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Nouveau circuit, la Premier Jumping League s’invite au calendrier international en 2027

La Premier Jumping League débarque avec de grandes promesses.
Sport mardi 31 mars 2026 MM (avec communiqué)

La nouvelle est tombée : un nouveau circuit par équipes devrait voir le jour à partir de mars 2027. Baptisée Premier Jumping League, cette compétition qui promet d’offrir aux cavaliers et aux chevaux “la place qu’ils méritent sur la scène mondiale” devrait comporter quatorze étapes et voir seize équipes, composées des meilleurs mondiaux, s’affronter. Trois cents millions de dollars, dont un tiers lors de la saison inaugurale, devraient être mis en jeu, alors que les détails exacts du format d’épreuves et du déroulé de la saison restent encore à révéler.

Ces dernières semaines, de mystérieuses publications et autres stories ont envahi les comptes Instagram de quelques-uns des meilleurs cavaliers de la planète. À chaque fois, trois lettres et une date : PJL, 30 mars 2026. Lundi, la surprise s’est envolée, laissant place aux premières informations. L’an prochain, le calendrier international devrait ainsi se garnir d’un énième circuit, qui viendra s’additionner à ceux déjà existants, qui rythment à longueur d’année les programmes sportifs des couples. Cette nouvelle compétition devrait se jouer entre seize équipes, qui parcourront le monde dans “quatorze sites internationaux iconiques, à travers l’Europe, l’Amérique du Nord et le Moyen-Orient”, annonce l’équipe de communication de la Premier Jumping League (PJL). Promettant de distribuer la somme record de trois cents millions de dollars, dont cent millions dès sa saison inaugurale, ce projet entend permettre “aux cavaliers de concourir à plein temps en tant que professionnels tout en œuvrant à la mise en place d'un modèle économique durable pour ce sport” et se vante de vouloir “définir une nouvelle ère pour le saut d’obstacles”. Face au Global Champions Tour et sa Ligue, qui offrent déjà une dotation conséquente aux équipes - moyennant un droit d’entrée élevé -, à la Major League Showjumping, la Ligue des nations Longines et les autres Coupes des nations, dont les plus traditionnelles, jouées sur des pistes historiques, demeurent les temps forts de l’année sportive pour les plus puristes des aficionados, la PJL devra trouver sa place. Pour l’heure, tous les détails de son règlement et de son déroulement n’ont pas été révélés, gardant une part de questionnement quant à sa première édition, qui devrait courir de mars à octobre 2027. 

Annoncée en grande pompe, par voie de communiqué et surtout à l’occasion d’une soirée organisée à Miami en présence de quelques-uns des meilleurs mondiaux, la PJL ne manque pas d’ambition. Le projet a été pensé et élaboré par des femmes et hommes d’affaires bien établis, à commencer par Frank McCourt, fondateur et président de la PJL, propriétaire du club de football de l’Olympique de Marseille et associé de Jan Tops jusqu’en 2020 sur les circuits Global Champions. “La PJL est une compétition mondiale avant-gardiste, qui offre aux cavaliers et chevaux de haut niveau la place qu’ils méritent sur la scène mondiale. Basée sur le mérite, l’intégrité et l’excellence, la PJL réunit et met en compétition les meilleurs athlètes du monde pour la dotation la plus importante de l’histoire de la discipline, contribuant à créer un modèle financier plus résilient et pérenne pour le sport”, détaille un communiqué. “Représentée par seize équipes, la PJL va déployer un processus de sélection inédit parmi les deux cent cinquante meilleurs cavaliers du monde. Des événements de premier plan et immersifs [...] permettront aux fans d’être plus près que jamais de la rudesse, de la beauté et de la puissance du saut d’obstacles de haut niveau.”

Parmi les ambitions de la PJL : ouvrir le jumping à un nouveau public. La Ligue annonce développer un partenariat avec la compagnie de production Box to Box Films, primée aux Emmy Awards, et offrir une plateforme de streaming gratuite et libre d’accès. “Une technologie de pointe, une transparence radicale et un format par équipes innovant rehaussent la dramaturgie, l’intensité et la rivalité qui définissent le sport d’élite”, poursuit le communiqué. “Cela permettra de débloquer tout le potentiel du jumping, une demande nécessaire dans les sports et le divertissement d’aujourd’hui, sans compromettre les valeurs fondamentales de la discipline. En s’appuyant sur des standards de bien-être exceptionnels, un développement novateur et une viabilité financière, le PJL entend contribuer à la professionnalisation du saut d’obstacles.”  



