiègne, j’ai fait beaucoup de travail de fond avec elle, en galopant dans le grand pré situé à côté de ma carrière. Un tour de ce champ fait environ 1,2 kilomètre. J’en effectuais trois à quatre par séance. Résultat, aux championnats néerlandais elle avait gagné quinze centimètres de moyens et était bien plus à l’aise ! À partir de ce moment-là, elle a commencé à sauter encore mieux. Alors, avec la perspective des championnats du monde d’Aix-la-Chapelle, j’ai commencé à introduire le même type de travail avec Ipsthar. Si l’on se qualifie pour la finale, il y a cinq parcours à sauter. Et les tracés seront forcément plutôt longs sur une telle piste. Pour les championnats, je pense que l’endurance peut jouer un rôle plus important que les sauts en eux-mêmes. Avoir un cheval dans une excellente condition physique peut être un avantage sur les autres pour les derniers parcours de la semaine.
À l'automne 2025, Bas Moerings et son étalon ont disputé la finale de la Ligue des nations de Barcelone. © Sportfot
“Même si ce n’est pas le cas pour l’instant, je risque sans doute de ressentir un peu plus de pression une fois à Aix-la-Chapelle”
Que cela représente-t-il pour vous d’avoir obtenu votre première sélection dans un championnat Sénior ?
Beaucoup de choses. Je n’ai pas disputé énormément de CSI 5* dans ma vie. Ces dernières années, j’ai eu l’occasion d’en faire davantage. J’ai été retenu pour quelques Coupes des nations 5*, mais, au départ, j’étais appelé quand il y avait un trou à remplir. Je n’étais jamais le premier choix, ce qui était tout à fait normal car je débutais à ce niveau. Cette sélection pour les championnats du monde me laisse à penser et me prouve que je suis maintenant un bon cavalier. C’est vraiment chouette pour moi d’être aux côtés de cavaliers comme Michael Greeve, Willem Greve et Harrie Smolders.
Il y a deux ans, vous attendiez-vous à être dans cette position à ce stade de votre carrière ?
Il y a quatre ans, je pense que oui ; il y a deux ans, non ! Il y a quatre ans, tout était nouveau. Je savais que ce ne serait pas facile d’atteindre le haut niveau et les CSI 5*, mais je savais aussi qu’Ipsthar allait devenir un bon cheval. Je n’ai jamais cru que je pourrais remporter un Grand Prix 5*, mais Ipsthar étant capable de sauter ces belles épreuves, je pensais que tout irait bien. Et puis, quand il a eu dix puis onze ans, les résultats n’étaient pas encore là. Alors, je me suis dit “mince, je ne suis pas aussi doué que je le pensais” ! (rires) Atteindre ce niveau demande un peu plus que le simple fait d’avoir un bon cheval !
Le Néerlandais fait désormais partie des meilleurs représentants de sa nation. © Sharon Vandeput / Hippo Foto
Avez-vous déjà assisté à un concours à Aix-la-Chapelle depuis les tribunes ?
J’y suis allé pour les championnats d’Europe, en 2015, lorsque Jeroen Dubbeldam a remporté l’or individuel. J’y suis ensuite retourné une ou deux fois, il y a quatre ou cinq ans. Depuis, je n’ai jamais trouvé le temps de m’y rendre à nouveau, ce qui est un peu bête car Fasther (Vigo d’Arsouilles x Farmer, excellent produit de l’élevage de la famille Moerings et partenaire à succès de Lillie Keenan, qui le présentera la semaine prochaine aux Mondiaux, ndlr) y a sauté déjà deux ou trois fois et je n’étais pas sur place pour le voir !

Fasther et Lillie Keenan retrouveront Aix-la-Chapelle, une piste où ils ont déjà brillé, dès la semaine prochaine. © Sportfot
Participer à votre premier grand championnat dans un lieu aussi iconique vous apporte-t-il une pression supplémentaire ?
Je dirais non pour l’instant, mais je risque sans doute de ressentir un peu plus de pression une fois sur place. Je crois que je suis plutôt cool et peu sujet à la nervosité, donc ça devrait aller. Je sais aussi qu’Ipsthar est à l’aise partout où il va et qu’il aura de l’énergie à revendre. Je vais essayer de le garder frais pour la Chasse et je pense qu’après ce premier parcours je vais me dire que j’aurais dû dépenser un peu plus d’énergie en amont ! (rires) La frontière est mince entre avoir le bon niveau d’énergie et être débordé par celle-ci. Espérons être dans le premier cas la semaine prochaine !
