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Disparition de quatre étalons, du mouvement aux écuries Beerbaum et une mauvaise passe pour Pius Schwizer : récap’ (2/2)

À seize ans seulement, le génial Vangog du Mas Garnier est mort.
Sport vendredi 29 août 2025 Mélina Massias - mis à jour à 17h22

Le mois d’août a été noir pour les étalons Selle Français. Vangog du Mas Garnier, Open Up Semilly, Lavillon et Nice de Prissey, qui ont tous quatre brillé au plus haut niveau, ont rejoint les étoiles. De l’autre côté du Rhin, deux nouvelles ont animé les écuries Beerbaum : la retraite du génial Coby 8 et le départ, programmé pour la fin de l’année, du champion olympique Christian Kukuk, qui va désormais voler de ses propres ailes. Le mois d’août a également été particulièrement mouvementé pour Pius Schwizer… Retour sur ces faits marquants.

La première partie de ce récap’ est à (re)lire ici.

À seulement seize ans, Vangog du Mas Garnier est mort, jeudi 28 août, dans son paddock saint-lois, où il profitait d’un repos bien mérité après sa saison de monte. Formé par Armand Darragon et Benjamin Bailly, puis passé brièvement sous la selle d’Eugénie Angot, le généreux gris avait rejoint Olivier Robert, déjà tombé sous son charme, en début d’année 2016, à sept ans. Ensemble, les deux complices ont écumé les plus belles pistes du monde. Petit par la taille, mais grand par le talent, le Selle Français, né chez Dominique et Frédérique Maes, s’est imposé jusqu’au plus haut niveau. Parmi ses plus belles performances, il y eut évidemment sa victoire dans le Grand Prix du Longines Global Champions Tour de Rome, en 2021, des Coupes des nations, à Aix-la-Chapelle ou Calgary, une excellente sixième place dans le temps fort du CSIO 5* de La Baule en 2019, ou encore une septième dans celui du redoutable CSIO 5* de Spruce Meadows, en 2018. En 2019, le fils de Windows vh Costersveld, alias Cornet Obolensky, et Natasha, par Quidam de Revel, avait prouvé sa versatilité en terminant huitième d’un autre Grand Prix 5*, cette fois sur une piste bien différente : la minuscule arène de sable de Monaco ! Retraité depuis début 2023 et une dernière sortie au CSI 5*-W de Bordeaux, sur les terres de son plus fidèle cavalier, Vangog du Mas Garnier se consacrait depuis à une nouvelle vie, celle de reproducteur. Fort de ses innombrables qualités, et d’origines particulièrement intéressantes, sa troisième mère n’étant autre que la matrone Ifrane, le Selle Français est déjà le père d’une centaine de produits, nés entre 2017 et 2025. Sa première vraie génération a vu le jour en 2024. 

L'agile et talentueux Vangog du Mas Garnier s'est éteint à seize ans. © Dirk Caremans / Hippo Foto

