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En 2019, Garant, Leone Jei et Elektric Blue P découvraient déjà Aix-la-Chapelle

En 2019, l'herbe d'Aix-la-Chapelle avait déjà réussi à Martin Fuchs et Hay El Desta Ali, alias Leone Jei.
Sport samedi 7 février 2026 Mélina Massias

En 2026, un événement anime les passionnés de sports équestres plus que les autres : les Mondiaux d’Aix-la-Chapelle. Onze ans après avoir organisé son dernier grand championnat, le stade équestre de la Soers va se parer de son plus bel habit pour décerner de nouvelles médailles. Sans surprise, nombreux seront leurs prétendants, deux ans avant les Jeux olympiques de Los Angeles. S’il est bien une piste unique au monde, c’est celle du temple sacré des sports équestres. Dans une atmosphère comme nulle autre, chevaux et cavaliers devront se montrer à la hauteur de ce sanctuaire mythique. Certaines montures le connaissent bien, pour y avoir déjà mis les sabots avant même d’atteindre le plus haut niveau, à l’occasion des épreuves réservées aux chevaux de sept et huit ans qui y sont organisées tous les ans. Chaque année, force est de constater que les cracks de demain foulent l’herbe de la Mecque des sports équestres et y lancent leurs carrières. Avant l’échéance estivale tant attendue, Studforlife remonte le temps et se replonge dans les dernières finales des Jeunes Chevaux organisées à Aix-la-Chapelle. En 2019, Garant, Ben 431, Hay El Desta Ali, alias Leone Jei, Elektric Blue P, Priam du Roset ou encore Mumbai van de Moerhoeve étaient de la partie.

Combien de chevaux nés en 2011 ou 2012 seront sélectionnés pour les championnats du monde d’Aix-la-Chapelle en 2026 ? Alors qu’ils fêtent cette année leur quinze ou quatorzième anniversaire, ils ne seront peut-être pas nombreux au rendez-vous. Pourtant, certains vus à la Soers il y a sept ans ont encore une carte à jouer. 

En 2019, la finale réservée aux Jeunes Chevaux du CHIO d'Aix-la-Chapelle avait sacré le formidable Garant, déjà champion du monde à cinq ans. Alors associé à l’Américaine Beezie Madden, l’alezan avait fait étalage de sa classe et de son grand classicisme. Style impeccable, équilibre parfait, volonté à toute épreuve, le KWPN s’était imposé au barrage, devançant de peu ses deux dauphins. Et sa victoire ne fut pas le fruit du hasard. Débuté par Willem Greve sur la scène internationale, le fils de Warrant et petit-fils de Verdi*TN avait non seulement terminé huitième de cette même épreuve un an plus tôt, déjà avec sa championne de cavalière, mais il a surtout continué de briller au plus haut niveau, remportant son premier Grand Prix Coupe du monde de niveau CSI 4*-W à huit ans seulement à New York. Passé aux rênes de Callie Schott début 2022, la pépite de l’excellent élevage de la famille Bosch s’est encore bonifiée, pour remporter son premier Grand Prix 5*... en décembre 2025 ! Quelques mois plus tôt, la paire, qui figurait sur la longue liste américaine en vue des Jeux olympiques de Paris aux côtés de onze autres couples, disputait sa première finale du circuit de la Ligue des nations Longines à Barcelone. À ce stade, difficile de dire si Garant, neveu d’Incredible, retrouvera l’herbe sacrée d’Aix-la-Chapelle cet été, en raison de la concurrence américaine, d’une part, mais aussi de la rivalité de son voisin de box, un certain Uricas vd Kattevennen, qui pourrait bien devenir le cheval de tête de son amazone dans les mois à venir. Sa bonne forme pourrait en tout cas jouer en sa faveur, s'il l'a conserve et en fonction des forces en présence sur lesquelles pourra compter Robert Ridland au moment M.

