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16/04/2018

WC Final Paris Bercy
Beezie Madden d'un bout à l'autre  !

Après un public déjà très nombreux pour le dressage hier, c'était un stade de Bercy quasiment comble pour couronner le travail des organisateurs pour cette finale !

Dans cette finale de nombreux cavaliers repartiront sans autre motif que le plaisir de monter dans cette salle unique et une fois n'est pas coutume, on ne vivre pas de forfait en cascade : tout le monde veut monter et ceux qui veulent voir du sport vont être servi ! La tradition a encore de l'avenir.

Parmi les couples peu connu du grand public, on retiendra l'estonien Urmas Raag entrainé par Bert Prouvé et son incroyable Ibelle van de groote Haart (Verdi) qui bouclera cette finale à la 15 ème place avec juste deux points de dépassement de temps dans cette ultime épreuve.
Incroyable remontée de Steve Guerdat qui bondit de la 19 ème position à la 10 ème position avec un fantastique double sans-faute de Bianca (Balou du Rouet) qui semblait bien plus complice avec son cavalier que les premiers jours.

Une remontée presqu'aussi spectaculaire pour Daniel Deusser sur Cornet d'Amour (Cornet Obolensky) avec malheureusement un petit point de temps dépassé en seconde manche qui les prive de ce double sans-faute en finale là où bien d'autres connaitrons de déceptions.

Dans ce rayon, on débutera par Alison Firestone Robitaille avec son incroyable Ace (Berlin) qui sortira du premier tour avec un point de temps dépassé avant d'ajouter neuf points à leur compteur en seconde manche.
On y rangera aussi Roger-Yves Bost qui d'abord aura signé un sans-faute somptueux en première manche soutenu par tout un public. Mais Sangria du Coty (Quaprice Bois Margot) n'aura pas pu résister lors du second tour et aura dû concéder neuf points, dommage.
Une faute dans la manche d'ouverture de la finale, voici tout ce que Marcus Ehning et son étalon Cornado Nrw (Cornet Obolensky) auront concédé aujourd'hui !
Sifflé par une minorité du public lors de son entrée en piste au premier tour, Carlos Lopez est revenu avec d'autres guêtres postérieures et une Admara (Padinus) beaucoup moins spectaculaire. Du coup, il écopera d'une faute de postérieur et un point de temps dépassé en première manche avant de s'appliquer pour terminer sur une note positive avec deux points de temps dépassés en seconde.
Devant, on est concentré. Il y a un podium qui se joue. Après un sans-faute en première manche, l'espagnol Eduardo Alvarez Aznar était bien parti pour créer une belle surprise mais Rockfeller de Pléville (L'arc de Triomphe) concèdera une faute sur le milieu du triple en seconde manche.

Devant, on est concentré. Il y a un podium qui se joue. Après un sans-faute en première manche, l'espagnol Eduardo Alvarez Aznar était bien parti pour créer une belle surprise mais Rockfeller de Pléville (L'arc de Triomphe) concèdera une faute sur le milieu du triple en seconde manche.

