“Lors de ses premiers sauts en liberté, Coolio était déjà au-dessus du lot”, Clément Dagobert
Souvent dans l’ombre de leurs successeurs, les formateurs de jeunes chevaux sont pourtant les premiers artisans de la réussite des cracks de demain. En 2016, puis en 2017, à trois et quatre ans, Coolio 42, brillant partenaire de Marcus Ehning, a appris les bases de son avenir de cheval de sport grâce à Clément Dagobert. Originaire de Boulogne-Billancourt, le jeune quadragénaire, établi outre-Rhin depuis treize ans, évoque le souvenir du fils de Casalito, remarquable et remarqué dès ses débuts, ainsi que son parcours, qui l’a mené de Paris à l’Allemagne, après de nombreuses années riches en enseignements passées en Normandie.
Retenu par Otto Becker dans son quintette pour les championnats du monde d’Aix-la-Chapelle, en qualité de réserviste malgré d’excellents résultats depuis le début de l’année, Coolio 42 est l’actuel meilleur complice de Marcus Ehning. Sous la selle du Centaure, le bai brun impressionne par son aisance et son intelligence, deux qualités repérées dès ses débuts par un certain Clément Dagobert. Installé outre-Rhin depuis 2013 avec sa compagne, Julie Fiatte, amenée à devenir son épouse dans quelques mois, le Français a été le premier maillon de l’éclosion du fils de Casalito, désormais âgé de treize ans. “Je travaillais pour Martina Thomas, qui était alors la propriétaire de Coolio. Elle l’avait acheté poulain, lors d’une vente aux enchères”, débute l’intéressé. “J’ai eu pour mission de débourrer puis former Coolio. Il a suivi un schéma tout à fait classique, en commençant par passer quelques barres en liberté. Déjà, il faisait preuve d’énormément d’aptitudes. Cela aurait été prématuré de dire qu’il deviendrait le cheval qu’il est aujourd’hui, mais il montrait déjà beaucoup, beaucoup de qualité. Coolio était plaisant et facile ; il était doté d’un bon caractère.”

Marcus Ehning et Coolio 42 forment l'un des couples les plus en forme du moment. © Dirk Caremans / Hippo Foto
Une progression linéaire et sans surprise vers les sommets
Pour le petit-fils de Quidam de Revel, le débourrage se révèle être une formalité. “Coolio était très gentil et comprenait assez bien ce qu’on lui expliquait”, poursuit celui qui a été son premier cavalier. “Il avait énormément de sang et pouvait se montrer un peu sensible, mais il n’était jamais méchant, ni contre l’homme. Dès qu’il comprenait ce qu’on attendait de lui, c’était acquis.” Et la suite se déroule sur les mêmes bases : Coolio continue de révéler son talent, entre force, respect et intelligence. “Lors de leurs premiers sauts, souvent, les chevaux se trompent, tâtonnent avec les distances. Coolio n’a jamais fait un mauvais saut. Il s’est toujours sorti de toutes les situations, peu importe ce qui arrivait devant lui. En liberté, il n’était déjà pas comme les autres. À l’époque, j’avais d’ailleurs dit qu’il avait tout pour devenir un cheval de Grand Prix tant il était capable de sauter haut dans une combinaison. La façon dont il utilisait son corps pour la franchir sans toucher les barres était unique. Nous avions un groupe de cinq chevaux du même âge à cette période et Coolio était le seul à être capable de sortir de la combinaison comme il le faisait. Il était déjà au-dessus du lot”, se souvient avec joie le quadra.
Précoce et sérieux, Coolio débute alors les concours à quatre ans, en 2017, ce qui n’est pas forcément la norme en Allemagne, les cavaliers accordant sans doute plus d’importance à l’avancée du dressage de leurs partenaires avant de les confronter à l’ambiance d’une compétition. “En Allemagne, la mentalité est un peu différente de celle qui est légion en France. Il faut que les jeunes chevaux soient très à l’aise avant d’envisager de les emmener en concours”, confirme Clément Dagobert. “Mais avec Coolio, tout a tout de suite fonctionné et nous avons senti que cela ne serait pas trop pour lui. Il était évidemment encore très bébé, mais s’est toujours très bien comporté.”