Garant, en forme olympique ces derniers mois avec Callie Schott, avait déjà brillé sur la piste qui accueillera les prochains championnats du monde, en s'imposant dans le Grand Prix des Jeunes Chevaux. © Sportfot

H.Big Action, dauphin de Garant ce jour-là, ne devrait, lui, pas retrouver l’antre de la Soers. Associé à Eduardo Menezes à l’époque, le puissant bai par Action Breaker évolue désormais sous la selle du Brésilien Roberto Mendoça jusqu’à 1,45m. Difficile donc d’imaginer ce petit-fils de What A Quickstar R, alias Big Star, surgir aux prochains championnats du monde. La concurrence américaine risque aussi d’être fatale à un certain Ben 431, complice de Lucy Davis Kennedy depuis début 2024. Si l’amazone rêvait des Jeux de Paris, ses résultats avec son bouillonnant bai sont encore trop tendres et irréguliers, malgré de bons classements et une Coupe des nations honorable à Dublin (0+4) en 2024. Cela étant, après s’être classé troisième de la finale des Jeunes Chevaux à Aix-la-Chapelle avec Gerrit Nieberg en 2019, le fils de Sylvain avait surpris son monde en s’emparant du Grand Prix Rolex tant convoité trois ans plus tard, après avoir terminé treizième de la finale de la Coupe du monde Longines quelques mois plus tôt. Mais finalement, celui qui participait aux Européens de Milan un an plus tard était déjà en terrain conquis dans la ville thermale, pour y avoir exprimé ses qualités lorsqu'il était plus jeune.

Trois ans avant de remporter le Grand Prix Rolex du plus beau concours du monde, Ben 431 foulait déjà son herbe mythique à huit ans, en 2019. © Sportfot

Leone Jei, à la conquête d’un rêve supplémentaire ?

Au pied du podium de cette édition 2019 du Grand Prix des Jeunes Chevaux d’Aix-la-Chapelle, se trouvaient Albführen’s*Maddox et Steve Guerdat. Sur cette piste mythique, le Suisse a souvent lancé ses plus grands cracks, leur offrant une expérience sans égale. Son SWB par Cohiba n’est plus en course pour un grand championnat, puisqu’il n’a plus sauté sur la scène internationale depuis février 2024 et n’est plus apparu dans l’épreuve reine d’un CSI 5* depuis 2023, mais le hongre a tout de même contribué à la médaille d’or européenne de la Suisse à Riesenbeck en 2021 et terminé onzième en individuel. Preuve, une fois de plus, qu’Aix-la-Chapelle révèle souvent les champions de demain.



Si Goldwin, double sans-faute et cinquième avec Laura Kraut, a mis ses qualités au service du Japonais Mike Kawai, lui permettant notamment de sauter les Jeux asiatiques de Hangzhou en 2023, Fiumicino van de Kalevallei, lui, a aligné les grandes performances après sa sixième place acquise en 2019. Sous la selle de Jur Vrieling, le fils de Plot Blue a enregistré plusieurs classements en Grands Prix 5*, comme lors des étapes du Longines Global Champions Tour de Valkenswaard et Samorin, ou de celles de la Coupe du monde de Vérone et Amsterdam. Aujourd’hui, le très plaisant hongre SBS, qui a disputé deux finales de la Coupe du monde Longines, concourt sur des épreuves intermédiaires sous bannière saoudienne. 

Désormais déclassé sur des épreuves intermédiaires, Fiumicino van de Kalevallei a été un atout de taille pour Jur Vrieling jusqu'en Grands Prix 5*. © Sportfot

La suite du classement est complétée par Hay El Desta Ali, alias Leone Jei, dernier double sans-faute de cette épreuve. Peu rapide, le hongre de Martin Fuchs, alors âgé de seulement sept ans, avait marqué le premier jalon de la grande carrière qui l’attendait. Six ans plus tard, et de multiples Grands Prix 5* déjà en poche, le gris par Baltic décrochait le Graal à Aix-la-Chapelle, en inscrivant son nom au palmarès du Grand Prix. Un rêve pour son cavalier, Martin Fuchs, passé plusieurs fois tout près du but. Titulaire de plus de quatre millions d’euros de gains en carrière, le hongre reste la valeur sûre du piquet - en pleine reconstruction - du Suisse. Même s’il n’a plus été aperçu en compétition internationale depuis octobre et une seule épreuve courue au CSI 5* de Rome, Leone Jei semble toujours tenir la corde pour écrire une nouvelle page de son histoire et disputer son septième grand championnat, à moins que le brillant L&L*Lorde Do Belmonte, qui a lui aussi disputé la finale des Jeunes Chevaux à Aix-la-Chapelle mais en 2023, ne vienne rebattre les cartes. Pour l'heure, l'Helvète affirme que Leone Jei reste sa première option et qu'il le relancera en compétition en avril dans ce but. Lorde Do Belmonte, lui, se tiendra prêt en cas de problème.

