Olivier Simon s’installe en Australie.
Le docteur Olivier Simon fait partie des personnes les plus respectées dans le domaine vétérinaire équin belge et européen. Figure emblématique de la clinique De Morette, il vient de quitter ses fonctions en Belgique pour embarquer sa famille dans une nouvelle aventure en Australie où il a déposé ses valises pour l’université d’Adélaïde. Il est désormais l’un des deux seuls spécialistes diplômés reconnus par le Collège Européen des Chirurgiens Vétérinaires (ECVS) pour les grands animaux en Australie Méridionale!
« Au départ, j’avais simplement postulé pour une offre de remplacement qui devait durer deux mois et qui tombait durant notre hiver qui n’est pas la saison la plus active en Europe… mais l’on ne m’a recontacté que 8 mois plus tard avec une demande qui était tout autre. Ce n’était donc plus possible pour moi … sauf si c’était pour un contrat à durée indéterminée et finalement, le projet s’est rapidement monté. C’était une ambition que j’avais toujours eue de pouvoir transmettre mais en Belgique, si l’on veut former des gens, on doit prendre ça sur notre temps libre qui est déjà très réduit. C’est un choix difficile à faire mais c’était un objectif que je m’étais fixé avec ma femme depuis que je l’ai rencontrée. Bien sûr, je n’avais pas envisagé de partir aussi loin et l’Australie n’était absolument pas une idée que j’avais forcément en tête … notre souhait était juste un climat plus agréable … mais nous pensions juste au sud de l’Europe, je n’avais jamais envisagé de partir aussi loin. Néanmoins quand les rendez-vous s’enchaînent et que tout se met en place aussi bien, il faut aussi savoir saisir l’occasion. J’ai encore l’âge d’être en mesure de faire des changements radicaux. Je quitte une pratique privée très agréable au niveau du travail et qui génère de l’argent mais qui laisse que peu de temps à la vie familiale, ce qui n’est pas le cas ici en Australie, où dans tous les secteurs, on est habitué à des horaires 8h30-17h. Je rêvais d’avoir un jour cette qualité de vie, c’était une ambition et c’est bien réel ici. La clinique fonctionne évidemment 24h/24 grâce à un large groupe de personnes. J’étais venu ici en tant que l’un des trois chirurgiens de la clinique mais j’ai été nommé la semaine dernière chef du département clinique. Adelaïde veut se placer comme la ville de l’enseignement et nous avons tout pour y arriver. C’est le plus bel hôpital équin que je n’ai jamais eu l’occasion de voir et de plus, nous avons des personnes de grande qualité qui y travaillent. Mon rôle va désormais être de faire jouer tout le monde ensemble. De plus, nous sommes situés dans la vallée de Barossa qui en plus d’être magnifique est la zone viticole la plus prestigieuse d’Australie. Maintenant, il faut aussi se rendre compte que l’on voit ici des cas en clinique que je ne voyais plus en Belgique pour la simple et bonne raison que les vétérinaires de terrains en Belgique sont tellement qualifiés qu’ils sont capables de gérer de nombreux cas eux-mêmes. Ici, cela va être notre rôle aussi de former des vétérinaires compétents qui pourront prendre plus de cas en charge.
C’est certain que laisser la clinique De Morette, c’est une décision difficile.
Abandonner le bébé, c’est difficile mais je laisse au gouvernail Michael Meulyzer qui est quelqu’un de très compétent et est accompagné d’une très bonne équipe. Je ne serais pas parti s’il n’avait pas été là même si j’ai la lucidité de savoir que personne n’est irremplaçable. Actuellement, je reste associé au sein de la clinique. Toute l’équipe De Morette ainsi que tous mes associés de De Bosdreef m’ont soutenu et encouragé dans ce choix crucial. Le choix le plus difficile a été familial car je laisse ma grande fille de 18 ans qui est entrée à l’université et ne pouvait pas m’accompagner. La présence physique n’est pas là mais je pense que l’on peut néanmoins entretenir des relations de qualité et elle devrait venir nous rejoindre durant les vacances d’été. »