Le retour dans la lumière de Beat Mändli, une victoire sans barrage et un jeune prodige belge qui n’en finit plus de briller : tour d’horizon des Grands Prix 4* du week-end
La semaine dernière a été animée par pas moins de six CSI 4*. À Wellington, Thermal, Vejer de la Frontera, Bedizzole, Live Oak et Coapexpan, plusieurs couples se sont mis en évidence, grâce à leur victoire ou à de très belles performances. Ce fut le cas de Beat Mändli, qui a renoué avec le succès dans un Grand Prix de ce niveau près de neuf ans plus tard, grâce à Qoachella, ou encore de Kyle King et Kayenne, désignés vainqueurs sans même passer par la case barrage ! Stephan de Freitas Barcha a, lui, mené son Selle Français Originel Dinozo Un Prince*Imperio Egipcio vers la première place, tout comme Piergiorgio Bucci l’a fait avec Pallieter vd N.Ranch, dans une épreuve où Seppe Wouters a encore fait parler son talent. À Live Oak, la victoire est revenue au très en forme Aaron Vale, en selle sur Cayetano, alias Gray’s Inn, qui décroche son troisième Grand Prix international de l’année. Enfin, Coapexpan, où un fils de Vigo Cécé né en France a fait forte impression, a souri à Pia Contra et son indissociable partenaire, Nicolas Pizarro. Le point sur ces six temps forts de la semaine écoulée.
À Wellington, Beat Mändli, esthète de l’équitation helvète, a signé un retour aux honneurs renversant. À cinquante-six ans, l’ancien cavalier de City Banking, Pozitano, Dsarie ou encore Idéo du Thot, qu’il avait mené à la victoire lors de la finale de la Coupe du monde de 2007 à Las Vegas, a remporté son premier Grand Prix 4* depuis presque neuf ans avec Qoachella, samedi 14 mars. S’il n’avait plus connu pareille fête depuis son succès dans l’épreuve reine du CSI 4*-W de Washington en octobre 2017 avec Dsarie, Beat Mändli ne vit pas vraiment là un retour surprise au sommet. Au-delà de son palmarès éloquent, le Suisse est, en effet, en passe de retrouver la veste de son équipe nationale, la semaine prochaine, à Ocala, pour la deuxième étape de la Ligue des nations Longines. La tunique rouge, il ne l’a plus portée dans une épreuve collective depuis juillet 2021 et le CSIO 5* de Rotterdam, dont il avait disputé la Coupe des nations aux rênes du génial Selle Français Vic des Cerisiers. Le retour en forme de cet ancien pilier de l’Helvétie n’a pas échappé à Peter van der Waaij, qui a sauté sur l’occasion pour le sélectionner. Et les résultats du week-end passé lui donnent déjà raison.
“C’était seulement la deuxième épreuve en nocturne de Qoachella. Elle est entrée en piste et s’est magnifiée grâce au public. C’est une jument incroyable”, a loué le cavalier de la fille de Mosito vh Hellehof et petite-fille de… Ferro, grand sire de dressage. Née en Belgique, chez Gebroeders De Beule, la belle a débuté sa formation sur ses terres natales, aux rênes de Djani De Beule, avant d’effectuer quelques sorties aux côtés de Gilles Van Hamme et Dimme d’Haese. Elle a ensuite été acquise par Laurent Guillet et Artic Partners et a évolué en France sous la selle de Charlotte Léoni à sept ans. Repérée par la société Grand Road Partners, qui en est aujourd’hui propriétaire, la BWP a traversé l’Atlantique pour intégrer l’écurie de Katherine A. Dinan, élève de Beat Mändli. “Comme mon piquet n’était pas très fourni, Katie m’a proposé de la monter. Remporter la victoire ce soir pour toute l’équipe est extraordinaire. Qoachella est très intelligente : elle sait exactement où sont les barres et est très respectueuse. Elle sait ce qu’elle fait, mais elle est aussi très cool dans son attitude.” Samedi, Qoachella était confiée aux bons soins d’Amanda, l’épouse de Beat Mändli et ancienne groom de… Milton, le légendaire “ange blanc” de John Whitaker ! Sans doute le petit plus qui a fait toute la différence.