Alors qu’il aurait pu être le successeur de Mylord Carthago, avec lequel il partageait non seulement sa robe, mais surtout sa souche maternelle, Vangog du Mas Garnier est parti trop tôt, laissant tout son entourage en deuil. “Le grand performer Vangog du Mas Garnier est malheureusement parti, sans prévenir, durant une dernière sortie dans son paddock habituel. Nous ne sommes jamais vraiment prêts à les voir partir, mais encore moins aussi tôt, à seulement seize ans. Nous imaginions partager avec lui encore de nombreuses saisons d’élevage, mais la vie en a décidé autrement”, ont écrit les équipes de France Etalons sur les réseaux sociaux, saluant une dernière fois la mémoire. “Vangog a brillé durant plusieurs années au plus haut niveau sous la selle du cavalier bordelais Olivier Robert. Ensemble, ils se sont illustrés sur les plus beaux terrains du monde et ont accumulé près d'un demi-million d'euros de gains ! [...] Sa carrière sportive ayant été la priorité, sa production est encore jeune et compte seulement quelques produits en âge de concourir dont : Guess du Mas Garnier, classé à 1,35m en Italie, Diamond du Mas Garnier, qui a évolué sur les Cycles belges à quatre et cinq ans, Idem du Mas Garnier, vu sur le circuit Formation à cinq ans, Ines du Mas Garnier, finaliste à Fontainebleau en Hunter à six ans, King de Boisquillon, qui totalise dix sans-faute sur quinze à cinq ans, et Kaiser des Liness, qui a réalisé quelques parcours sans faute dans les cinq ans sous la selle d’Olivier Robert. De nombreux éleveurs lui ont fait confiance dès sa première vraie saison de monte en 2023. Ses poulains montrent du chic, du sang et de la souplesse.  Après avoir été disponible en frais au Haras de Soual cette année, Vangog était de retour au Haras de Saint-Lô depuis quelques semaines. Nous regrettons beaucoup le départ précipité de cet étalon si talentueux et attachant. Nous avons une pensée particulière pour ses naisseurs Dominique et Frédérique Maes, ses formateurs, Armand Darragon puis Benjamin Bailly, ainsi que pour son cavalier Olivier Robert. Merci à tous ceux qui ont si bien pris soin de lui durant sa carrière sportive, comme celle d’étalon. Nous avons hâte de voir sa jeune production évoluer sur les pistes de concours dans les prochaines années.”

D'Aix-la-Chapelle à Calgary, en passant par La Baule ou Monte Carlo, le complice d'Olivier Robert aura prouvé ses qualités sportives partout dans le monde. Il laisse derrière une jeune production pleine de promesses. © Dirk Caremans / Hippo Foto

Adieu, Open Up Semilly

Sans crier gare, le puissant et généreux Open Up Semilly a poussé son dernier souffle. Âgé de vingt-trois ans, l’étalon Selle Français Originel, fils de Diamant de Semilly et petit-fils d’Arpège Pierreville, était l’un des protégés du haras de Semilly, qui pleure un fidèle compagnon. “C’est avec une immense tristesse que nous vous annonçons le décès soudain d’Open Up Semilly”, a fait savoir l’entourage du bai sur les réseaux sociaux, samedi 23 août. “Il venait de terminer sa saison de monte en frais au haras du Val d’Arnon, où il passait son après-midi au paddock. Une crise cardiaque aura terrassé cette force de la nature, impressionnante par sa taille, sa puissance et son charisme, et à la fois si attachante par sa gentillesse et son bon fond. Ce digne fils de Diamant de Semilly aura laissé son empreinte dans le monde des sports équestres par la force phénoménale qu’il dégageait lors de ses performances en concours hippique et la qualité de sa production. [...] Merci, Open Up, pour tous les bons souvenirs que tu nous laisses… de tes galopades poulain où tu laissais tout le reste du troupeau loin derrière, tes premiers sauts en liberté où tu volais au-dessus des chandeliers, le championnat de France des sept ans où tu avais été magistral, le Grand Prix du CSIO 5* de la Baule… les victoires mythiques de ton fils Venard de Cerisy... Nul doute que ton héritage continuera à vivre au travers de tes produits sur les terrains de compétition.”

Père des excellents Uno et Vénard de Cerisy, Open Up Semilly s'est éteint prématurément. © Scoopdyga

Formé à quatre ans par Olivier Martin, avec qui il a aussi effectué ses tous derniers parcours en compétition en 2015, Open Up Semilly a poursuivi son apprentissage sous les selles de Rudy Cook et Florian Angot. C’est avec ce dernier que le bai a connu ses plus belles réussites sportives. Très régulièrement classé ou gagnant à 1,50m, le Selle Français né chez la famille Levallois a aussi pris part au Grand Prix du CSIO 5* de La Baule en 2011 et foulé d’autres pistes prestigieuses, telles celles de Dinard, Bourg-en-Bresse, Anvers, Fontainebleau ou encore Paris. Crédité d’un ISO 162 en 2012, Open Up laisse derrière lui deux excellents fils : Uno et Vénard de Cerisy, vus au plus haut niveau avec Edward Levy et Steve Guerdat. Au total, le fils de Diamant de Semilly compte deux-cent-trente produits enregistrés sur la base de données du SIRE, dont neuf ont obtenu un indice supérieur à 130. Et les plus jeunes produits d’Open Up suivront peut-être les traces de leurs aînés dans les années à venir.



