Le monde équestre pleure deux grands hommes, Christian Ahlmann perd subitement un complice, un étalon à la retraite, des transferts, un retour : retour sur les denrières actus
À quelques jours d’intervalle, Nicolas Blondeau et René Van Paesschen, deux personnalités plus que respectées dans la sphère équestre, ont perdu la vie. Dans le même temps, Christian Ahlmann a dû dire adieu à l’un de ses meilleurs complices, victime d’un accident irréversible en arrivant au CSI 5*-W de Leipzig. Charles-Henri Fermé a, lui, officialisé la retraite sportive de son cher Bellini Dufaure de L, classé jusqu’en Grand Prix 5*. Rik Hemeryck et Sara Brionne ont accueilli de nouvelles montures, tandis que Thomas Ryan a embrassé une nouvelle nationalité. Enfin, Orange de Baugy, championne du monde à cinq ans en 2024, a repris le chemin de la compétition.
Depuis le 22 janvier, date à laquelle le cœur de Nicolas Blondeau s’est arrêté de battre peu après qu’il est descendu de cheval, les hommages saluant son œuvre pleuvent. Figure singulière et incontournable du paysage équestre, notamment grâce à la méthode qui portait son nom et a été utilisée tant dans l’univers classique que dans celui des courses, le Saumurois d’adoption s’est éteint à soixante-dix ans. Consacrant sa vie au travail des chevaux, en particulier des jeunes, à la remise en confiance des plus délicats et à la transmission de son approche, il a mis l’écoute de ses partenaires à quatre jambes au cœur de ses préoccupations. C’est de là qu’est née sa méthode, qu’il a narrée dans deux livres et appliquée à tous les équidés qui ont croisé sa route, jusqu’à son dernier souffle.
Nicolas Blondeau, natif de Châtellerault, a découvert les chevaux grâce à son père, chirurgien à l’hôpital de Ruffec. Rapidement, ces êtres pleins de secrets envahissent son quotidien et celui de son frère aîné, François. Au fil du temps, le passionné rencontre plusieurs grands noms qui marquent son parcours et son apprentissage. Il touche à tout, pratique les trois disciplines olympiques, et s’investit grandement dans l’univers des courses hippiques. Pendant vingt-cinq ans, de 1980 à 2005, il exerce comme expert auprès des compagnies d’assurance, tout en continuant à développer sa science. Il peaufine sa méthode et s’installe en 2005 à Saumur, auprès de son épouse, Florence, avec laquelle il ouvre l’école Blondeau le 20 mai de cette même année.
Nicolas Blondeau, féru de lecture, a mis son savoir au service des autres et surtout des chevaux, que ce soit lors du testage des mâles du stud-book Selle Français, pour faire entrer des chevaux de courses dans les stalles de départ des hippodromes, ou pour en débourrer des centaines d’autres. “On débourre les hommes, on éduque les chevaux”, aimait-il à souligner, un peu comme un mantra. Le travail de ce féru de lecture s’inscrit dans une culture équestre nourrie des enseignements des grands maîtres de l’équitation de tradition française, dont il a su proposer une synthèse vivante, appliquée non pas à des principes abstraits, mais à cheval tel qu’il est, dans des situations concrètes de travail. Il a su articuler héritage technique, observation fine du cheval et engagement dans la relation de travail. Une constante émane de sa méthode : rendre les situations compréhensibles pour le cheval afin de construire une coopération durable et sécurisée. Très rapidement, son travail trouve une reconnaissance institutionnelle majeure : dès 2006, la Garde républicaine adopte la méthode Blondeau, marquant un tournant dans la formation des chevaux de prestige et confirmant la portée opérationnelle de son approche. Cette même année, il obtient la médaille de vermeil de l’Académie d’Agriculture de France et, en 2013, est récompensé en étant fait Chevalier de l’Ordre du mérite agricole. Ses nombreuses activités ont donné
“Aujourd’hui, s’intéresser aux schémas de pensée du cheval et aux manières les plus adaptées pour communiquer avec lui nous paraît presque évident, mais lorsqu’il a commencé à se pencher sur le sujet il y a quarante ans, il était un véritable pionnier. Il avait mis au point une méthode unique sans jamais prendre la position d’un gourou”, saluait Kamel Boudra, l’un de ses nombreux amis dans le milieu, dans les colonnes de GRANDPRIX. Apprécié pour la rigueur de son regard, la précision de ses gestes et la constance de son engagement, Nicolas Blondeau a formé plusieurs générations de professionnels de l’ensemble de la filière équine. Son influence se retrouve aujourd’hui dans les pratiques de ses anciens élèves, au sein du réseau des centres labellisés Méthode Blondeau, ainsi que dans de nombreuses institutions et structures professionnelles.