Après huit sorties officielles sous la selle du Français, le bai brun passe aux rênes de Wolfgang Stumpf, avec qui il décroche sa toute première victoire, et d’Alexander Müller, avant de rejoindre Marcel Marshall en 2019. Ce dernier permet à Coolio de tutoyer les sommets à partir de 2022, avant de le laisser filer chez Marcus Ehning un an plus tard. “Savoir que des chevaux que l’on a connus, appréciés, ont appris quelque chose avec nous est toujours agréable. Cela fait des années que je suis Coolio. À l’époque où il était monté par Marcel Marshall, je l’avais revu en concours, lors d’un CSI à Kreuth. Les boxes occupés par nos chevaux étaient juste à côté du sien ! J’ai ensuite été évidemment ravi d’apprendre ensuite son transfert chez Marcus Ehning. Avec un cavalier comme lui, on sait que les chevaux ont toutes les chances d’atteindre le plus haut niveau. Coolio a toujours sauté de manière similaire, avec à la fois de l’aisance, de la force et la souplesse dans le dos qui le caractérisent bien”, savoure Clément Dagobert.

L'été dernier, Clément Dagobert a pu suivre son ancien protégé par écran interposé lors des Européens de La Corogne. © Dirk Caremans / Hippo Foto
Casalito, une origine séduisante
Après le départ de la pépite de l’élevage de Martina Wirtz, le Parisien et sa compagne, marqué de façon indélébile par son passage entre leurs mains, ont épluché les petites annonces à la recherche d’une autre perle signée Casalito. “J’avais Coolio dans la tête”, glisse le cavalier, qui flashe alors sur Chillie Boy. Sécurisé par une propriétaire fidèle, sous le préfixe Horse Gym’s, le bai continue aujourd’hui de faire le bonheur de Julie Fiatte et évolue jusqu’à 1,45m sur le circuit national.
Et d’aller plus loin : “Il y a peu de Casalito en nombre, mais ceux qui font du concours ont tous de la qualité. J’ai d’ailleurs débuté une autre de ses filles, Classina (mère par Clarimo), qui a tout de suite montré son talent et que nous aimions beaucoup. Nous ne sommes pas parvenus à la conserver et elle évolue désormais jusqu’à 1,50m sous la selle d’un cavalier néerlandais (Nick Nanning, qui a intégré les rangs de la Young Riders Academy en début d’année, ndlr). Nous avons essayé et vu de nombreux produits de Casalito. Si les tailles sont assez hétéroclytes, tous ont en commun le fait de montrer de la qualité, du respect, d’avoir envie de bien faire et d’être sympas.” Longtemps stationné en Sicile, Casalito, qui peut aussi revendiquer la paternité du tout bon Chicarito 111 d’Adrian Schmidt, est arrivé en France cette année, au haras de Tamerville, par l’intermédiaire d’Artic Partners Stallions. “Je pense que Casalito peut être un atout intéressant pour la génétique française”, poursuit Clément Dagobert. “Coolio est par exemple un petit-fils de Quidam de Revel. Je pense qu’il est préférable de lui adresser des juments un peu rigides, afin de ne pas obtenir des lignes du dessus excessivement souples. Dès lors que les produits de Casalito ont une bonne ligne du dessus, c’est parfait !”
