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L’ultra généreuse Dubaï du Cèdre file en tête à Doha

Au terme d'un barrage acrobatique, Dubaï du Cèdre, alias Diryah, a remporté un nouveau Grand Prix 5*, à Doha.
Sport vendredi 13 février 2026 Mélina Massias

Sans doute a-t-on connu Dubaï du Cèdre, désormais renommée Diriyah, plus en confiance et plus sereine en piste. Pourtant, l’alezane s’est démenée pour offrir la victoire à son cavalier, Abdullah Alsharbatly, dans le Grand Prix 5* doté d’1,5 million d’euros organisé à Doha ce week-end. D’une générosité sans limite, la Selle Français Originel a supplanté Diana du Plevau, qui a, elle aussi, donné tout son cœur à Khaled Almobty, et Casual DV, qui a retrouvé tout son éclat sous la selle de Pieter Devos. 

Au prix d’efforts spectaculaires et de sauts parfois acrobatiques, Dubaï du Cèdre, alias Diriyah, a remporté le Grand Prix 5* de Doha, vendredi 13 février. L’alezane, révélée par Margaux Rocuet puis Julien Epaillard, avec qui elle terminait quatrième en individuel des Jeux olympiques de Paris et médaillée de bronze collectivement, a une nouvelle fois prouvé son talent sans limite. Si le couple qu’elle forme avec son nouveau cavalier, Abdullah Alsharbatly, qui en a pris les rênes en fin d’année dernière, succédant à Janne-Friederike Meyer-Zimmermann à la suite de problèmes financiers subis par l’écurie Iron Dames, est encore fébrile, en attestent les fortes reprises et le rythme peu fluide de leurs prestations, il a bouclé le triple sans-faute le plus rapide de cette épreuve. 

La fille de Baloubet du Rouet a défilé en tête du tour d'honneur du Grand Prix 5* doté d'1,5 million d'euros de Doha. © Lukasz Kowalski / DET

Disputé en deux manches suivies d’un barrage - un format qui n’est pas sans rappeler, dans les grandes lignes et dans son l’atmosphère, l’ancienne formule des Grands Prix du Longines Global Champions Tour -, le temps fort de ce nouveau CSI 5* organisé au Qatar a mis les couples à l’épreuve. Des quarante-quatre paires à en avoir pris le départ, seules trente sont venues à bout du tour initial imaginé par Uliano Vezzani. Des cadors, à l’instar du nouveau numéro un mondial Scott Brash, de la très régulière Nadja Peter Steiner ou encore de l’expérimentée Edwina Tops-Alexander ne sont pas venus à bout de ce premier couperet. En ce vendredi 13, se sont finalement… treize duos qui ont accédé à la deuxième manche. Si Max Kühner n’a pu éviter deux fautes avec un EIC*Cooley Jump The Q visiblement tendu et que Roger Chammas, Niels Bruynseels et Eve Jobs ont concédé une faute sur leurs respectifs Glondon Di San Giovanni, Origi vd Vosberg et Canto Bruno, les neuf autres se sont qualifiés pour le barrage. Dans des styles différents, tous ont tenté leur chance. 



Ouvreur du barrage, l’étalon No-Comment de Septon, pépite de l’élevage de Christian Liégeois, a fait une démonstration de ses qualités. Charismatique, l’étalon bai a montré force, moyens et volonté de fer sous la selle du Turc Hasan Senturk. Malheureusement, un abord quelque peu imprécis sur l’avant-dernier oxer de cette finale au chronomètre les a relégué en huitième position. À leur suite, Pieter Devos et Casual DV ont bouclé un parcours digne d’orfèvres. Somptueux d’harmonie, de justesse et de talent, les deux complices, qui se connaissent depuis toujours, ont longtemps tenu la tête avec leur chronomètre de 39’’20. La baie, qui a retrouvé tout son brillant et plus encore après une saison 2025 difficile, aurait assurément mérité de ravir la victoire et de mener un podium de rêve. 

Superbes prestations pour Pieter Devos et Casual DV. © Lukasz Kowalski / DET

En effet, à deux couples du dénouement de l’épreuve, Casual DV devançait l’exceptionnel Untouched LB, remarquable avec Christian Ahlmann, et le non moins fabuleux ESI Rocky, toujours aussi métronomique aux rênes d’Anastasia Nielsen, qui continue de prendre ses marques avec lui après l’avoir acquis à la fin de l’été dernier auprès de Seamus Hughes Kennedy. Mais les deux représentants de l’Arabie Saoudite avaient d’autres plans en tête.

Khaled Almobty, d’abord, a coupé la ligne d’arrivée en 37’’45 sur Diana du Plevau, qui, elle aussi, a fait preuve d’une grande générosité, notamment pour franchir l’avant-dernier obstacle sans faute. Mais la fille de Dieu Merci van T&L, en sursis, notamment dans les combinaisons, en seconde manche, a rapidement été battue au barrage par la Selle Français Originel Dubaï du Cèdre, qui a arrêté le temps en 36’’29, malgré un tracé haché et des sauts peu académiques, notamment dans son geste des postérieurs. Sur le papier et sur ce type de format, il s’agit toutefois de l’un des plus grands succès de la fille de Baloubet du Rouet, qui avait déjà remporté le Super Grand Prix de Prague en 2023. Avec cette victoire, elle a empoché près d’un demi-million d’euros.

Diana du Plevau, fille de Dieu Merci van T&L, a fait forte impression à Doha et s'est montrée très efficace. © Lukasz Kowalski / DET

Avec une faute au barrage et des chronomètres de toute façon trop lents pour se hisser dans le Top 3, Harry Charles et Inès Joly sont six et septième sur Novio vd Donkhoeve, alias Sherlock, et Crack d’Aiguilly, tandis que Janne-Friederike Meyer-Zimmermann termine neuvième avec huit points et un bon temps sur son très intéressant et magnifique fils de Colestus, Cellagon*Cascais.

Les résultats complets.

Photo à la Une : Au terme d'un barrage acrobatique, Dubaï du Cèdre, alias Diriyah, a remporté un nouveau Grand Prix 5*, à Doha. © Lukasz Kowalski / Doha Equestrian Tour

Les épreuves du CSI 5* de Doha sont à (re)voir sur Clipmyhorse.tv.