Qoachella a donné le sourire à son cavalier suisse ! © Sportfot
Beat Mändli et sa complice se sont en effet démarqués de cinquante-cinq centièmes face à Mario Deslauriers et le bien nommé Genial de B’Neville, qui n’en finit plus de briller du haut de ses dix ans et montre toujours un geste des postérieurs démonstratif. Très en forme, le Selle Français Originel, fils de Kapitol d’Argonne, s’offre son plus beau résultat après avoir obtenu de bons classements jusqu’en Grand Prix 5* ces derniers mois.
Mario Deslauriers et le Selle Français Originel Genail de B'Neville se sont classés deuxièmes du Grand Prix 4* de Wellington. © Sportfot
Dans un barrage à six, le temps imparti au premier acte ayant privé pas moins de cinq couples de finale au chronomètre, Beat Mändli et Mario Deslauriers ont été les seuls à enregistrer un double sans-faute. Plus rapide de plus de deux secondes, l’Espagnol Sergio Alvarez Moya a dû se contenter du troisième rang après avoir concédé une faute sur Quadrado, un fils de Comme Il Faut et petit-fils de Diamant de Semilly, issu d’une lignée maternelle assez jeune, sa troisième mère étant née en 2002.
Très rapides, Sergio Alvarez Moya et Quadrado sont troisièmes en raison d'une faute. © Sportfot
La suite du classement a été complétée, dans l’ordre, par Laura Kraut, en selle sur Una Mariposa JPS, une fille de… United Touch S, vainqueur du Majeur Rolex de Bois-le-Duc quelques heures plus tard et petite-fille de Hors La Loi, Sarah Segal, associée à Boréale de Fondcombe, ainsi que par Luis Fernando Larrazabel, aux rênes de Baroness, une fille de Balous Bellini et petite-fille de Polydor.
Una Mariposa a fait honneur à son père, United Touch S, en se classant quatrième du Grand Prix 4* de Wellington sous la selle de Laura Kraut. © Sportfot
Kyle King et Kayenne persistent et signent !
De l’autre côté des Etats-Unis, à plus de quatre-mille kilomètres de Wellington, Thermal accueillait un autre des six CSI 4* du week-end passé. En Californie, la victoire a souri à Kyle King et sa géniale Kayenne, samedi 14 mars dans la soirée. Révélation surprise du Grand Prix Rolex de Calgary en septembre dernier, la paire a depuis confirmé tout son talent, en s’imposant fin janvier dans l’épreuve reine du CSI 5*-W joué sur ce même terrain. Cette fois, la paire, qui restait sur cette victoire sur la scène internationale, a ajouté une nouvelle première place à son compteur en signant… le seul et unique clear round du Grand Prix 4* ! Aucun de leurs vingt-huit concurrents d’un soir n’étant parvenu à en faire de même, la compétition s’est conclue sans barrage. Un fait rare à ce niveau, et que l’Américain n’avait encore jamais expérimenté… dans cette position !

Nouveau succès à Thermal pour les très en forme Kyle King et Kayenne. © High Desert Sport Photo
“Je pratique ce sport depuis longtemps, j’ai obtenu beaucoup de victoires en Grand Prix, mais jamais je n’ai été le seul sans-faute !”, s’est étonné Kyle King après sa victoire. “J’ai vu de tels scénario se dérouler des millions de fois, mais ce n’était jamais en ma faveur ! Finalement, en persévérant, ça peut finir par nous arriver. Je suis très fier de Kayenne. Elle s’est jouée de toutes les difficultés du parcours ce soir. C’était un tracé très délicat et j’ai pu bénéficier du fait de passer à la toute fin de l’épreuve. Cela m’a permis de savoir exactement comment aborder chaque obstacle, et je crois que Kayenne n’en a pas effleuré un seul. Elle a franchi ce parcours comme une épreuve d’equitation. C’est une jument incroyable et spéciale. Après sa victoire dans le Grand Prix de la Coupe du monde, je l’ai préservée jusqu’à sauter une épreuve la semaine dernière. Elle a passé deux semaines à profiter de son paddock, puis deux autres à ne travailler que sur le plat. Je n’ai participé qu’à une épreuve dimanche 8 mars et j’ai essayé de faire en sorte que nous soyons en forme pour cette épreuve. Kayenne va désormais profiter d’une autre bonne période de repos. J’ai de grandes ambitions pour cet été.” Et d’ajouter au sujet de son entente avec sa fille de Kannan : “Notre relation est assez incroyable en ce moment. J’ai eu beaucoup de très bons chevaux, mais cette jument sait exactement quand les moments comptent. Elle est juste spéciale. Je n’ai jamais côtoyé un cheval comme elle.”