“Une fois qu’Ipsthar est au galop et prêt à aborder le numéro un, il oublie tout ce qui l’entoure et est totalement concentré”
Vous connaissez Ipsthar depuis son premier jour de vie. À quel point cela peut-il être un avantage pour vous dans un championnat comme les Mondiaux ?
Dans un endroit comme Aix-la-Chapelle, ce sera assurément un avantage. Il va y avoir des obstacles inédits et les parcours vont être longs. Peut-être qu’il y aura des configurations jamais vues. Notre relation sera aussi bénéfique par rapport au public, à la musique et à l’ambiance qu’il y aura. Ce sont des éléments qui peuvent apporter leur lot de nervosité. Je sais quels éléments peuvent inquiéter Ipstar ou non. Il est capable d’être sur l’œil pour des choses complètement futiles, mais il n’y pas de raison de s’en inquiéter : une fois qu’il est au galop et prêt à aborder le numéro un, il oublie tout ce qui l’entoure et est totalement concentré sur sa tâche. Il est sérieux et n’est pas regardant du tout. Lorsqu’on ne connaît pas son cheval à cent pour cent, ce genre de choses peuvent venir nous polluer mentalement et nous faire paniquer. Je pense que ce ne sera le cas d’aucun des meilleurs cavaliers, car ils connaissent tous leurs chevaux par cœur. Donc je ne sais pas si j’aurais un avantage par rapport à eux sur ce point, mais j’en aurais assurément un par rapport à moi-même.
À cinq ans, le fils de Denzel van't Meulenhof montrait déjà beaucoup de qualités. © Sportfot
Le chemin que vous avez parcouru avec Ipsthar ces treize dernières années est assez incroyable. Mener un cheval de ses premiers parcours à quatre ans jusqu’au sommet de son sport n’est pas donné à tout le monde. Avez-vous conscience de ce que vous avez accompli avec lui ?
Je ne vais pas dire que tout cela est normal pour moi, mais si je n’avais pas réussi à atteindre ce niveau avec Ipsthar, cela aurait été un échec à mes yeux. Je me serais dit que j’étais un mauvais formateur. Maintenant qu’Ipsthar en est là, je me dis que j’ai fait ce que je devais faire. Bien sûr, je sais que disputer des Coupes des nations et autres Grands Prix 5*, et y obtenir des classements, n’est pas donné à tous les bons cavaliers, même à ceux disposant d’un cheval très talentueux. Il faut parfois un peu de chance, et j’en ai eu cette fois. Tout cela est aussi grâce à Ipsthar : il a envie de réussir, de le faire. C’est pour ça qu’il est toujours partant pour entrer en piste !
“Avoir trois chevaux de notre élevage à Aix-la-Chapelle est très spécial, d’autant que nous n'en faisons naître qu’une dizaine par an”
Lorsqu’Ipsthar avait quatre ans et que vous l’avez présenté sur ses premiers concours, que sentiez-vous sur son dos ? Osiez-vous rêver de le voir devenir le cheval d’une vie pour vous ?
En réalité, oui. Il a toujours été très énergique, voire un peu fou, en particulier à quatre ans. C’était encore un bébé, avec un modèle imposant, mais il a toujours été extrêmement athlétique et pratique. On pouvait aborder un obstacle de cinq mètres trop loin ou être complètement enterré dans le pied : ce n’était pas un problème pour lui. En revanche, le garder calme n’était pas simple ! (rires) Certaines personnes trouvent parfois que les parcours de cinq ou six ans sont hauts et difficiles, avec des oxers parfois larges, mais je sautais ces hauteurs là à la maison avec Ipsthar car c’était la seule façon de le canaliser !
J’ai eu la chance de monter des chevaux qui sortaient vraiment du lot. Fasther était exactement comme Ipsthar. Il tirait toujours vers les obstacles et ne sautait jamais plus haut que nécessaire. Ce sont deux stars, et c’est assez extraordinaire de les avoir élevés et formés tous les deux.
Bas Moerings a formé le fabuleux Fasther jusqu'à la fin de son année de huit ans. © Sportfot
Aux championnats du monde d’Aix-la-Chapelle, Ipsthar et Fasther seront accompagnés par Lesther (Glenfiddich VDL x Farmer), un autre cheval issu de l’élevage familial. Avoir trois chevaux réunis dans un championnat d’une telle envergure n’est pas commun ! Qu’est-ce que cela représente pour votre famille et vous ?