Frank McCourt s’est félicité de ce nouveau projet. “Pendant bien trop longtemps, nombre des meilleurs cavaliers du monde ont été forcés de choisir entre leur talent et leur passion et la construction d’une carrière viable”, estime-t-il. “La PJL va changer cela en créant un cadre clair et pérenne permettant aux athlètes de très bien gagner leur vie en concourant à haut niveau, sans compromettre les traditions et les valeurs qui définissent le saut d’obstacles. En alignant opportunités avec performance et engagement, nous repensons le futur du sport et permettons à ses athlètes les plus talentueux de se consacrer pleinement à l’excellence.” Dans les colonnes du JDD, l’Américain a ajouté : “J’ai découvert les sports équestres grâce à mon épouse puis mes enfants et j’en vois l’immense potentiel. Après de premiers projets dans les années 2010, j’ai à nouveau l’occasion de développer ce concept formidable. Le saut d’obstacles est une discipline davantage comprise et appréciée en Europe qu’aux États-Unis. J’aimerais qu’elle se développe sur ce grand marché américain et que ses athlètes, les cavaliers comme les chevaux, soient célébrés à leur juste valeur. L’idée est de porter le saut d’obstacles à son plus haut niveau de professionnalisme, comme le fait la Formule 1.”

Dans cette aventure, Frank McCourt sera épaulé, entre autres, par Neil Moffitt, qui avait déjà grandement investi dans l’univers équestre pour sa fille, Emily, qui s’est depuis éloignée du haut niveau mais a bénéficié des conseils de certains des meilleurs cavaliers de la planète et monté de très bons chevaux à l’image de F One USA, Winning Good et Copain du Perchet, ou encore de Lisa Lazarus, qui a œuvré au sein de Fédération équestre internationale (FEI) et de la Ligue nationale de football américain (NFL), travaille dans le monde des courses et dispose d’un large bagage dans le domaine législatif. “Aujourd’hui marque un jalon pour les sports équestres. La PJL a formé une équipe exceptionnelle pour accomplir sa mission d’apporter une nouvelle énergie, un nouvel enthousiasme et un nouvel engagement dans notre sport”, a déclaré Neil Moffitt. “Il n’y a pas d’excellence dans les sports équestres sans bientraitance et sécurité pour les chevaux. L’élaboration de la PJL, de son format de compétition à sa programmation, en passant par les déplacements et le suivi vétérinaire qu’elle nécessite, reflète des standards intransigeants en matière de soins, repos et de prises de décisions responsables tout au long de la saison”, a ajouté Lisa Lazarus.  

Parmi les cavaliers ayant d’ores et déjà affiché leur soutien à la PJL, figurent les noms de Nina Mallevaey, Lillie Keenan, Jessica Springsteen, Laura Kraut, Scott Brash, Abdel Saïd, Giulia Martinengo Marquet, Sophie Hinners, Rodrigo Pessoa, Harry Charles, Ben Maher ou encore Carlos Hank Guerreiro, pour ne citer qu’eux. Tous et toutes étaient présents à la soirée de lancement, lundi 30 mars. “Remporter une médaille d’or olympique est le plus grand accomplissement de notre sport. Pour autant, pour des athlètes comme moi, les opportunités économiques ne suivent pas toujours. L’écart entre la performance sportive et ce que les athlètes peuvent construire ensuite en dit long sur les limites du modèle actuel pour transformer des réussites de premier ordre en reconnaissance et récompense. J’apprécie les valeurs de la PJL, qui propose de faire évoluer ce modèle en développant des perspectives pour l’ensemble des acteurs”, loue Laura Kraut. Numéro un mondial et double champion olympique par équipe, Scott Brash abonde aussi en ce sens : “Avec les chevaux, et en particulier dans notre sport, on ne cesse jamais d’apprendre. L’un de mes plus grands objectifs est d'aider à faire avancer le sport, à créer un meilleur environnement pour les athlètes, les chevaux et tous les acteurs qui gravitent autour d’eux, ainsi que pour celles et ceux qui les suivent. Je crois que la PJL nous offre une plateforme pleine de sens pour avoir ces conversations importantes. Concourir au plus haut niveau implique des coûts énormes, et, pour la plupart des cavaliers, trouver un soutien financier tout en consacrant le temps nécessaire à leur sport est un jeu d’équilibriste constant. Ce qui démarque la PJL est qu’elle récompense les cavaliers d’une manière qui leur permet de prioriser à la fois leur propre bien-être et celui de leurs chevaux, rendant l’entraînement et le vrai repos possibles. C’est quelque chose de véritablement révolutionnaire.” À condition, pour les couples, de ne pas courir tous les lièvres à la fois et de ne pas se démultiplier chaque week-end aux quatre coins du monde.

Prometteuse, l’annonce faite par les promoteurs de la PJL reste à concrétiser. Quel sera le format des compétitions ? Où se dérouleront les événements ? Quelle sera la composition des équipes ? Quid de la concurrence avec les autres circuits, déjà très nombreux et largement accaparants pour nombre de cavaliers et chevaux ? De la répartition des sommes mises en jeu et de leur financement à long terme ? Durant les quelque trois cent cinquante jours qui vont s’écouler avant son lancement, la PJL aura tout le temps de révéler ses cartes. Assurément, après une campagne alléchante sur les réseaux sociaux et une annonce qui n’a pas lésiné sur les moyens, les attentes des observateurs et des acteurs seront élevées.

Photo à la Une : La Premier Jumping League débarque avec de grandes promesses. © Cara Grimshaw / Hippo Foto