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“Les résultats que j’ai obtenus cet hiver sont avant tout le fruit d’un travail d’équipe”, Johan-Sebastian Gulliksen (1/2)

Cet hiver, Equine America*Harwich VDL s'est montré au meilleur de sa forme et a enchaîné les classements en Grands Prix 5*, notamment sur le circuit de la Coupe du monde.
Interviews vendredi 27 mars 2026 Mélina Massias

Cinquième du classement général de la ligue d’Europe occidentale du circuit de la Coupe du monde Longines de saut d’obstacles, Johan-Sebastian Gulliksen vit les meilleurs mois sportifs de sa carrière. En forme olympique cet hiver, le Norvégien a enchaîné pas moins de six classements en Grands Prix 5*. Troisième à Oslo, Bâle et Hong Kong, quatrième à Leipzig et septième à Vérone et Göteborg, le pilote de vingt-neuf ans a pu compter sur deux montures de choix : son fidèle Equine America*Harwich VDL et la surprise Colonello, débarqué dans son piquet à l’automne dernier. Issu d’une famille bien connue du monde du jumping, Johan-Sebastian s’est plus que jamais fait un prénom, entre sa sœur, Victoria, et son père, Geir. Si tous deux ont déjà vécu la finale de la Coupe du monde, l’actuel cent-trente-neuvième cavalier du classement mondial découvrira cet événement dans quelques jours, à Fort Worth, au Texas. Pour Studforlife, l’ancien skieur émérite a évoqué son hiver exceptionnel, ses deux montures de tête et ses espoirs de demain, ainsi que ses objectifs, qui comportent, évidemment, un passage à Aix-la-Chapelle en août prochain.

Quel bilan tirez-vous de votre saison hivernale, marquée par six classements en Grands Prix 5*, dont cinq sur le circuit de la Coupe du monde ? Vous attendiez-vous à obtenir autant d’excellents résultats ?

Pour être honnête, non, je ne m’attendais pas à cela ! Mon objectif principal cet hiver était de me qualifier pour la finale de la Coupe du monde (Longines, qui se déroulera à Fort Worth, du 8 au 12 avril, ndlr). J’avais établi un plan pour le début de saison et ciblé les étapes d’Oslo, Lyon et Vérone. Tout a très bien commencé, avec une troisième place à Oslo puis une septième à Vérone. J’avais donc débuté la saison sur le bon pied et j’ai continué dans le même état d’esprit. Je suis allé à Londres, où nous avons écopé de quatre points, mais Equine America*Harwich VDL (Amant M, alias Arezzo VDL x Darco) était très en forme. J’ai ensuite enchaîné avec Bâle, Leipzig et Göteborg. Cette saison a simplement été incroyable ! Harwich a été super et Colonello (Colestus x Cassini I) a fait un vrai bond en avant. Il m’a rejoint juste avant Oslo et n’a fait que progresser tout l’hiver ! Il a lui aussi été fantastique et a sauté les Grands Prix Coupe du monde de Leipzig, où il a terminé quatrième, et d’Helsinki.  

Sportivement, vous avez certainement vécu les meilleurs mois de votre carrière. Avez-vous apporté des changements à la façon dont vous abordez les Grands Prix ou au travail que vous effectuez avec vos chevaux en amont des compétitions ?

Non. Je pense que les résultats que j’ai obtenus cette saison sont avant tout le fruit d’un travail d’équipe. Je suis très bien entouré. Les personnes qui m’épaulent, de ma groom à ma compagne, qui m’aide sur tout l’aspect management, font un travail fantastique. Je pense que nous avions un bon plan pour cet hiver. Après Oslo et Vérone, je voulais donner une petite pause à mes chevaux, puis continuer avec Londres et les étapes suivantes, puis leur accorder une nouvelle période de repos avant Helsinki. Tous ensemble, nous avons imaginé le bon programme et je pense que ce travail d’équipe se ressent sur mes résultats. Cette année, j’ai été régulier sur une période assez longue. Cela a été incroyable !

Vous avez rempli votre objectif de vous qualifier pour votre première finale de la Coupe du monde. Qu’est-ce que cela représente pour vous ?

Oh, cela représente beaucoup pour moi ! Ce sera ma toute première finale, quelque chose pour lequel j’ai vraiment œuvré. Désormais, j’espère vraiment pouvoir performer du mieux possible là-bas et faire de mon mieux, ce que je fais toujours. Nous verrons ce que ce rendez-vous nous réserve !