Grâce à deux parcours à quatre points rapides, Skylar Wireman et Karl Cook, que l’on aurait logiquement attendus au barrage, ont complété le tiercé gagnant avec leurs excellents Barclino B, un jeune cheval de dix ans déjà très en vogue la saison dernière et élevé par la famille Brinkop, et Foxy de la Roque, brillante fille d’Armitages Boy sur la souche de Nantuel et révélée par Victor Bettendorf avant de passer sous la bannière américaine.

Skylar Wireman et Barclino B ont bouclé le parcours à quatre points le plus rapide de l'acte intiial pour occuper la deuxième place du classement final. © High Desert Sport Photo
L’hymne brésilien retentit à Vejer de la Frontera
Un nouveau Grand Prix 4* a animé l’après-midi du dimanche 15 mars à Vejer de la Frontera. La tournée du soleil a cette fois illuminé les visages de Stephan de Freitas Barcha et Dinozo Un Prince*Imperio Egipcio, un petit crack Selle Français Originel, fruit du mariage entre l’omniprésent Diamant de Semilly et une fille d’Urbain du Monnai, et dont la deuxième mère est l’Anglo-arabe Laurentides. Le bai et son cavalier ont fait retentir l’hymne brésilien après avoir bouclé leur barrage en 43’’07, pour célébrer leur deuxième victoire internationale. Classée jusqu’en Grand Prix 5*, la paire, qui avait émergé l’an dernier, a battu de peu Sanne Thijssen et Con Quidam RB. Ces quinze petits centièmes de différence auront privé l’exceptionnel étalon d’une sortie par la très, très grande porte. Si le fils de Quinar a marqué les esprits par son mental d’acier, sa combativité sans limite et son talent plus grand que lui, tirer sa révérence sur une victoire lui aurait permis d’entrer encore un peu plus dans l’histoire de son sport. Qu’importe, terminer deuxième d’un Grand Prix 4* à vingt ans n’est pas donné à tout le monde et l’histoire retiendra sa carrière dans son ensemble. En annonçant la retraite de son plus fidèle partenaire de jeu, Sanne Thijssen a tourné une page immense de son aventure équestre et laisse désormais la lourde tâche à ses autres montures de prendre la suite de ce pétillant Holsteiner.

En imposant l'excellent Selle Français Originel Dinozo Un Prince, Stephan de Freitas Barcha a privé Sanne Thijssen d'une ultime victoire avec son cher Con Quidam RB, qui a officiellement pris sa retraite à vingt ans à l'issue de ce Grand Prix 4*. © Mackenzie Clark / Sunshine Tour
La troisième place de cette épreuve est tombée dans l’escarcelle d’un autre Néerlandais : Roelof Bril. En forme presque olympique avec le très plaisant Iberico une semaine plus tôt, l’éleveur et cavalier ne s’est pas fait piéger deux fois et a laissé toutes les barres sur leurs taquets lors de ses deux parcours. À treize ans, son fils de Contendro I a enregistré le plus beau résultat de sa vie sur la scène internationale !
Michael Pender, Olivier Philippaerts et Sameh El Dahan ont aussi bataillé au barrage pour tenter de l’emporter, mais se sont avoués vaincus. Les deux premiers ont chacun laissé échapper quatre points sur HHS Cyprus, le propre frère de HHS Cornetta, vendue à Géraldine Straumann en 2024, et Hipster SV, un hongre suédois de dix ans vu lors de deux étapes de la Coupe du monde Longines de saut d’obstacles en Europe cet hiver avec la Norvégienne Jenny Krogsaeter et associé depuis peu au Belge. Le troisième a, lui, écopé de onze points sur Oscar-A, le fils de la généreuse et jeune retraitée Jonka-A, qui confirme ses qualités après avoir terminé quatrième du Grand Prix 5* de Hong Kong début février.
