L’histoire de Vitiki pourrait être le scénario d’un film. Initié à la compétition en 2012 par José Cristiano Pereira Wilken Bicudo, l’attachant alezan croise la route de Yuri Mansur cinq ans plus tard, en 2018. Cette année-là, le Brésilien reçoit une vidéo de cet Hannovrien, qui n’a alors jamais sauté plus d’1,35m. Il ne le sait pas encore, mais ces images vont changer sa vie. En moins d’un an, le nouveau duo progresse à la vitesse de l’éclair et dispute déjà ses premiers parcours à 1,60m, lors de Coupes des nations et autres Grands Prix 5*. Sa progression l’emmène logiquement à Aix-la-Chapelle, en juillet 2018. Mais le rêve tourne au cauchemar. Sans-faute dans la première manche du prestigieux Prix de l’Europe, le fils de Valentino se blesse grièvement au barrage. Victime d’une fracture du paturon complexe, le hongre frôle l’euthanasie, mais est sauvé in extremis. Plus fou encore, tel un phœnix, Vitiki renaît de ses cendres, reprend la compétition un peu plus d’un an après sa blessure et retrouve le plus haut niveau début 2021, après des mois de doutes. Comme une revanche, il disputera même la Coupe des nations de l’Officiel d’Allemagne à la fin de l’été. Souvent embêté par sa santé ci et là, le petit-fils de For Expo inscrit de très belles lignes à son palmarès, en terminant notamment deuxième du Grand Prix 5* du CSIO de La Baule en 2022, ou encore en se hissant au quatrième rang de la finale de la Coupe du monde d’Omaha au printemps 2023, après une très bonne saison hivernale. Mais la cerise est posée sur le gâteau le 6 septembre 2026. À Valkenswaard, Vitiki, dix-huit ans, et son indissociable cavalier raflent la mise dans le Grand Prix du Longines Global Champions Tour, huit ans après avoir failli perdre la vie. Une belle leçon de résilience.
Photos : © Sportfot (gauche), Dirk Caremans / Hippo Foto (droite)
| Valentino | |||
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| Finja | |||
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| Wanderbursch II | Filiabella | Deputy Head | Adina |
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