Y’a-t-il des choses que vous appréciez particulièrement dans les compétitions qui se déroulent en indoor ?

J’aime beaucoup les épreuves indoors pour leur atmosphère. Pour moi, un concours comme celui de Göteborg est l’un des meilleurs au monde. Près de 70.000 spectateurs garnissent les allées sur quatre jours de compétition et 12.000 personnes sont dans les gradins pour le Grand Prix de la Coupe du monde le dimanche. C’est incroyable d’avoir autant de monde aussi près de la piste. C’est vraiment agréable de ressentir cette ferveur d’aussi près et cela donne une ambiance exceptionnelle.  



Cette année, vous ne serez pas le seul Norvégien au départ de la finale de la Coupe du monde puisque votre compatriote Oda Charlotte Lyngvaer a aussi décroché son ticket pour le Texas. Que cela représente-t-il pour votre pays et la promotion du saut d’obstacles en son sein ?

C’est fabuleux ! C’est la toute première fois que la Norvège aura deux cavaliers en finale de la Coupe du monde de saut d’obstacles. Normalement, c’est plutôt la Suède, qui est un grand pays, qui est bien représentée lors de cette échéance. Cette année, il n’y aura aucun représentant suédois. Je pense que cela souligne encore davantage notre régularité, à Oda et moi, tout au long de la saison. Nous avons fait du très bon travail et avons mérité notre place en finale. J’espère maintenant que nous saurons saisir cette opportunité pour faire de belles choses.

Comment se déroule votre préparation pour ce rendez-vous ? Avez-vous un plan d’attaque spécifique ?

Non, pas spécialement. Après Helsinki, j’ai eu une pause. Nous allons ensuite au CSI 2* Riesenbeck (qui se déroule cette semaine en Allemagne et où Johan-Sebastian Gulliksen a déjà signé de bonnes performances, ndlr) pour nous garder, mes chevaux et moi, dans le coup et prêts pour la finale. Normalement, mon plan est de monter Harwich à Fort Worth. Les chevaux vont prendre l’avion début avril ; cela va vite arriver.

En parlant d’Harwich, il vous accompagne depuis bientôt trois ans. Qu’est-ce qui vous a poussé à l’acheter en 2023 ?

En fait, c’est une histoire assez drôle ! Nous connaissons très bien Janko van de Lageweg, son éleveur. Il séjourne dans notre maison aux Etats-Unis car il organise une grande vente là-bas chaque année en février. Un jour, nous avons parlé d’Harwich avec lui. Nous avons échangé à son sujet, sans plus. Et puis, Harwich a très bien sauté et a remporté le Grand Prix d’Arezzo avec Marlon Modolo Zanotelli. Après cette performance, nous avons décidé d’essayer Harwich… et l’avons acheté ! Le reste appartient à l’histoire !

Harwich a une technique bien à lui, pas toujours très orthodoxe. Quel est votre sentiment sur son dos ? Quelles sont vos sensations ?

Harwich est simplement incroyable. Il est incroyable ! Il a une mentalité extrêmement bonne. Il a un respect énorme et sa propre technique, c’est sûr, mais il veut vraiment laisser les barres sur leurs taquets. Il donne tout pour son cavalier. Il est vraiment merveilleux. Jusqu’à présent, il est le meilleur cheval que j’aie jamais eu dans ma carrière. Il représente beaucoup de choses pour moi. 

Quelles sont ses principales qualités, en dehors de son très grand respect ?

Il a tous les moyens du monde ! Pour lui, peu importe s’il saute sur une petite piste indoor ou sur une grande carrière en herbe ; cela lui importe peu. J’ajouterai qu’il a aussi une très bonne perméabilité aux aides.

Quid de sa personnalité ?

Il est très fainéant ! (rires) Il adore travailler, il adore sauter, mais lorsqu’on s’occupe de lui à pied, il est le cheval le plus simple du monde à gérer. Il fait tout ce qu’on lui demande de faire. Il est vraiment trop mignon ! Même s’il est très grand et imposant, il est en réalité un petit animal de compagnie inoffensif !

La seconde partie de cette interview sera publiée samedi sur Studforlife…

Photo à la Une : Cet hiver, Equine America*Harwich VDL s'est montré au meilleur de sa forme et a enchaîné les classements en Grands Prix 5*, notamment sur le circuit de la Coupe du monde. © Maxime David - MXIMD Pictures