Lavillon s’en est allé

D’après une information partagée jeudi 14 août par Wim Schoukens, son étalonnier, Lavillon n’est plus. Formé par Sarah Legrand et André Roguet, puis passé sous la selle de Julien Epaillard, avec lequel il fut sacré vice-champion de France des étalons à six ans, derrière Luccianno et devant Lamm de Fetan, et déclaré vainqueur du Grand Critérium, le fils de Diamant de Semilly a atteint le haut niveau avec Philippe Léoni puis Ludger Beerbaum. Avec le Kaiser, le Selle Français, né chez Cyril Forestier, s’est offert le Grand Prix secondaire du CSI 4*-W d’Helsinki en 2009, entre autres réussites. Petit-fils de Laudanum, Lavillon avait achevé sa carrière sportive aux côtés de plusieurs cavaliers, dont Vladimir Beletskiy et Gilles Dunon. Bien qu’issu de la même lignée maternelle que May Flower III, jument souche de l’affixe des Forêts, le bai brun compte peu de produits, moins d’une centaine selon la base de données Horsetelex, et cinquante-deux enregistrés auprès du SIRE. Trois d'entre eux ont évolué à 1,55m et plus, dont Bacot, classé jusqu’à 1,60m sous selle mexicaine, et Black Star, fruit du mariage entre les deux cracks de Philippe Léoni, Lavillon, donc, et Cyrenaïka. Après avoir permis à Charlotte Léoni d’accumuler les classements jusqu’à 1,55m, Black Star est passé aux rênes du Turc Omar Trabelsi en juillet. Selle Français Originel, Lavillon avait vingt-six ans.

Lavillon, ici sous la selle de Ludger Beerbaum, est mort. © Scoopdyga

Nice de Prissey a rendu son dernier souffle

La série noire vécue par les étalons Selle Français ces dernières semaines n’a pas épargné Nice de Prissey, ancienne gloire de Brianne Goutal-Marteau. Durant neuf ans, tous deux ont été associés sur le devant de la scène, brillant aux quatre coins de la planète. À vingt-quatre ans, le fils de Rosire et petit-fils du Pur-Sang Amarpour né chez Marie-Thérèse Loichet a rejoint les étoiles. “Hier, j’ai dit au revoir au cheval d’une vie, Nice de Prissey”, s’est émue la plus française des Américaines, le 18 août. “Entre la première vidéo que mon père nous a envoyée, et le premier vertical qu’il a sauté lors de l’essai, pas même une visite vétérinaire très douteuse n’allait nous empêcher, Max Amaya et moi, de le ramener aux Etats-Unis. Nice a représenté l’équipe américaine lors de multiples occasions et a sauté des Grands Prix partout dans le monde, gagnant l’American Gold Cup et d’autres Grands Prix à Wellington, Spruce Meadows, en France et en Espagne. C’était l’étalon le plus gentil qui soit, doté d’un cœur en or. Je n’oublierai jamais la facilité avec laquelle il affrontait les plus gros parcours. Son intelligence et son attitude calme lui ont créé plein d’amitiés en cours de route et pouvait convaincre n’importe qui de lui donner un bonbon en passant devant son box. Bien sûr, sa beauté ne lui nuisait pas : et il le savait aussi ! Tant de personnes ont fait partie de sa longue carrière… mais son groom de longue date, Fernando Rodriguez, sa vétérinaire, Dr. Melissa Welker, et son maréchal-ferrant, Dimitri Vandormael, ont été des rouages primordiaux. J’aimerais aussi remercier Lisa Lourie et toutes les personnes de l’équipe de Soy Coast Farm, qui ont pris le plus grand soin de lui durant sa retraite, où il se consacrait à l’élevage. Tu vas me manquer, grand garçon !”