Julie Fiatte et Clément Dagobert ont eu la chance de croiser plusieurs très bons produits de Casalito. © Mélina Massias
“Clément est quelqu’un d’exceptionnel”, Alain Béhague
Si Coolio 42 est assurément le meilleur cheval à être passé sous la selle de Clément Dagobert, le Français en a vu défiler d’autres, à l’image d’un certain Rubens LS La Silla, qu’il a initié à la compétition en Normandie, en 2010. Quelques années plus tard, le puissant étalon s’est illustré au plus haut niveau sous bannière irlandaise, remportant un Grand Prix 5* à Tryon avec Conor Swail en 2018 ou encore le Derby de La Baule en 2022 avec Denis Lynch. “J’ai monté Rubens lorsque je travaillais chez Christian Hermon. C’était un super cheval, très talentueux. C’est le premier cheval d’un tel calibre que j’ai pu monter en compétition, même si le but était de le commercialiser. Il était aussi très gentil et je me rappelle encore aujourd’hui de sa robe alezane qui brillait tous les jours, même lorsqu’il était sale !”, sourit, seize ans après, le Parisien. Certainement moins connue que Coolio ou Rubens LS La Silla, Ohlala 13 (Cracker Jack D 2 x Balou du Rouet), qui s’est classée à 1,55m avec Alexander Müller et accompagne désormais la progression d’une cavalière Junior, a aussi beaucoup marqué le cavalier. “Ohlala était dans mon piquet la même année que Coolio. Elle avait un an de plus que lui et était aussi assez exceptionnelle. Je l’aimais vraiment beaucoup. Elle était plutôt compliquée, mais très attachante. Une fois qu’elle acceptait de faire les choses, elle les faisait mieux que les autres”, se souvient Clément Dagobert.
Au départ du CSIO Jeunes de Compiègne en avril, Ohlala 13, ici sous la selle de Lydia Beutel, a été formée par Clément Dagobert. © Sportfot
Au fil des années, et fort de bases solides, le Français est parvenu à faire de son rêve une réalité. Si l’aventure n’a pas été un long fleuve tranquille, la réussite du Parisien ne surprend pas celles et ceux qui le connaissent de longue date, à commencer par son ami Alain Behague, premier à louer ses qualités et son talent. “Clément est quelqu’un d’exceptionnel. Il est extrêmement doué pour dresser les chevaux et monte vraiment très bien. Son équitation est très fine, très positive. Je l’estime beaucoup. Nous nous sommes rencontrés lorsque nous montions chez Franck Schillewaert et sommes restés très proches depuis”, témoigne le Manchois d’adoption, formateur réputé, qui valorise notamment plusieurs produits pour l’affixe du Mesnildot.
Avant de briller sur quelques unes des plus belles pistes du monde, Rubens LS La Silla a découvert la compétition aux rênes du jeune quadra installé en Allemagne. © Sportfot
“En venant de Paris, on ne connaît rien aux chevaux”, Clément Dagobert
Né à Boulogne-Billancourt, Clément Dagobert avait pour seul lien avec les chevaux son oncle, Laurent Carof, éleveur et instructeur installé en Normandie. Avant même de le rencontrer, ou ne serait-ce que de côtoyer des équidés, le jeune garçon n’avait pourtant qu’une idée en tête : être auprès des chevaux. Dès lors, il passe ses vacances à Trévières, dans le Calvados, où son oncle lui enseigne les joies de l’élevage et de l’équitation, ses parents n’ayant pas les moyens de financer des cours de manière régulière en région parisienne. “Mon oncle possédait aussi un centre équestre. Il m’a appris toutes les bases, à commencer par savoir ce qu’était un cheval. Il m’a fait participer à mes premières compétitions et m’a aussi enseigné beaucoup de choses en matière d’élevage. En venant de Paris, on ne connaît rien aux chevaux”, concède-t-il. À chaque séjour supplémentaire en Normandie, Clément Dagobert est un peu plus conforté dans son idée et sa farouche volonté d’être entouré de chevaux. Très tôt, il réalise vouloir en faire son métier. Dans ce but, il quitte le circuit scolaire classique pour suivre un BEP agricole au haras des Forêts, où Fabrice Paris nourrit sa soif de savoir et de connaissances durant deux ans. “Fabrice me laissait faire beaucoup de choses et m’a permis de monter énormément de chevaux, même si je n’ai pas fait de concours lorsque j’étais chez lui. En revanche, nous faisions sauter tous les chevaux et cela m’a encore plus conforté dans mon choix de suivre cette voie et de devenir cavalier de jeunes chevaux”, déroule-t-il. Son bac professionnel - passé chez son oncle - en poche, Clément Dagobert garnit son CV de belles expériences, chez Franck Schillewaert, qui était “le meilleur formateur de jeunes chevaux de l’époque”, Christian Hermon, mais aussi au haras d’Austral, pour ne citer que celles-ci.