À Bedizzole, Seppe Wouters franchit un nouveau cap
Huit couples ont accédé au barrage du Grand Prix 4* de Bedizzole, dimanche 15 mars, en Italie. À cette occasion, quelques duos pleins de promesses se sont mis en évidence. Ce fut le cas de ceux formés par Angelica Augustsson-Zanotelli et le fabuleux Empoli de Champloué, renommé Tipperary lors de son départ pour les écuries Coolmore, et par Seppe Wouters et Quito de Mariposa. La Suédoise et son fils d’Arko III ont coupé la ligne d’arrivée en 39’’46 pour se classer deuxièmes, alignant une nouvelle performance de haut vol. Depuis le début de l’année, tous deux enchaînent les classements. Pour preuve, ils n’ont renversé qu’une barre en neuf parcours avant cette semaine, et prenaient part à leur premier Grand Prix 4*. Avant de passer entre les mains de Cian O’Connor puis de Max Wachman, le Selle Français avait fait sensation en remportant son premier Grand Prix 5* à seulement huit ans sous la selle de Bertram Allen. Plus en retrait depuis sa vente et principalement consacré à des épreuves de moindre envergure, l’alezan semble retrouver toute sa superbe ces dernières semaines.

Angelica Augustsson-Zanotelli a mené Empoli de Champloué au deuxième rang du Grand Prix 4* de Bedizzole. © Marta Fusetti
De son côté, Seppe Wouters a arrêté le temps en 40’’81 avec son fils de Comme Il Faut, pour la troisième place du classement final. À dix-sept ans, le jeune prodige belge disputait son tout premier Grand Prix 4*, son âge l’ayant empêché de tenter sa chance jusqu’à présent ! Et, alors qu’il n’est pas officiellement majeur, le Diable Rouge s’impose déjà comme un très grand nom du Plat-Pays. Parmi ses récentes performances, il a, entre autres, remporté un Grand Prix 3* à Oliva avec son étalon de dix ans le mois dernier et s’est aussi distingué en obtenant de bons classements avec Honolulu des Forêts, la championne de France des six ans en 2023, ou encore en terminant deuxième du Grand Prix des Sires à Opglabbeek sur Goldeneye GEM. Une réussite assez bluffante et carrément inspirante qui laisse présager de très belles heures à Seppe Wouters et ses montures.

Pour leur premier Grand Prix 4* à l'un comme à l'autre, Seppe Wouters et Quito de Mariposa ont impressionné et se sont hissés en troisième position ! © Marta Fusetti
Assurément, le Belge ne tardera pas à s’imposer en Grand Prix 4*. Mais, le week-end dernier, l’expérience de Piergiorgio Bucci a parlé. À domicile, le Transalpin a décroché la victoire aux rênes de Pallieter vd N.Ranch, un fils de Windows vh Costersveld, alias Cornet Obolensky. Le duo a obtenu sa troisième victoire internationale, la première dans une épreuve de ce niveau, après s’être imposé à 1,55m au CSI 5*-W de Vérone en novembre dernier.

À domicile, Piergiorgio Bucci a finalement eu le dernier mot. © Marta Fusetti
Giorgio Sacco et Maurice Tebbel ont également signé deux parcours parfaits avec Qionno van’t Merelsnest, un représentant de la souche de l’étalon Glasgow van’t Merelsnest, et Crazy For You de Tiji, une nièce du tout bon Cannonball du Toultia par Windows vh Costersveld, alias Cornet Obolensky. Lorenzo de Luca et Fabio Brotto n’ont pu éviter deux fautes au barrage avec Mangoon et Doha Delle Roane, tandis que Niklaus Rutschi, également qualifié pour cet ultime affrontement, a abandonné aux rênes de son fidèle Kingstone B.
Aaron Vale intraitable à Live Oak !
Mais quelle folle série est en train de vivre Aaron Vale ! Si l’Américain avait manqué de peu une sélection olympique en 2024, ces douze derniers mois ont été encore plus fous. En Californie, il semble régner en maître. Depuis le début de l’année, il a remporté six épreuves dans le seul gigantesque World Equestrian Center, dont deux Grands Prix internationaux, acquis avec la complicité de Carissimo 25 au niveau 4* le 17 janvier, puis avec celle d’Helios du Moulin le 7 mars, dans l’épreuve reine d’un CSI 3*. Cette fois expatrié sur la charmante piste en herbe de Live Oak, qui accueillait jusqu’en 2024 une épreuve comptant pour la Coupe du monde Longines de saut d’obstacles, le trente-sixième meilleur cavalier du monde a remis le couvert. Aux rênes de Cayetano, alias Gray’s Inn, le tout bon hongre tchèque qu’il emprunte régulièrement à son épouse, Mallory, Aaron Vale a offert un beau spectacle au public, dimanche 15 mars dans l’après-midi. Dans un barrage disputé, le duo s’est taillé la part du lion grâce à son double zéro conclu en 44’’06 et a triomphé pour la deuxième fois à ce niveau.