Sous la selle de Brianne Goutal-Marteau, l'étalon Selle Français Originel a brillé sur quelques unes des plus belles pistes du monde. © Scoopdyga

Initié à la compétition par Aurélien Lange, Gilbert Doerr puis Fabien Bost, Nice de Prissey, également vu avec Alexandre Sueur, a amorcé son ascension vers les sommets avec Bruno Broucqsault. Classé dans les Grands Prix 5* de Chantilly, Paris, Falsterbo et Rotterdam, le fils de Rosire, passé à plusieurs reprises entre les rênes de Philippe Lejeune lors de ses séjours en Europe, avait conclu sa carrière sportive internationale par une cinquième place dans un Grand Prix 4* à Wellington, en février 2018, à dix-sept ans, avant de disputer quelques épreuves nationales supplémentaires. À l’élevage, sa descendance reste plus que confidentielle, avec quatre produits nés en France en 2008, et une activité de reproducteur mené essentiellement, voire exclusivement, outre-Atlantique ensuite.

Styliste, Nice de Prissey laisse derrière lui une production encore très confidentielle. © Scoopdyga

Une nouvelle vie pour Coby 8

À quinze ans, il est temps pour Coby 8, indissociable complice de Philipp Weishaupt, de tirer sa révérence. En un peu plus de six ans passés ensemble à arpenter les plus belles pistes internationales, l’Allemand et son hongre hannovrien ont remporté vingt-deux épreuves mondiales, dont cinq Grands Prix labellisés 5* et trois de niveau 3 ou 4*. Formé par Jürgen et Boris Kapp, ainsi que par Lena Sennekamp, le bai a signé ses plus beaux succès à Wellington et Valkenswaard, en 2022, La Corogne, en 2024, ainsi qu’en Arabie Saoudite, lors de plusieurs séries de concours. Au fil de ses victoires et de ses classements au plus haut niveau, de Hambourg à Calgary en passant par Chantilly ou encore Rabat, Doha, Bois-le-Duc et Riesenbeck, Coby a amassé plus de 2,2 millions d’euros de gains. Régulier, compétitif, généreux, le fils du tout bon reproducteur qu’est Contagio, et petit-fils d’Escudo I, aura rendu fier son éleveur, Jürgen Geffken. S’il n’a participé à aucun grand championnat durant sa carrière, le bai a marqué la vie de son cavalier, mais aussi celle de sa fidèle groom, Lisa Fundis. Son départ à la retraite est une page qui se tourne pour son pilote, en pleine reconstruction de son piquet après la vente de son brillant Zineday à Eve Jobs, ou encore celle du prometteur Mescorial PS au Chili. Après avoir honoré Dinard de sa présence fin juillet, et décroché une excellente deuxième place dans le Grand Prix 3* après deux mois d’absence internationale, Coby a signé son dernier tour de piste à Valkenswaard, début août. “Je dois beaucoup de mes succès à Coby. Il n’est pas seulement un cheval de sport exceptionnel, il a aussi une personnalité singulière, à laquelle nous nous sommes tous attachés. Je suis très heureux qu’Alice (Lawaetz, ndlr) m’ait permis de le monter durant toute sa carrière sportive internationale (bien qu’il ait fait ses débuts avec Boris Kapp, ndlr), et qu’il puisse maintenant profiter de sa retraite bien méritée avec elle”, a commenté Philipp Weishaupt, qui a célébré son complice lors d’une fête, organisée à Riesenbeck, au sein des écuries Beerbaum, et en présence du principal concerné !