C’est vraiment très spécial pour nous, d’autant que nous ne faisons naître qu’une dizaine de chevaux par an maximum. Avoir trois chevaux, de seize, treize et dix ans, de cette qualité est assez unique.
Lesther est l’exemple même que l’on n’atteint pas toujours ses objectifs. À huit ans, j'ai commencé à sauter des épreuves comptant pour le classement mondial avec lui. Il sautait de manière phénoménale, mais il est devenu extrêmement respectueux, presque trop, et particulièrement sensible. J’ai échoué avec lui. Je n’ai jamais eu le bon feeling ; il ne me faisait pas suffisamment confiance. Ibrahim (Hani Bisharat, son cavalier actuel, ndlr) est venu me voir et m’a dit que Lesther pourrait être un bon cheval pour lui. Il l’a essayé et l’a acheté. Il y a une vraie connexion entre eux deux, comme entre Ipsthar et moi. Lesther aime Ibrahim. De mon point de vue, ne pas avoir réussi à l’emmener moi-même jusqu’en Grand Prix est un échec, mais je ressens beaucoup de soulagement et de fierté de le voir embrasser une telle carrière avec son cavalier. C’est génial qu’il aille à Aix-la-Chapelle, tout comme Fasther, qui méritait de participer à ce championnat tant il est un sauteur incroyable. Il l’a toujours été d’ailleurs !
Le démonstratif Lesther sera aussi de la partie aux Mondiaux, et défendra le drapeau jordanien. © Sportfot
“L’équipe néerlandaise pour Aix-la-Chapelle a trois cavaliers disposant d’une grande expérience”
L’an dernier, dans les colonnes de Studforlife, vous évoquiez votre système, qui reposait alors principalement sur l’aide de votre famille et de vos amis pour monter et donner de l’expérience à certains de vos jeunes chevaux. Votre sœur, Eline, était également votre seule groom. Votre organisation a-t-elle évolué depuis ?
Je peux toujours compter sur de très bons amis, ainsi que des employés à temps partiel. J’ai deux ou trois amis, qui sont d’excellents cavaliers, qui montent quelques chevaux pour moi à la maison. Ce ne sont pas vraiment des employés au sens strict du terme, même s’ils sont rémunérés pour leur travail. Ils ont des vies classiques en dehors des chevaux et prennent juste du plaisir à monter. Leur aide est extrêmement précieuse pour moi, car cela me fait gagner énormément de temps. En plus, ils font du super travail ! Je peux aussi compter sur une jeune femme très motivée qui s’occupe du travail d’écurie, ce qui me fait aussi gagner beaucoup de temps, et j’ai désormais quelqu’un pour m’accompagner en concours, jusqu’au niveau 3*. Nous avons une bonne connexion. Eline m’accompagne quant à elle à chaque compétition majeure. Elle connaît Ipsthar par cœur. Toutes ces personnes nous aident à droite et à gauche et rendent le quotidien plus facile.

Eline Moerings, Bas Moerings et Ipsthar forment un trio parfaitement rodé. © Sportfot
Selon vous, quelles sont les principales forces de l’équipe néerlandaise ?
Mon cas mis à part, nous avons trois cavaliers disposant d’une grande expérience. Ce sont de vrais gens de chevaux, et pas seulement en selle. Ils ont d’immenses connaissances sur leurs chevaux, et sont des formateurs reconnus. Michael est à mes yeux le cavalier le plus sous-estimé de notre équipe, Harrie le plus accompli, et Willem dispose d’une solide base en dressage et d’un excellent feeling. Je suis le rookie de ce quatuor, et j’en suis conscient. Ipsthar et moi avons la chance de nous connaître depuis toujours. Denver (né Deep Black 3, Diarado x Quantum, ndlr), le cheval de Michael, a onze ans. À quinze ans, Grandorado*TN (Eldorado vd Zeshoek x Carolus II) a toute l’expérience du monde et a sauté les épreuves les plus difficiles de la planète. Idem pour Mister Tac (des Fusains, Nonstop x Toulon, ndlr), qui a d’abord brillé avec Victor Bettendorf et continue de le faire avec Harrie. Ces trois chevaux ont tout vu et sont taillés pour ce niveau d’épreuve. Cette expérience cumulée peut nous emmener loin si les planètes s’alignent !

Impossible de ne pas craquer pour Ipsthar et son style parfait. © Dirk Caremans / Hippo Foto
Photo à la Une : Bas Moerings a mené son cher Ipsthar jusqu’au sommet, après l’avoir vu naître et initié à la compétition à partir de ses quatre ans ! © Sportfot