Nicolas Blondeau a consacré sa vie aux chevaux. © DR / Ecole Blondeau
Adieu René Van Paesschen
Père de Stanny et grand-père de Constant, René Van Paesschen s’en est allé à quatre-vingt-quatorze ans, le 16 janvier. “Cher Papy. Il y a quelques jours, tu as décidé que ton temps à nos côtés était terminé. Mamy et toi avez eu deux magnifiques enfants, tata et papa. Chacun d’eux a créé sa propre vie et son propre héritage. Chacun en étant des cavaliers de classe mondiale. Ma tante a rencontré l’amour de sa vie en Italie, où elle a bâti sa vie avec Mimo. Papa et maman ont construit leur propre écurie, avec intelligence, puis papa est devenu l’entraîneur qu’il est aujourd’hui. Je me souviens que tu m’emmenais aux écuries et me montrais tous les chevaux lorsque j’étais petit. ‘Constant, regarde les dents de ce cheval et dis-moi quel âge il a’. Évidemment, je n’en avais pas la moindre idée ! Quelques années plus tard, je venais monter tes jeunes chevaux. Miel et Dayro me disaient toujours ‘Constant, aujourd’hui tu vas sauter les Jeux olympiques des quatre ans’. Et ils avaient raison. Tu étais un homme de cheval incroyable, comme il en reste peu dans le monde. Beaucoup disent l’être, mais ne le sont pas. Je pourrais raconter d’innombrables histoires sur toi, mais il me faudrait un temps infini pour le faire. Une chose est sûre : un nom de famille revenait toujours quand tu parlais. C’était celui de Monsieur Etter : tant d’affaires, de horsemanship, de connexion. Le jour de ta disparition, la première personne que papa a appelée est M. Etter. Je crois qu’il n’y a rien à ajouter. Je t’ai laissé partir avec les yeux humides. Papy, tu vas manquer à toute notre famille. Prends soin de Mamy là-haut. Nous allons tous essayer de vous rendre fiers !”, s’est ému Constant Van Paesschen sur ses réseaux sociaux.
René Van Paesschen a d’abord découvert les chevaux avec les races de trait. Étalonnier de la première heure, le Belge proposait des saillies de ses reproducteurs à ses voisins. Petit à petit, il s’est professionnalisé et a imposé son nom au centre du paysage équestre. En plus d’avoir transmis le virus à ses enfants et petits-enfants, il a entraîné et formé plusieurs cavaliers de renom, dont Christophe Vanderhasselt et Dayro Arroyave, mais aussi son fils, qu’il a épaulé, entre autres, dans l’obtention d’une médaille de bronze olympique par équipe aux Jeux de Montréal en 1976. Considéré comme l’un des meilleurs marchands du Plat-Pays aux côtés de François Mathy, René Van Paesschen était aussi un éleveur passionné. Il y a encore quelques années, il gérait toujours son cheptel, nourrissant le rêve de faire naître un futur champion pour son petit-fils.

Constant, Stanny et René : trois générations de Van Paesschen réunies. © Collection privée
D’Aganix 2000 perd tragiquement la vie
Alors qu’il venait d’arriver à Leipzig, pour l’étape de la Coupe du monde Longines organisée il y a deux semaines en Allemagne, D’Aganix 2000 a dû être euthanasié à la suite d’un terrible accident survenu à la sortie du camion. “En débarquant à Leipzig, pour des raisons qui nous échappent, D’Aganix a glissé et s’est grièvement blessé à la cuisse, si bien qu’une guérison était impossible. Malgré l’aide immédiate et les soins prodigués par plusieurs vétérinaires, il est vite devenu clair que lui offrir une vie sans douleur et une retraite bien méritée étaient impossibles. L’endormir a été une décision infiniment difficile à prendre, mais nous l’avons prise par amour et respect pour lui”, a déploré Christian Ahlmann le 15 janvier dernier. “La perte D’Aganix 2000 Z est incommensurable pour nous. C’était un étalon vraiment spécial ; il était gentil, courageux et débordant de talent. Il a grandi au haras Zangersheide dès son plus jeune âge et je l’ai vu devenir un magnifique étalon, qui a confirmé tous les espoirs que nous avions placés en lui. Il était devenu un membre de la famille et l’un des meilleurs atouts du piquet de Christian”, a complété Judy-Ann Melchior.