Francis Derwin et Robert Blanchette sont allés à dame en 44’’52 et 44’’75, mais se sont inclinés. Le premier des deux Irlandais avait sellé son hongre ISH Flexi K, un fils, comme son nom l’indique, de Flex A Bill, plus connu son son alias Flexible. Ensemble, le duo s’était paré d’argent en individuel et d’or par équipe lors des championnats d’Europe Jeune Cavalier de Peelbergen en 2024. Il a cette fois signé sa plus belle performance dans un Grand Prix international. Robert Blanchette, en bonne forme à Live Oak, s’est donc satisfait du troisième rang sur Chardonnay, un fils de Comme Il Faut âgé de quinze ans. Le Westphalien, petit-fils de Jus de Pomme, provient de la même souche qu’une certaine Valentina van’t Heike, mère, entre autres, du gagnant en Grand Prix 5* Epleasure van’t Heike et du prometteur Chaudfontaine JL.
En s’intercalant en quatrième position après un double clear round de son Incredible, Daniel Coyle a étoffé le bon tir groupé de l’île d’Émeraude. Hunter Holloway, révélation de la finale de la Coupe du monde d’Omaha avec Pepita Con Spita, est cinquième sur Henry Jota Ariel, une jument argentine par le Selle Français Picadilly Tame, oncle d’une certaine Azaria Dinero, et issue de la Stamm 504 du Holstein, à l’origine, pour ne citer que lui, de Cooper vd Heffinck.
Will Simpson, juché sur Chacco P, et Hilary Scott, associée à Lola, une fille de Cardento de dix ans, ont chacun fauté à une reprise, tandis que Laura Kraut, engagée avec Dorado 212 a jeté l’éponge au barrage. Malgré tout, l’Américaine aura réussi à se classer dans les deux Grands Prix 4* disputés en Floride ce week-end, comme Darragh Kenny il y a quelques jours. Des faits qui peuvent légitimement soulever des questions, alors que le calendrier international et la vie des cavaliers de haut niveau - comme celles de leurs montures - se courent déjà à des rythmes effrénés toute l’année…
Nicolas Pizarro et Pia Contra, deuxième !
Enfin, Coapexpan était également le théâtre d’un CSI 4*. Dans le Grand Prix, la victoire est revenue à Nicolas Pizarro et Pia Contra, qui ont été les seuls à trouver les clefs du double zéro. La paire a ainsi remporté sa deuxième épreuve de ce niveau, après avoir levé les bras pour la première fois en novembre dernier, du côté de Monterrey. La fille de Conthargos âgée de quinze ans et déjà mère de deux très bons produits, Tailormade Scooby-Lou et Tailormade Fia Conthara, semble être dans la forme de sa carrière, après avoir foulé quelques unes des plus belles pistes européennes et mondiales.
Dernier à tenter sa chance au barrage avec le très précoce Mon Faut-Tren, Arturo Parada Vallejo a enregistré le chronomètre le plus rapide de l’après-midi… mais a concédé quatre points. Pour rappel, son fils de Comme Il Faut, seulement âgé de neuf ans, avait empoché la victoire dans un Grand Prix 5* déjà disputé en petit comité à Monterrey, en novembre dernier, à huit ans.
La troisième place est finalement revenue aux ouvreurs de la finale au chronomètre, Luis Alejandro Plascencia O et Evelyn Leone, alias Enzo BJX. Plus rapide que les lauréats du jour, le couple est sorti de piste avec quatre points. Cela n’entachera certainement pas la joie de Mathilde Lebouteiller, éleveuse de ce Selle Français par Vigo Cécé, troisième des mâles et hongres de quatre ans lors de la finale des Jeunes Chevaux de Fontainebleau en 2018 sous la selle de Jérémie Rolland. Sur cette même piste de Coapexpan, et pour leur premier et dernier Grand Prix 5* en date, le Mexicain et son petit-fils d’Helios de la Cour avaient occupé la deuxième place.
Photo à la Une : Beat Mändli est de retour en état de grâce ! © Sportfot
Les épreuves des CSI 4* de Wellington, Thermal, Vejer de la Frontera, Bedizzole, Live Oak et Coapexpan sont à (re)voir sur Clipmyhorse.tv.

