Après six années entouré de sa groom, Lisa Fundis, et de son cavalier, Philipp Weishaupt, Coby 8 va couler une douce retraite auprès de sa propriétaire américaine, Alice Lawaetz. © Collection privée

Changement de cap pour Christian Kukuk à la fin de l’année

La retraite du génial Coby 8 n’a pas été la seule nouvelle à venir chambouler l’équilibre de la maison Beerbaum en août. En effet, les écuries du Kaiser ont également annoncé que leur fidèle lieutenant, Christian Kukuk, sacré champion olympique l’été dernier à Versailles, quitterait le navire à la fin de l’année, afin de se lancer à son compte et de concrétiser son “rêve”. Depuis treize ans, l’Allemand porte la veste grise caractéristique des écuries sises à Riesenbeck et bénéficie des précieux conseils de celui qui est devenu son mentor. “Tout ce que j’ai appris sur le plan sportif, je le dois à Ludger Beerbaum. Il a joué un rôle prépondérant dans ma carrière équestre et mes succès. Je lui en serai éternellement reconnaissant”, a réagi l’actuel numéro trois mondial, par voie de communiqué, début août. “Je suis conscient qu’il sera difficile de me frayer un chemin sans son soutien et son expérience unique. Néanmoins, je me réjouis de commencer un nouveau chapitre de ma vie.”

Sacré champion olympique l'été dernier avec Checker 47, Christian Kukuk quittera les écuries Beerbaum à la fin de l'année, mettant fin à treize ans d'une collaboration fructueuse. © Dirk Caremans / Hippo Foto

Ces treize dernières années, Christian Kukuk a vu défiler dans ses boxes un paquet d’excellents chevaux : Colestus, Chianti’s Champion, Cool Down 7, Limonchello, Nice van’t Zorgvliet, Mumbai van Moerhoeve et, surtout, Checker 47, Just Be Gentle et Chageorge, ses trois actuels chevaux de tête. Mumbai, récemment passé sous selle mexicaine - sans doute en prévision de ce départ programmé -, a permis à son ancien cavalier de courir ses premiers championnats, en 2021. Les Jeux olympiques de Tokyo, d’abord, puis les Européens de Riesenbeck, conclu au quatrième rang individuel et avec une médaille d’argent collective, à domicile. Puis il y a eu la finale de la Coupe du monde de Leipzig, avec Checker, l’échéance continentale de Milan, avec Mumbai à nouveau, les Jeux olympiques de Paris, avec le succès que l’on sait, et, enfin, les championnats d’Europe avec la vive et rêveuse Just Be Gentle, dix-septième en solo et en bronze avec la Mannschaft. Le départ de Christian Kukuk, comme Henrik von Eckermann ou Marco Kutscher avant lui, sera évidemment un nouveau tournant pour l’écurie de Ludger Beerbaum. “En tant que jeune athlète, Christian est devenu une figure de proue de notre écurie et de notre équipe au cours de la dernière décennie. Le fait que, outre notre relation professionnelle, nous entretenions également une relation personnelle particulièrement bonne et basée sur la confiance nous permettra de continuer à travailler ensemble dans les années à venir”, a-t-il confié. Reste à savoir quels chevaux seront toujours montés par son disciple l’an prochain. Membre de l’équipe des Riesenbeck International sur le circuit de la Global Champions League, Christian Kukuk pourrait, peut-être, conserver Checker, propriété de Madeleine Winter-Schulze, et/ou Chageorge, qui appartient aux écuries Beerbaum. Just Be Gentle, elle, devrait rester sous sa selle, grâce à la société Lost Falls LLC, qui l’a rachetée en juillet, tout comme le jeune Viki Van Gogh, huit ans, et Cepano Baloubet, confié, lui, par sa compagne, Veronica Tracey. 

Le numéro trois mondial devrait pouvoir conserver l'exceptionnelle Just Be Gentle, avec laquelle il a contribué à la médaille d'argent de l'Allemagne lors des derniers championnats d'Europe, à La Corogne. © Dirk Caremans / Hippo Foto