Olivier Philippaerts savait qu'il devait aligner les zéros pour espérer monter sur le podium mais sans démériter, le belge alignera les 4 points avec H&M Legend of Love (Landzauber). On en oublierait néanmoins que, malgré leur expérience, les deux jeunes belges ne disputaient ici que leur première finale de coupe du monde !
Il ne sera pas le seul car c'est aussi ce que fera le vainqueur de l'édition 2017, McLain Ward sur HH Azur du Garden (Thunder vd Zuuthoeve) qui ont bien failli doubler la mise sur l'ultime obstacle de cette finale !
Après une première manche sans pénalité, Pieter Devos a toutes les cartes en main pour jouer les trouble-fête sur le podium mais lors de cette seconde manche, la pression est intense et le couple ne peut éviter une faute sur le dernier élément du triple avant de doubler la mise sur l'avant dernier obstacle du parcours pour redescendre vers la 9 ème place du classement final.
Devant le trio de tête ne s'est jamais senti aussi seul ! L'américain Devin Ryan véritable surprise de cette édition parisienne possède désormais pas moins de 10 points d'avance sur son premier poursuivant mais Eddie Blue (Qamikase des Forêts) ne compte pas en rester là et boucle un magnifique parcours sans aucune pénalité ! Cette fois, ça y est, il y a bel et bien un second double sans-faute dans cette finale après celui de Steve Guerdat !
Le suédois Henrik von Eckermann n'a aucune latitude : il doit être sans-faute pour mettre la pression sur Beezie Madden. Mary Lou (Montendro) est en grande forme mais le suédois veut protéger sa crack alors qu'il se trouve un peu proche du numéro 2 et ne peut éviter une faute de postérieur.
Beezie Madden a désormais une voie royale, elle peut non seulement prendre son temps mais en plus se permettre le luxe de faire une barre. Breitling La Silla (Quintero) n'a effectué qu'une seule touchette mais c'était lors de la première manche et le public retient un grand gris lorsque la barre de l'élément central du triple s'effondre : aucune autre erreur ne peut être commise… mais plus aucune erreur ne surviendra ! Après avoir remporté la première épreuve puis la seconde épreuve, Beezie Madden retourne avec le titre de cette finale de coupe du monde 5 ans après son premier triomphe entrant dans le cercle fermé des doubles vainqueurs !
« C'est évidemment une immense joie ce soir. Lorsque la barre est tombée, j'étais nerveuse évidemment mais mon cheval sautait bien et tout s'est bien fini. Je suis vraiment heureuse car quand nous avons décidé d'acheter Breitling à 7 ans, nous avions évidemment beaucoup d'espoir en lui mais finalement, les choses ont été beaucoup plus lentes que prévu. Il lui a fallu plus de temps que nous le pensions pour qu'il soit prêt. Aujourd'hui, il est vraiment mature et il nous a montré que nous avons eu raison de croire en lui. Je suis d'autant plus heureuse qu'aujourd'hui, sa propriétaire Abigail Wexner était parmi nous et a pu vivre ce magnifique moment. Je pense qu'il a montré qu'il était prêt pour prendre la relève de Simon et Cortes… plus vite que je ne le pensais.
Pour moi, la coupe du monde est l'une des plus belles compétitions qui existe. C'est un véritable objectif dans l'année et il faut conserver cela. C'est son premier championnat ici, c'est de bon augure pour la suite. C'est vrai que j'ai souvent la chance d'avoir des chevaux avec de bons caractères mais je pense que le caractère fait partie des qualités d'un cheval et cela fait partie en tout cas de mes critères lorsque je choisis un cheval, sans doute parce que je vieillis ! » s'amusera l'américaine.
Pour son premier championnat Devin Ryan aura surpris tout le monde en obtenant la seconde place à deux points de la gagnante avec son incroyable et prometteur 9 ans Eddy Blue. Pourtant si l'américain disputait ici son premier championnat se situait avant cette semaine à la 68 ème position du ranking mondial, il traine derrière lui six mois de suspension par sa fédération nationale en 2016. « C'est arrivé mais je pense qu'il faut continuer à aller de l'avant sans revenir sans cesse sur le passé. Pour moi, c'est mon premier grand championnat ici, c'était un rêve pour moi de représenter mon pays dans une telle compétition alors terminer second derrière une légende comme Beezie Madden, c'est juste formidable. Mn cheval a déjà été champion des USA à 5 ans et à 6 ans, dans son année de 7 ans, il a gagné son premier Grand Prix et compte désormais 5 victoires de ce niveau à son actif. Je vais prendre quelques jours pour savourer cette seconde place. Mon objectif l'an dernier était de me qualifier pour cette finale, cette année, mon objectif était d'être dans le top 10 de cette finale … alors nous verrons la suite. » glissera la surprise du week-end.
Pour Henrik von Eckermann, la boucle n'est pas encore bouclée. « C'est vrai que lorsque j'étais jeune, je jouais plutôt au hockey sur gazon puis, quand j'avais 14 ans, ma mère m'a emmené à Goteborg voir la finale de la coupe du monde. J'ai vraiment adoré et c'est là que j'ai décidé de me mettre à l'équitation alors que Ludger Beerbaum venait de remporter cette finale lui qui est devenu mon mentor un peu plus tard mais la différence, c'est que moi, je ne l'ai toujours pas gagnée, je suis encore troisième comme l'an dernier… sauf que l'an dernier, trois mois avant cette finale, Mary Lou sautait encore des épreuves nationales en Allemagne. Ici, je m'en veux d'autant plus que cette faute est vraiment ma faute. Je sais que Mary Lou est une crack et je devais simplement lui faire plus confiance ! Alors c'est certain que si Beezie n'avait pas fait de faute, cela aurait été plus facile pour moi d'accepter cela mais c'est ainsi. Je suis énervé sur moi-même ! » expliquera le suédois qui pourrait boucler la boucle l'année prohaine puisque la finale de coupe du monde retournera dans la capitale suédoise pour la … 23 ème fois !


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