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Benoit Cernin confirme devant les siens !

Reportages mardi 7 novembre 2017
Equita'Lyon 2017
Grand Prix ** Ils étaient douze à s'être qualifiés pour le barrage du Grand Prix deux étoiles samedi après-midi à Equita Lyon où l'on retrouvera pas moins de dix Français aux dix premières places. Après une saison fantastique où son nom est revenu très régulièrement dans les résultats, Benoit Cernin s'est imposé devant son public en selle sur Tea Star d'Oyale (Quick Star x Royal Feu) en devançant un autre homme de la région, Alexandre Fontanelle sur Quaprice de l'Etivant (Carpaccio) et Jean Luc Mourier sur Souvienstoi Lariviera (Couleur Rubin). Outre cette victoire, Benoit Cernin repart également avec le titre de meilleur cavalier du deux étoiles au terme d'un week-end bien rempli. « Cette saison j'ai eu la chance d'avoir quatre chevaux classés sur 1m50 et plus, et quatre autres chevaux performants sur 1m40 qui sont des chevaux de 8 ans très prometteurs. On peut penser que tout arrive d'un coup mais c'est surtout le fruit de beaucoup de travail et c'est aussi un travail d'équipe. Sans mes parents, je n'en serais pas là aujourd'hui. Ils avaient une ferme avec 200 chèvres et nous faisions du fromage. Progressivement, nous avons diminué le nombre de chèvres et aujourd'hui, nous avons conservé la ferme mais il n'y a plus que des chevaux. Mes parents et ma femme m'aident beaucoup. Ce sont tous des acharnés de travail. Nous avons une structure familiale où tout le monde s'entend bien et c'est le centre de la réussite. Les journées sont longues et finalement, il faut bien admettre que c'est au concours que l'on se repose un peu. Nous avons une trentaine de chevaux au travail. Avoir la possibilité de faire de belles épreuves, c'est bien mais le plus dur, c'est d'y rester. Il faut que la base soit vraiment solide pour vous permettre de retrouver des chevaux. On se force vraiment à ce que tout soit top à la maison et qu'il n'y ait aucun trou dans le travail. Evidemment, la plupart sont à vendre car il faut faire tourner la boutique et la plupart de nos propriétaires nous les confient pour les vendre. En fait, il n'y a que Uitlanders du Ter (Clinton x Hurlevent) qui est dans mon écurie uniquement pour le sport et avec qui nous allons essayer d'aller le plus haut possible. J'ai eu la possibilité, grâce à Philippe Guerdat, d'être envoyé sur trois concours de niveau cinq étoiles jusqu'à présent. Là, on apprend bien la vie ! Ce sont de gros parcours et l'on se rend compte que ce n'est pas la même approche. Les chevaux n'ont pas l'habitude de sauter aussi haut surtout que je ne saute pas beaucoup à la maison. Du coup, je suis redescendu un peu de niveau en montant des deux, trois étoiles ainsi que le Grand National qui est un circuit remarquable pour nous. J'ai pu emmener 14 chevaux à Barbaste et j'en emmène 11 au Mans la semaine prochaine. C'est un circuit formidable pour nous permettre de former les chevaux. Le fait d'avoir eu l'occasion de faire quelques gros concours m'a permis de voir un peu plus ce qu'il fallait pour les travailler car il y a l'attitude de les mettre et là, ils sont vraiment performants tous les week-ends. C'est sûr qu'on a toujours cette envie d'aller faire du haut niveau. Ce n'est pas du tout le même circuit que les nationaux, ni même que les CSI près de chez nous. On apprend beaucoup mais surtout on voit la direction à prendre dans le travail de nos chevaux notamment. Ca, ça aide vraiment pour former les nouveaux chevaux qui arrivent. Philippe Guerdat était à Royan en début d'année. Je me suis dit que là, il allait falloir tout donner et les deux chevaux étaient super ! A la suite de cela, il m'a proposé d'aller à Drammen puis tout s'est enchainé avec Saint Gall et Hickstead. Sans pour autant mettre les chevaux dans le rouge car je veille vraiment à cela. Il faut que les chevaux soient au top de leur forme mais sans trop tirer dessus non plus. J'ai vraiment vécu cela comme une récompense qui me motive encore plus lorsque je me lève chaque matin. Notre piquet est avant tout composé de chevaux qui nous ont rejoints en cours de route. A la base, notre écurie est avant tout à vocation commerciale. Performer à Equita'Lyon, c'est véritablement la vitrine de notre travail. J'habite juste à côté. On avait eu la gentillesse de me proposer de participer au cinq étoiles … mais comme le Grand National était en jeu puisque notre équipe était en tête, le cheval était en tête … puis il n'a que neuf ans alors j'ai préféré faire le Grand National à fond d'autant que faire le cinq étoiles ne m'offrait la possibilité que d'emmener un cheval. Comme ceci, j'ai eu la possibilité de mettre deux autres chevaux dans le deux étoiles et finalement cela a été un choix payant puisque je me suis classé dans quasiment toutes les épreuves. Je ne regrette donc pas mon choix. Malheureusement, dans le Grand National, j'ai tellement voulu gagner que j'ai presque trop assuré et j'ai fait une faute au barrage. C'est la loi du sport mais du coup, j'avais vraiment envie de me rattraper dans le Grand Prix du deux étoiles où il y avait un beau plateau. Je suis content car le cheval a bien sauté au premier tour. Nous étions déjà au barrage le premier jour mais je n'avais pas voulu l'allumer en prévision du Grand Prix mais là, je me suis dit qu'il fallait tout donner. Il a répondu à 200% et quand ils nous donnent tout comme cela, cela rend la victoire encore plus belle. C'est d'autant plus particulier que tous les gens que l'on côtoie au quotidien sont là. Il y a tellement de monde, c'est vraiment une vitrine. Cela fait une dizaine d'années que je viens ici. J'ai commencé en participant aux épreuves amateurs ici puis au fur et à mesure aux épreuves pro et depuis 4-5 ans, j'ai la chance de faire le deux étoiles. On avance progressivement. Mon objectif, c'est désormais de préparer beaucoup de chevaux car si on veut arriver tout en haut, il n'y a pas le choix, cela passe par là. J'aimerais faire les choses comme il faut et dans l'ordre. »