Hay El Desta Ali, alias Leone Jei, toujours très à son aise à Aix-la-Chapelle, reste l'option numéro un de son cavalier, Martin Fuchs, pour les Mondiaux de 2026. © Sportfot

Aix-la-Chapelle, terre de champions

Grâce à des chronomètres très rapides, Little Magic d’Asschaut et Mandato van de Neerheide auraient pu être les vainqueurs de cette édition 2019 du Grand Prix des Jeunes Chevaux d’Aix-la-Chapelle. Mais aux rênes de Henrik von Eckermann et Christian Ahlmann, tous deux ont concédé une faute. Depuis, ils ont aussi évolué au plus haut niveau. La première, une fille du méconnu Back Gammon, semblait même dans la forme de sa vie en fin d’année dernière aux côtés de Nayel Nassar. Mais une blessure contractée lors du barrage du temps fort du CSI 5*-W de Washington fin octobre la tient depuis éloignée des pistes de compétition. Mandato van de Neerheide, quant à lui, a remporté deux Grands Prix 5* en 2023, au Paris Eiffel Jumping et à Malines, et semblait disposer de toutes les qualités pour offrir de nombreux succès à son cavalier. Mais, depuis, sa carrière s’est écrite en pointillés et le fils d’Emerald van’t Ruytershof a disparu des radars depuis mai 2025.

Mandato van de Neerheide, de la partie à Aix-la-Chapelle à huit ans, a connu de beaux succès avec Christian Ahlmann au plus haut niveau, avant de disparaître des radars. © Sportfot

D’autres montures présentes à Aix-la-Chapelle en 2019 ont aussi brillé depuis. Mumbai van de Moerhoeve et Elektric Blue P se sont tous deux imposés en Grand Prix 5*, respectivement aux côtés de Christian Kukuk et Max Kühner, Gemma W est devenue l’une des alliées les plus sûres de Daniel Bluman, tandis que Priam du Roset s’est mué en l’un des complices les plus réguliers de Marcus Ehning, se classant dans plusieurs épreuves d’envergure. À sept ans, le premier avait concédé une faute au barrage. Après avoir décroché de très beaux résultats avec Christian Kukuk, dont une médaille d’argent collective aux Européens de Riesenbeck en 2021 et une quatrième place individuelle, puis une quatorzième lors de ceux de Milan deux ans plus tard, sans compter une apparition olympique à Tokyo, le gris a connu une période moins faste, est passé entre les mains de Ludger Beerbaum et Marco Kutscher, avant d’être vendu au Mexicain Mariano Oñate de Cima

Elektric Blue P, pendant ce temps, a remporté les Grands Prix 5* de Bois-le-Duc et Dinard, ainsi que le Prix de l’Europe… à Aix-la-Chapelle ! Sanctionné d’une faute lors de sa finale Jeunes Chevaux 2019 sur cette même piste, le bai a depuis accumulé plus de trois millions d’euros de gains et participé aux Jeux olympiques de Paris, aux Mondiaux de Herning, à deux finales de la Coupe du monde, ainsi qu’à deux championnats d’Europe, terminant à cinq reprises dans le Top 10 individuel ! À quinze ans, affrontera-t-il une septième échéance majeure ? Pour l’heure, le fils d’Eldorado vd Zeshoek semble profiter d’une pause bien méritée depuis le CSI 5* de Prague. Très régulière, Gemma W, elle, a gagné jusqu’en Grand Prix 4* mais n’ira pas à Aix-la-Chapelle, tandis que Priam du Roset devrait connaître le même sort. Le puissant fils de Plot Blue constitue toutefois toujours un atout incomparable dans le piquet de son Centaure de cavalier.

Elektric Blue P pourrait-il retrouver Aix-la-Chapelle pour un nouveau championnat ? Réponse cet été. © Sportfot

Les résultats complets du Grand Prix des Jeunes Chevaux d’Aix-la-Chapelle en 2019.

Photo à la Une : En 2019, l'herbe d'Aix-la-Chapelle avait déjà réussi à Martin Fuchs et Hay El Desta Ali, alias Leone Jei. © Sportfot