Habibi V’Gas traverse les Alpes

Perle de l’élevage de Brigitte et Jean-Luc Boiziau, Habibi V’Gas a changé de bannière. Montée par Teddy Thellier depuis toujours, l’alezane par For Pleasure est désormais associée à Giulia Martinengo Marquet. Depuis le mois de mai, la toute bonne Selle Français de huit ans prend ses marques avec sa nouvelle amazone. Toutes deux ont déjà enregistré une victoire en Grand Prix 1*, à Bedizzole, et obtenu une quatrième place à 1,30m en juin. Début août, sur la scène nationale cette fois, la petite-fille de Kannan est montée en puissance, tout en gardant les mêmes bases, avec deux victoires puis une troisième place dans une épreuve en deux manches à 1,45m. De très bon augure pour la suite de la carrière de cette prometteuse jument, lauréate de la finale des chevaux de six à Equita Lyon en 2023 et onzième du championnat de France des chevaux de sept ans l’an dernier à Fontainebleau. Et la belle histoire se poursuit, avec les frères et sœurs utérins d’Habibi, mais aussi avec sa fille, Kiaffa V’Gas (Clarimo).

La géniale Habibi V'Gas va poursuivre sa route avec Giulia Martinengo Marquet, après avoir effectué l'intégralité de sa formation aux côtés de Teddy Thellier. © Mélina Massias

Du grabuge dans les écuries de Pius Schwizer

Ces derniers jours, la presse, généraliste comme spécialisée, s’est largement faite l’écho d’une triste histoire survenue dans les écuries du Suisse Pius Schwizer. En raison de plusieurs centaines de milliers d’euros de dette, le champion helvète a vu certains chevaux hébergés dans ses écuries être saisis. Après plusieurs jours d’inquiétude de la part des propriétaires des montures, celles-ci ont finalement été libérées. Pius Schwizer, de son côté, a régularisé sa situation financière. En revanche, cette affaire n’a pas été sans conséquence. Alexis Goulet, qui était installé dans ses écuries de longue date, a décidé de les quitter et d’écrire une nouvelle page de son histoire. De son côté, son ancien patron a été temporairement suspendu du cadre élite suisse. “Conformément à la convention des cadres signée par Pius Schwizer et Swiss Equestrian, aux règlements en vigueur ainsi qu’aux valeurs défendues par Swiss Equestrian, la situation actuelle de Pius Schwizer n’est plus compatible avec les exigences nécessaires pour représenter la Suisse au plus haut niveau en tant que membre de l’équipe suisse Élite de saut d’obstacles. La suspension est prononcée pour une durée indéterminée et sera régulièrement réexaminée par la commission de sélection en fonction de l’évolution de la situation de Pius Schwizer. Cette suspension du cadre Élite ne constitue pas une interdiction de participer à des concours nationaux et internationaux à titre individuel”, a fait savoir Swiss Equestrian le 20 août dernier. Vendredi 29 août, la suspension du Suisse a été levée.

Bryan Balsiger dit au revoir à PSG Starlight

Selon une information révélée par La Cavalier Romand, Bryan Balsiger a dû dire au revoir à Cosy Blue, alias PSG Starlight, sa jument de tête. Sixième du Grand Prix CSIO 5* d’Abou Dabi en début d’année, huitième de celui de Saint-Gall en juin et sélectionnée dans plusieurs Coupes des nations cette année, la jument de dix ans par Quamikase des Forêts, alias Zirocco Blue VDL, commençait à montrer l’étendue de son potentiel avec le cavalier de vingt-huit ans, qui avait déjà dû reconstruire son piquet après la fin de sa collaboration avec l’écurie Les Verdets à la fin de l’été 2023. Les propriétaires de la grise, Jacqueline Renner et Peter Schildknecht, auraient décidé de la confier à… Pius Schwizer. PSG*Di Jane, huit ans et propriété de Peter et Philipp Schildknecht, aurait pris le même chemin. De son côté, Bryan Balsiger peut toujours compter sur le compétitif Castiel, avec lequel il a terminé sixième des championnats nationaux suisses mi-août, ou encore sur Fais Toi Belle du Seigneur, débarquée dans ses écuries au printemps. Pour autant et pour l’heure, aucun de ses complices actuels ne semble prêt à évoluer à 1,60m.

Selon les informations du Cavalier Romand, PSG Starlight aurait été confiée par ses propriétaires à Pius Schwizer. © Dirk Caremans / Hippo Foto

Photo à la Une : À seize ans seulement, le génial Vangog du Mas Garnier est mort. © Dirk Caremans / Hippo Foto