Fils de Dominator 2000 et petit-fils d’Aganix du Seigneur, deux étalons phares du catalogue de la maison Zangersheide, le bai semblait tout juste toucher du sabot son plein potentiel. Très préservé, l’étalon de douze ans avait d’abord débuté sa carrière internationale aux côtés du Néerlandais Michael Korompis. Associé à Christian Ahlmann depuis 2021, D’Aganix a effectué sa première vraie saison de compétition en 2024. Cette année-là, il avait remporté l’épreuve réservé aux étalons lors du CSI 4* d’Opglabbeek, organisé en parallèle de la présentation des reproducteurs distribués par la famille Melchior. Continuant sa montée en puissance, il avait terminé sixième de son tout premier Grand Prix 5* l’an dernier, à Riesenbeck. Côté élevage, D’Aganix compte une centaine de produits, dont les premiers ont vu le jour en 2018, selon Horsetelex.

La disparition de l'attachant D'Aganix 2000 a profondément marquée tout son entourage. © Mélina Massias
Thomas Ryan change de couleurs
Installé en Suède de longue date avec son épouse, Erica Swartz Ryan, Thomas Ryan a décidé d’arborer de nouvelles couleurs. Après avoir défendu son drapeau d’origine durant quarante ans, l’Irlandais montera désormais sous la bannière suédoise, comme il l’a expliqué à Horse & Hound. “C’était la meilleure chose que je pouvais faire. Je vis et travaille en Suède, alors que je n’habite plus en Irlande depuis plus de vingt ans. En outre, les propriétaires de mes chevaux et la collaboration que nous entretenons est très importante à mes yeux, et je suis heureux de pouvoir leur simplifier un peu la vie”, a notamment déclaré celui qui a révélé l’exceptionnel Springfield 21 au média britannique. Au départ des championnats d’Europe de Windsor en 2009, Thomas Ryan continue de fréquenter régulièrement les pistes 5*, comme il l’a fait à Oslo, Lyon ou encore Malines cet hiver. Le jeune quadragénaire étrennera son nouveau drapeau à Bordeaux, début février, toujours accompagné de ses deux montures de tête, Jezebeau BC, un fils de Thunder vd Zuuthoeve et petit-fils de la matrone Utopia vd Donkhoeve, qui est également la grand-mère de Novio vd Donkhoeve, alias Sherlock, partenaire d’Harry Charles, et Don Juan van de Donkhoeve, le médaillé d’argent olympique par équipe et gagnant en Grand Prix 5* de Jessica Springsteen, ainsi que Connoisseur PWR, fruit du mariage entre Windows vh Costersveld, alias Cornet Obolensky, et une fille de Stakkato. Thomas Ryan pourra représenter la Suède en Coupe des nations à compter de juin 2026, respectant le délai légal de deux ans entre deux épreuves du genre en cas de changement de nationalité. Sa dernière apparition avec la veste de l’île d’Emeraude remontait en effet à juin 2024 et une sélection au CSIO 3* de Drammen.