Clément Dagobert s'est forgé une belle expérience dans plusieurs grandes maisons normandes avant de poser ses valises en Allemagne. © Collection privée
Puis, en 2013, le Français décide de faire le grand saut en partant vivre en Allemagne, où sa conjointe a trouvé un poste depuis quelques mois. “Je n’étais pas très épanoui dans l’écurie où je travaillais en France. Il y avait une place disponible dans la structure où évoluait ma compagne, et je souhaitais la rejoindre. Très vite, j’ai trouvé que le système allemand me convenait bien. Je me sentais à l’aise”, avoue-t-il. “En Allemagne, nous allons en concours presque chaque semaine, même avec les jeunes chevaux. Il y a moins cette pression liée au sans-faute que l’on peut avoir an France avec les Cycles classiques. Ici, les chevaux ont le droit à l’erreur ; s’ils font une faute sur un parcours, ce n’est pas la fin du monde. La qualification pour le Bundeschampionate se joue sur des épreuves définies en amont et non pas sur toute l’année. Globalement, les infrastructures sont plus petites ici et il y a moins d’espace sur les pistes. Les parcours proposés sont souvent plus courts, beaucoup plus techniques et les obstacles arrivent plus vite. Les épreuves sont pensées pour que les chevaux puissent sauter deux fois dans la même journée : les Springpferde A puis les Springpferde L, avec une hauteur et une difficulté différentes. Je trouve ce fonctionnement intéressant, dans la mesure où le premier tour permet aux chevaux de prendre leurs marques sans se faire peur, et le second de monter un peu les barres. Cela permet aussi de les avoir plus relâchés et concentrés pour leur deuxième épreuve. En termes d’organisation, c’est aussi appréciable : les chevaux ne sautent qu’un jour et cela nous permet de nous concentrer sur un petit groupe et d’alterner le lendemain avec d’autres montures. En Allemagne, nous avons aussi senti qu’on nous laissait une chance, là où nous ne pouvions absolument pas accéder à des chevaux d’âge en France. On ne nous laissait jamais la possibilité, ne serait-ce que d’essayer, de monter ces chevaux-là. Ici, nous avons très vite pu évoluer à 1,30, 1,35, 1,40m et plus ! Tout cela fait que l’expérience était très agréable pour nous.” 
Très bon formateur de jeunes chevaux, le Parisien a aussi eu l'occasion de prendre part à des épreuves plus importantes outre-Rhin. © Collection privée / DR
Des espoirs pour demain
Installés à Gut-Weihersmühle, à l’ouest de Nuremberg, Julie Fiatte et Clément Dagobert œuvrent à leur compte depuis quatre ans. “Notre intégration a demandé du temps. Julie et moi sommes des gens assez discrets. Nous travaillons beaucoup et essayons de satisfaire nos clients au maximum. C’est encore dur aujourd’hui, mais ce milieu est de toute façon très compliqué”, révèle le Français. “Nous travaillons tous les jours et faisons de notre mieux, avec nos moyens. Nous n’avons pas de sponsor, pas d’employé, mais nous pouvons heureusement compter sur de bonnes connaissances, qui nous aident lorsque nous en avons besoin. Nous voulons juste nous en sortir et vivre notre passion, qui est aussi notre métier, à fond ! Avant d’arriver sur la structure où nous sommes maintenant, nous avons vécu deux années très compliquées, au cours desquelles nous avons heureusement reçu beaucoup de soutien.” 