Thomas Ryan, ici à Malines avec le très bien né Jezebeau BC, portera désormais les couleurs suédoises. © Sharon Vandeput / Hippo Foto
Bonne retraite, Bellini Dufaure de L
Au sein de son catalogue d’étalons 2026, France Etalons proposera un certain Bellini Dufaure de L. Le fils de Mylord Carthago et petit-fils de Dollar dela Pierre entame ainsi un nouveau chapitre. Si certains éleveurs lui ont déjà fait confiance par le passé, le Selle Français, désormais âgé de quinze ans, met un terme à sa carrière sportive et verra sa semence être distribuée en frais et réfrigéré. “Bellini, le temps est venu pour toi de tourner la page des compétitions pour te consacrer dorénavant à la reproduction. Ne plus te faire monter dans le camion ni t’avoir à mes côtés en concours laissera incontestablement un vide immense, mais il est certain que les nombreux souvenirs et moments de bonheur que nous avons connus grâce à toi sauront combler ce manque”, a écrit dans un tendre message Charles-Henri Fermé, qui était son partenaire depuis juin 2019. “Tes qualités de compétiteur et de guerrier, ton intelligence, ta rapidité et ton sens de la barre nous ont permis d’aller plus loin que nous l’espérions ! Te monter n’a été que du bonheur tout au long de nos cinq années de complicité. Tu es notre cheval et c’est pour cela que nous avons décidé de te garder malgré les nombreuses demandes des plus grands cavaliers. Tu nous a permis de fouler des pistes mythiques comme celles de Chantilly, Dinard, Hickstead et même Windsor, où tu as réalisé sous les yeux de la reine d’Angleterre ce qui reste pour moi ta plus belle performance. Tes sélections dans plusieurs Coupes des nations, où tu as su te sublimer avec toujours un sans-faute à la clé, m’ont comblé de joie, comme si tu savais que cet exercice me tenait tant à cœur. Nous avons même eu la chance de pouvoir faire partie d’une équipe de France (à Rabat, en 2022, ndlr) où tu te trouvais aux côtés de Dorai (d’Aiguilly*GL Events, jument d’Olivier Perreau, ndlr), future médaillée de bronze olympique, et du phénoménal Dexter de Kerglenn (monture de Jeanne Sadran, ndlr). Grâce à tous ces beaux moments de sport, tes diverses victoires et podiums, tu as intégré le Top 3 mondial des meilleurs fils de Mylord Carthago durant trois années consécutives. Même si ta production est encore discrète, car le sport a toujours été notre priorité, il t’est désormais possible de transmettre toutes les qualités qui ont fait de toi le cheval qui m’aura le plus marqué et qui m’aura aidé à réaliser certains rêves. Aux noms de tous ceux qui t’ont côtoyé et que tu as fait vibrer, nous te souhaitons la retraite que tu mérites. Qu’elle soit la plus longue et belle possible, à la hauteur de ce que tu as donné. Merci Bellini !”
Une nouvelle page s'ouvre pour le fils de Mylord Carthago, qui va désormais se consacrer pleinement à ses devoirs d'étalons. © Sportfot
Formé par Quentin Marion de ses quatre à sept ans, d’abord sur le circuit du Cycle classique puis en CSI et sur des épreuves Pro, le généreux bai s’est toujours montré régulier et sérieux dans ses performances. Après un passage aux rênes d’Andrea Herck, il a continué son chemin vers les sommets avec son plus fidèle binôme. Sous la selle de Charles-Henri Fermé, le protégé de l’élevage de Guilhem De Lajarte a remporté cinq épreuves internationales à 1,45m ainsi qu’un Grand Prix 3* joué à Royan en mars 2022. Son meilleur classement, le bai l’a obtenu à Windsor, terminant onzième du Grand Prix Rolex en mai 2022, pour ce qui était seulement sa quatrième apparition à ce niveau. Toujours très régulier mais parfois malchanceux avec une faute ci et là, Bellini Dufaure de L a franchi sa dernière ligne d’arrivée en juillet 2025, à l’occasion d’une épreuve nationale disputée à Deauville. Désormais, celui qui a été crédité d’un ISO 162 en 2022 pourra mettre ses précieux gènes au profit des éleveurs. Au-delà de son illustre père, il dispose d’une lignée maternelle exceptionnelle, celle développée par Alexandra Lebon Noel De Burlin et François-Xavier Lebon sous l’affixe d’Ouilly. Gardiena, la troisième mère de Bellini, a donné l’immense Jubilée d’Ouilly (ISO 185), mais aussi Kronos d’Ouilly (ISO 179). Isis d’Ouilly, sa grand-mère, est aussi celle d’un certain Barachiel d’Ouilly, alias Romeo, vainqueur de son premier Grand Prix 5* en octobre dernier au Mexique, tandis qu’elle est l’arrière-grand-mère d’Eve d’Ouilly, grand espoir de Cian O’Connor et désormais associée à Nicole Walker.
Après quelques coups d'éclats au plus haut niveau, le très sérieux Bellini Dufaure de L tire un trait sur ses années sportives. © Sportfot
Rik Hemeryck découvre un complice de talent
Si Bellini Dufaure de L peut se targuer d’une lignée maternelle plus que solide, Jackpot d’Elbe n’a pas à rougir ! En effet, le talentueux bai, découvert sous la selle d’Orphée Gueritte à quatre ans puis sous celle de Thibaut Jouanneteau à cinq et six, est un fils du Holsteiner Connor et de Girl d’Elbe (Alfa d’Elle), la mère de la championne olympique par équipe Sydney Une Prince. Mais au-delà de ses origines prestigieuses, le hongre semble surtout taillé pour briller sportivement. En rejoignant le piquet du Belge Rik Hemeryck, c’est en tout cas l’objectif affiché. Après une très courte saison 2025, Jackpot a pris ses marques avec son nouveau cavalier en ce mois de janvier, effectuant sa première sortie officielle à ses côtés jeudi 29 janvier, à Peelbergen. Le néo-duo s’est élancé sur un parcours à 1,20m, qu’il a bouclé avec aisance et sans effleurer la moindre barre, avant de reproduire sa prestation le lendemain, cette fois sans écoper d’un point de temps dépassé. Âgé de sept ans, celui qui avait été contraint à l’abandon lors de la finale bellifontaine de 2024 après qu’un de ses fers s’est planté dans le sabot de son postérieur gauche a toutes les cartes en mains pour faire valoir ses nombreuses qualités… et pourquoi pas suivre l’exemple de sa sœur utérine ! Castré en fin d’année dernière, le Selle Français, perle de l'élevage de la famille Dufossez, ne compte malheureusement qu’un produit enregistré au SIRE, tandis que trois juments lui ont été adressées en 2025.

Jackpot d'Elbe avait déjà laissé entrevoir son potentiel sous la selle de Thibaut Jouanneteau. © Mélina Massias
Sara Brionne renforce son piquet
Après une année 2025 couronnée de succès aux rênes de son phénoménal Grand Duc du Paradiso, Sara Brionne entend bien viser encore plus haut cette saison. À l’aube de ses premiers Grands Prix 5*, la talentueuse Tricolore renforce son effectif. Engagée à Vejer de la Frontera à partir de la semaine prochaine où elle reprendra la compétition après une pause hivernale salvatrice, la jeune femme devrait présenter pour la première fois Janika vd Heffinck au public. Après avoir fait ses débuts internationaux en 2022 sous la selle de la Belge Mélanie Hamerlinck, la jeune alezane a continué sa formation en France. Quasiment exclusivement associée à Bruno Coutureau, à l’exception d’un parcours bouclé aux côtés d’Alexis Deroubaix, la fille de Jos van d’Abdijhoeve a pour l’heure évolué jusqu’à 1,30m. Âgée de neuf ans, Janika vd Heffinck est une petite-fille de Cassini II et une cousine du très compétitif For Gold de Jordan Coyle.
Retour réussi pour Orange de Baugy
Spectaculaire championne du monde des cinq ans en 2024 sous la selle de Niamh McEvoy, Orange de Baugy avait été vendue quelques mois après à la Britannique Megan James. Acquise pour plus de 400.000 €, la fille de Dominator 2000 a malheureusement contracté une blessure, qui a anéanti sa saison de concours 2025. Désormais âgée de sept ans, la redoutable KWPN a fait son grand retour à la compétition en janvier, du côté d’Oliva. Elle a d’abord signé deux prestations parfaites dans un CSI 1* sur des parcours à 1,25 et 1,30m, avant de s’aligner au départ de deux épreuves à 1,35m réservée aux chevaux de sa génération une semaine plus tard. Pénalisée de quatre points le premier jour, la petite-fille de Barbarian a rapidement retrouvé sa vista pour terminer deuxième d’une épreuve à barrage le lendemain, faisant une nouvelle démonstration de ses qualités. “C’est une battante ! Tellement heureuse d’avoir Orange de Baugy en concours avec nous”, s’est réjoui Megan James sur son compte Instagram. “Après un accident terrifiant survenu juste après que nous l’avons achetée, je ne peux que remercier toute notre équipe, de grooms et vétérinaires, qui ont permis qu’elle soit ici avec nous aujourd’hui, et de m’avoir supportée durant tout ce temps. Cela a été un long chemin !”
Après un accident survenu l'an dernier, la championne du monde Orange de Baugy est de retour en piste ! © Sportfot
Photo à la Une : En avril 2025, Christian Ahlmann et D'Aganix 2000 s'étaient offert la troisième place d'une épreuve en deux manches à 1,55m. © Mélina Massias