Depuis quatre ans, Julie Fiatte et Clément Dagobert sont installés à leur compte, à Gut-Weihersmühle. © Collection privée
Aujourd’hui, le couple veille sur quinze à vingt chevaux de propriétaires, hébergés dans des boxes loués en fonction des effectifs. “Tous ces chevaux sont au travail chez nous. Auparavant, nous faisions pas mal de débourrages, mais nous réduisons de plus en plus cette activité afin de nous concentrer davantage sur le sport. Les débourrages prennent beaucoup de temps et peuvent être douloureux pour nous ! Notre périmètre de travail va donc de montures de quatre ans à celles prêtes à sauter des Grands Prix à 1,45m, même si notre clientèle principale se concentre sur des chevaux de commerce entre cinq et sept ans”, complète Clément Dagobert. “En parallèle, Julie est dentiste équin. Elle m’épaule donc toute la semaine, et pratique son activité de dentiste un à deux jours par semaine dans les régions voisines.”
Disposant d’un groupe de jeunes chevaux plein de promesses, Julie Fiatte et Clément Dagobert peuvent imaginer vivre de belles émotions dans les années à venir. “Je dois avouer que nous avons un très, très bon cheval de quatre ans dans nos écuries cette année. C’est un fils de Diaron, dont nous n’avons entendu que du bien. Il est très grand, encore très, très bébé, mais on ressent d’emblée son intelligence. Il est capable de se sortir de toute situation et n’aborde jamais un obstacle sur une mauvaise foulée. Il a une bonne bascule, énormément d’équilibre et est très énergique, surtout compte tenu de sa taille”, confie le jeune quadragénaire. “Nous avons aussi un très, très bon fils de Baloutaire PS de cinq ans. D’une certaine manière, il me fait penser à Ohlala, car, comme elle, il est plutôt compliqué. Mais lorsqu’il accepte de faire les choses, il les fait très bien également. Nous pouvons aussi compter sur un tout bon fils de Zinedine avec une mère par Chacco-Blue âgé de six ans. Il n’est pas tout simple et a besoin de beaucoup de routine, de répéter, ce qui correspond plutôt bien au système allemand. En France, je pense que cela serait plus compliqué pour lui.”
Clément Dagobert se réjouit de pouvoir compter sur plusieurs jeunes montures pleines de promesses dans ses écuries. © Collection privée / DR
“Nous voulons juste être de bons formateurs de jeunes chevaux”, Clément Dagobert
Ces jeunes pépites atteindront peut-être un jour les sommets du saut d’obstacles, comme l’a fait Coolio 42 avant eux. D’ici là, Julie Fiatte et Clément Dagobert, épanouis dans leur mission, souhaitent des choses simples : continuer à exercer leur métier avec passion, bienveillance et succès, tout en développant encore leur bulle de bonheur. “Disputer de belles épreuves est toujours agréable, et nous en profitons à deux cents pour cent lorsque nous en avons l’occasion, mais nous voulons juste être de bons formateurs de jeunes chevaux”, discerne le Parisien d’origine. “Nous sommes très réalistes : atteindre le haut niveau, et même le niveau au-dessus de celui qui est le nôtre actuellement, demande énormément de moyens, ne serait-ce qu’en termes de personnel. Pour nous, s’absenter des écuries pendant quatre jours est déjà très compliqué et demande toute une organisation, que nous n’avons pas encore. Peut-être que cela viendra un jour ; on espère avoir cette liberté là un jour, mais nous n’y sommes pas encore. J’adore regarder et suivre le haut niveau, mais cela implique un style de vie très particulier. Je ne suis pas sûr que cela me conviendrait. Les cavaliers d’élite sont loin de chez eux chaque semaine, ils voyagent aux quatre coins du monde et vivent entre un avion, une piste de détente et une remise des prix. Il faut le vouloir. J’aime être chez moi, dans ma carrière, et faire travailler mes chevaux, dont je prends plaisir à observer l’évolution au quotidien. C’est très gratifiant et nous trouvons beaucoup de bonheur à voir les chevaux que nous vendons former de jolis couples avec leurs nouveaux propriétaires, peu importe leur niveau.”

Discret, Clément Dagobert est un formateur reconnu par ses pairs. © Collection privée
Photo à la Une : Si Coolio 42 excelle aujourd'hui au plus haut niveau sous la selle de Marcus Ehning, c'est en partie grâce au travail du Français Clément Dagobert, qui l'a débourré puis initié à la compétition à quatre ans. © Dirk Caremans / Hippo Foto






